Priorité aux logiciels, centralisation de la gestion et protection renforcée des données. C’est l’.

Fusionner les fonctions centrales de calcul, de stockage et de mise en réseau dans une seule et même solution logicielle ou matérielle. Telle est la définition d’IDC de l’hyperconvergence. L’hyperconvergence symbolise le concept (Software-defined Data Center); logicielle par nature, elle apporte la flexibilité et l’agilité que les entreprises attendent aujourd’hui de leurs systèmes.

L’hyperconvergence transpose dans les entreprises un modèle économique de type cloud assurant un amortissement plus rapide des coûts du data center et un coût total de possession inférieur à l’échelle de la solution. Selon HPE, l’hyperconvergence offre les avantages économiques du cloud tout en assurant les performances, la haute disponibilité et la fiabilité désormais exigées. Sans compter la souplesse requise pour faire face aux besoins métiers présents et à venir sans avoir à effectuer un remplacement complet des composants d’infrastructure. Mieux : alors que les fournisseurs ajoutent de nouvelles fonctionnalités dans les versions logicielles mises à jour, les clients bénéficient immédiatement de ces fonctionnalités, sans avoir à remplacer le matériel.

Montage façon Lego

Si , , Cisco et Fujitsu alignent aujourd’hui leurs premiers systèmes hyperconvergés, Nutanix, et SimpliVity ont été les premiers. Point commun : ce sont des systèmes abordables, plus simples à démarrer et à faire évoluer. C’est l’avènement du «prêt-à-porter» : plate-formes à base de serveurs Intel x86 standard et SDDC. Ce sont également des solutions qui peuvent être denses et très flexibles, permettant de loger jusqu’à quatre serveurs avec leurs disques dans un encombrement de 2U.

A la clé, de solides atouts. D’abord, un gain d’espace de 75% par rapport à des serveurs au format rack traditionnel. Ensuite, un délai inférieur à 30 minutes de la mise sous tension jusqu’à l’approvisionnement de la première VM. Enfin, selon plusieurs benchmarks, un retour sur investissement deux fois plus rapide que celui des solutions classiques. Economies, encore et toujours, du fait que tous les composants, qu’ils soient de calcul, de stockage, de sauvegarde sur disque, de passerelle cloud, sont réunis dans un pool de ressources partagées avec un hyperviseur. Cette conception simple et efficace permet de gérer les ressources agrégées de plusieurs nœuds sous la forme d’un système fédéré unique.

En finale, dans l’entreprise, c’est plus d’agilité. Ainsi, le fait de pouvoir déplacer les charges de travail selon les besoins. Dans un contexte hyperconvergé, toutes les ressources de tous les data centers physiques résident sous un seul domaine d’administration. La migration de la charge de travail dans de tels environnements se fait sans problème, notamment avec la déduplication. Les données réduites sont bien plus faciles à manipuler que les données étendues, ce qui permet de travailler plus vite.

L’évolutivité granulaire est l’une des caractéristiques de cette infrastructure. Contrairement aux produits système intégrés, qui nécessitent souvent de gros investissements, les solutions hyperconvergées autorisent une approche bien plus progressive. Un montage façon Lego.

Une des vertus de l’hyperconvergence est la simplification des opérations sur sites distants. Répartis sur les sites des filiales ou des agences commerciales, les appliances peuvent servir d’extensions des ressources centrales. Opérées à distance, elles assurent la collecte d’informations à l’échelon local, pouvant le cas échéant stocker des données dupliquées dans le data center principal. Cette solution permet de mettre en place simplement un plan de reprise d’activité ou, plus modestement, un backup distant. C’est la solution prônée entre autre par et son Omnicube ou Dell et son VRTX.

Vers un tout-hyperconvergé ?

A voir les arguments, la généralisation est tentante. Sauf que, rappellent IDC et Gartner, ce sont -par définition- des offres fermées ou, du moins, tellement intégrées qu’il est difficile de déterminer, a priori, le niveau d’interopérabilité avec d’autres solutions d’autres constructeurs, ou avec celles déjà installées.

Deux scénarios se présentent. Soit on s’en remet à un standard de facto, c’est-à-dire un acteur leader -comme IBM, HPE, EMC, ou VMware- déjà présent dans l’environnement existant : on vérifie alors qu’il y a bien compatibilité. Soit on envisage un système «ouvert», ou réputé tel, et donc conforme aux développements Open source. Sur le terrain, ces deux cas de figure peuvent se mêler : un système dit «propriétaire» peut, en partie, s’appuyer sur une pile logicielle Open Source. Pour son cloud privé, Econocom a justement mis en oeuvre , Veeam et OpenStack.

Pour évoluer vers l’hyperconvergence, deux étapes sont à franchir, insiste IDC. La première vise à gérer globalement les services, mais aussi à partager des pools de ressources (processeurs, mémoire, stockage, réseau…). C’est la génération actuelle, soutenue par les développements de pionniers que sont Nutanix, Nimble, SimpliVity, Scale Computing et d’autres.

La phase suivante va consister à optimiser la donnée à la source pour faciliter la convergence, soutenir la flexibilité et la mobilité des VM, avec des performances décuplées. La promesse, concrètement, c’est de pouvoir déployer les VM très facilement, puis de les sauvegarder, les

déplacer, les cloner en un temps record. Une telle architecture s’inscrit dans une nouvelle génération de data centers, où le système doit savoir à tout moment où se trouvent les workloads, sur quelles VM. Et pour monter en charge, il faut avoir prévu des options de «scale-out».

Ainsi, tout est effectivement opéré par logiciel. Toute l’infrastructure IT est fédérée au sein du data-centre ou de la salle informatique principale. Sauvegarde, clonage et déploiement sont réalisés en quelques clics, avec une prise en main rapide et efficace. Le rêve !

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Hyperconvergence, «prêt-à-porter» de l'IT
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