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Travail hybride, premières fissures

Déc 7, 2021 | Workplace | 0 commentaires

Selon Poly, les frontières du travail hybride commencent à se fissurer. Après l’enthousiasme du début, un goût amer. Mais pas une remise en question

Le télétravail n’a plus la même saveur pour tous. Alors qu’il semblait faire l’unanimité au début, une étude de Poly menée auprès de 7261 salariés dans certains pays européens révèle les dessous du travail hybride. Le plus dénoncé par les sondés ? Des journées aux horaires extensibles. C’est en effet ce que regrettent 58 % des répondants. Pour eux, la déconnexion devient difficile. Elle engendre plus de fatigue et de stress. Les salariés pointent les heures supplémentaires en mettant de côté les moments passés entre collègues.

« La frontière entre le travail sans horaires fixes et le fait de rester connecté en permanence se brouille : plus de la moitié des collaborateurs affirment que l’essor du télétravail les a contraints à rester toujours connectés et disponibles, ce qui les empêche de se détendre ou de déconnecter totalement », résume Poly à l’issue de son étude.

La crainte d’être mis de côté

Bon nombre d’entre eux affirment également ne jamais être allés sur leur lieu de travail. Ce qui, légitimement, les préoccupe. « Sur les 62 % qui indiquent ne jamais être allés dans les locaux de leur nouvel employeur, 72 % se disent angoissés à l’idée de les découvrir. »

Le manque d’interaction fait aussi partie des inquiétudes des salariés. En effet, 52 % des répondants craignent d’être mis de côté par leurs collègues plus présents sur le lieu de travail. Par ailleurs, 47 % des sondés regrettent de ne plus pouvoir recourir aux conseils de leurs collègues plus expérimentés.  

Autre chiffre important : 54 % des interrogés aimeraient partager leur temps à part égale entre télétravail et présentiel. Les raisons évoquées ? L’envie de renouer des liens entre collègues, la participation à des réunions ainsi que l’accès à un matériel informatique plus performant. 

Après l’enthousiasme, des réserves 

Revenir, oui, mais… Pour beaucoup, le retour en présentiel est synonyme de bruit et d’impossibilité de se concentrer. L’enquête souligne que 56 % des répondants craignent que l’environnement bruyant au bureau leur fasse perdre en productivité. De surcroit, 60 % des employés s’inquiètent que le manque de concentration entraîne plus de lassitude au quotidien, voire un désengagement pour leur travail. 

Les conclusions de l’enquête poussent les entreprises à réfléchir à des nouvelles organisations en présentiel. Et donc à redéfinir les locaux dont elles auront besoin à l’avenir. La fin des open space ? Possible, indique Poly sans vraiment expliciter. Il faudra par exemple réfléchir à la possibilité de proposer des espaces de travail silencieux pour les employés qui le désirent. 

Des discussions internes dans chaque entreprise doivent donc prendre place pour un meilleur encadrement des travailleurs hybrides.