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Cloud: Tendances, analyses, customer cases.

Cloud terms : Private cloud, public cloud, hybrid cloud, multi cloud, etc…

Plus de cloud, oui, mais quel modèle ?

Mar 17, 2022 | Cloud | 0 commentaires

Orientation hybride ou multicloud ? Les avis sont partagés, montrent clairement les cabinets de conseil. Y verrons-nous plus clair au cours d’ICT Infra 2022 ?

D’ici à 2025, 51 % des dépenses IT auront basculé vers le cloud public, contre 41 % cette année, prévoit Gartner. De plus, près des deux tiers des dépenses en logiciels applicatifs seront orientés vers les technologies du cloud en 2025, contre 57,7 % en 2022. C’est une tendance qui sera sans doute palpable au cours de l’événement ICT Infra 2022, organisé au Van der Valk Hotel Nivelles-Sud le 19 mai prochain. La Belgique, qui se classe dans le top 10 des pays ayant la plus forte adoption du cloud, pourrait à nouveau montrer l’exemple.

Cette édition d’ICT Infra sera d’autant plus intéressante qu’elle interroge nos entreprises. Si la digitalisation s’est accélérée avec la pandémie, des choix stratégiques restent à faire. Voici deux ans, les dépenses mondiales des entreprises en services d’infrastructure cloud ont dépassé pour la première fois les achats de matériels et de logiciels pour datacenters. Il semble qu’un changement similaire va se produire cette fois-ci à l’échelle de l’ensemble des investissements informatiques des entreprises au cours des trois prochaines années.

Un seul cloud public, Flexera n’y croit pas

Oui au cloud, mais quel cloud ? Ici, les avis divergent. Flexera, par exemple, avance la suprématie du multicloud. Plus question de ne faire appel qu’à un seul fournisseur cloud. Sa dernière étude montre ainsi que la stratégie des entreprises en la matière est clairement orientée vers le multicloud (89 %), loin devant le recours à un seul cloud public (9 %) ou privé (2 %). Les répondants déclarent recourir à la fois à de multiples clouds publics et privés (48 %), de multiples clouds publics, mais un seul cloud privé (31 %), un seul cloud public, mais de multiples clouds privés (12 %) ou un seul cloud privé et public (9 %).

En optant pour une architecture multicloud, les entreprises sont amenées à réorganiser leurs ressources et processus. Ce qui n’est pas sans conséquences. Cela débouche notamment par du silotage des applications entre différents clouds (45 %), de la reprise de données après incidents entre plusieurs clouds (44 %), de l’intégration de données entre clouds (41 %) ou encore de déplacement de workloads entre clouds (36 %). L’utilisation croissante du cloud public fait grimper les dépenses pour les organisations de toutes tailles et sont désormais un poste important dans les budgets informatiques, indique par ailleurs Flexera.

Hybride, l’infrastructure est et restera 

Pour New Relic, qui se base sur une étude d’IDC, la majorité des organisations n’envisage le cloud que comme une composante de son système d’information qui va demeurer encore longtemps hybride…

La stratégie Cloud First ne serait le choix que de 24 % des entreprises privées et 4 % des établissements publics, soit 15 % en tout (17 % d’ici deux ans). Dans 15 % des cas, le cloud public est même totalement proscrit ! Plus significatif encore : 26 % considèrent le cloud comme une option non-privilégiée !

57 % rejettent l’adoption du multicloud (47 % dans le secteur privé, 68 % dans le secteur public), mais 23 % ont déjà mis en oeuvre cette approche (32 % dans le secteur privé, 12 % dans le secteur public).

Des freins, encore et toujours

Bref, des tendances qui s’entrechoquent. Au centre du débat, encore et toujours le cloud public. Gartner le voit dominer à l’horizon 2025, mais pas Flexera ou New Relic. Certes, ses avantages sont connus : modernisation, scalabilité, résilience, etc. Mais une des difficultés liées au cloud, plus particulièrement au cloud public, c’est bien sûr la réglementation sur les données.

En plus du GDPR, ce sont les règles sectorielles particulières. Et la sécurité des données reste le principal frein à l’adoption du cloud, devant la dépendance à un fournisseur, le coût et les difficultés de conformité réglementaire.