avance ses scénarios pour un dur

par | Mar 5, 2019 | Business | 0 commentaires

IBM se prépare à un accord sans compromis sur le Brexit. S’il se dit prêt, Big Blue craint davantage pour l’évolution des affaires, en particulier pour le secteur financier.

Vers un Brexit dur ? «Nous avons pris la mesure prudente d’élaborer des plans d’urgence pour faire face à un scénario dans lequel il n’y a pas d’accord global, que ce soit lorsque le Royaume Uni quittera l’Union européenne ou à la fin de période de transition», explique IBM dans un communiqué.

L’échéance est connue. Si aucun accord n’est conclu avant le 29 mars, les clients devront être prêts à changer la façon dont ils utilisent les produits IBM; être prêts, surtout, à subir les conséquences quant au mouvement des données. Big Blue n’est pas le seul géant de la technologie à planifier un Brexit sans accord. Récemment, Acer, Dell et Lenovo ont aussi publié des déclarations similaires dans lesquelles ils expliquent comment une non-transaction affecterait leurs règles d’approvisionnement et de données.

Des retards sur la fourniture de produits

D’emblée, on songe aux mouvements de données entre l’Union européenne et le Royaume-Uni; ceux-ci -du jour au lendemain- seraient considérés comme des transferts internationaux et nous obligeraient à utiliser l’un des mécanismes disponibles dans le cadre du pour couvrir les transferts internationaux, explique IBM. Un changement majeur, mais anticipé, Big Blue ayant ajouté des clauses standard européennes dans ses contrats clients voici quelques mois déjà…

Autre conséquence d’un Brexit dur : des retards sur la fourniture de produits. Les expéditions de produits physiques, y compris les composants et le matériel assemblé, pourraient être impactées

par des contrôles d’importation supplémentaires ou en raison de retards à la frontière. «Nous avons mis en place des plans pour tenir compte de ces considérations. Nous ne prévoyons aucune incidence sur les tarifs, en partant du principe que les taux de l’accord sur les technologies de l’information continuent de s’appliquer.»

Perte des «droits de passeport»

Si IBM ne se dit pas inquiet pour ses employés, partant des garanties apportées sur ce point par le gouvernement britannique, il craint davantage pour l’évolution des affaires. Et d’envisager, en particulier, un exil de certaines banques…

Big Blue anticipe des difficultés pour les entreprises de services financiers travaillant depuis le Royaume-Uni pour des clients européens, expliquées par la perte des «droits de passeport» des prestataires concernés, lesquels permettent à des acteurs de la finance situés au Royaume-Uni de vendre leurs services à travers l’UE.

«La fin de la libre circulation des capitaux pourrait avoir une incidence sur IBM en raison de l’augmentation des rapports réglementaires, des frais supplémentaires pour les paiements transfrontaliers et de la volatilité des devises. Nous surveillons ces mouvements de près et avons mis en place des plans complets de manière à minimiser l’impact sur nos clients.»

 

 

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