, les défis sont à venir

par | Déc 5, 2018 | Business | 0 commentaires

Plus de 133.000% de croissance en dix ans, Newpharma se porte bien ! Des résultats qui, toutefois, ne doivent pas cacher les défis à venir. A quand les médicaments sur prescription ?

1,6 million de patients et plus de 35.000 références : Newpharma s’attend pour 2018 à flirter avec les 40% de hausse du chiffre d’affaires – une croissance annuelle bien plus élevée que celle du secteur de l’e-commerce pour ainsi transformer les 60.000 EUR de 2008 en plus de 80 millions dix ans plus tard. «Surtout… surtout ne pas se reposer sur nos lauriers», insiste Jérôme Gobbesso, CEO, co-founder, Newpharma. Après cinq déménagements consécutifs destinés à parer à l’agrandissement ininterrompu depuis sa création, la plateforme belge envisage sérieusement la construction d’un nouveau bâtiment de 20.000m². Et de lancer un plan ambitieux de recrutement en termes de personnel logistique, service au patient et pharmacie va être mis en place; entre 50 et 100 personnes seront engagées chaque année d’ici à l’horizon 2020.

68% de femmes…

Créée en 2008, Newpharma est la première pharmacie en ligne belge et l’émanation online d’une véritable officine physique. Pharmacie en ligne à dimension européenne, Newpharma propose une livraison dans 12 pays depuis son site d’origine www.newpharma.be, et dispose en outre de quatre autres sites web locaux pour la France, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche. Point fort, sa logistique avec la capacité de livrer ses clients belges en 24 heures pour la majorité des commandes passées avant midi. En 2015, Newpharma faisait l’acquisition des sites Paraseller et Parafemina, renforçant sa position sur le marché hexagonal, poursuivant la démarche entamée en 2014 avec le rachat du site MonGuideSanté, A la fin de l’année 2017, Newpharma a accueilli Korys et Colruyt Group dans son actionnariat.

La clientèle ? 68% de femmes, la majorité (69%) âgée entre 26 et 55 ans. Ce qui s’explique si l’on considère d’une part que ces ‘cyber-mamans’ sont souvent celles qui se chargent de la pharmacie familiale et, d’autre part, que de nombreux cosmétiques sont disponibles dans les gammes proposées. Cette conclusion se voit d’ailleurs confirmée lorsqu’on regarde au top 3 des catégories de produits les plus vendus : si les médicaments sans prescription prennent la dernière marche du podium (12%), les produits de beauté (19%) et articles pour grossesse/bébé/enfants (13%) sont les types de références les plus plébiscités…

A quand les médicaments sur prescription ?

«2018 aura été une année-phare où notre plateforme s’est vue attribuée non seulement l’Award du meilleur site e-commerce, mais aussi celui de scale-up de l’année, enchaîne Jérôme Gobbesso. Cerise sur le gâteau, nous venons d’ajouter la Suisse aux douze pays dans lesquels notre plateforme est déjà active» Une course à l’expansion ? Pas vraiment. Newpharma ne vise pas à doubler sa présence géographique, mais plutpôt à renforcer sa position dans des pays forts. «Globalement, nous sommes le 6ème acteur européen. Nos concurrents principaux, à savoir les Pays-Bas et l’Allemagne, peuvent vendre des médicaments sur prescription, pas nous. C’est une forte différence en terme de chiffre d’affaires… La situation va-t-elle changer ? Je ne crois pas que nos autorités vont rouvrir le dossier avant 2020. En revanche, nous devons nous tenir prêts. Notre business, alors, changerait de dimension.»

Le conditionnel s’impose. A entendre Jérôme, le politique ne suit pas, débordé par la vitesse de l’internet. Or, il faut légiférer. Et vite. «Nos voisins hollandais sont aujourd’hui les maîtres du jeu. On se bat sur les marges. Des concurrents vendent à perte…» Qui dit faibles marges dit nécessité de revoir l’organisation, la logistique en particulier, mais aussi les politiques d’achats et de vente. «Une société de 80 millions ne se gère pas comme une start-up de l’e-commerce; il faut mettre en place des processus, se structurer. Et, en même temps, préserver notre agilité, cette agilité qui est au coeur de notre ADN.»

Il s’agit aussi de développer le marché national. En , la pharmacie en ligne ne représente guère plus de 3% du secteur. C’est peu. Fort peu, en particulier face aux 15% enregistrés par les acteurs allemands. «Qu’importe si l’écart s’explique par l’ouverture des marchés, les Allemands ayant démarré en 2000, nous avons encore du travail, beaucoup de travail… Aussi, nous nous tournons déjà vers les dix ans à venir et les moyens à mettre en œuvre pour servir nos patients toujours mieux. Nous nous penchons par exemple sur les problématiques des ‘online doctors’, de la digitalisation des prescriptions -qu’elles traitent de médicaments en vente libre ou sur ordonnance-, des dossiers-patient partagés ou encore de la M-Health afin d’être prêts le moment venu !»

 

 

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