L’Industrie 4.0 se fait belle pour attirer

par | Fév 27, 2019 | Business, Data Intelligence | 0 commentaires

Pas question pour la Walonie de manquer le coche de l’Industrie 4.0. Technofutur TIC et TechnoCampus du réseau du Forem font campagne pour attirer.

Technofutur TIC, TechnoCampus et Agoria lancent ce jeudi 28 février 2019 une vaste campagne de communication à travers les réseaux sociaux. Objectif : susciter l’envie de s’engager dans une formation d’avenir dans l’Industrie 4.0.

«1 job disparait dans l’économie classique pour 3,7 qui se créent dans le digital… C’est globalement encourageant, mais alors que la mutation socio-économique est en marche, il y a une pénurie inquiétante de compétences tant pour des métiers traditionnels techniques que pour les métiers d’avenir», observe Yvan Huque, Directeur, Technofutur TIC.

Dès demain, une vague de sensibilisation et d’appel à candidatures va déferler sur les réseaux sociaux de Tournai à Eupen et de Wavre à Virton. Une nécessité. Une urgence, même. «En l’absence de mesures, pas moins de 584.000 postes vacants ne seront pas comblés d’ici 2030 en Belgique, explique Dominique Demonté, Directeur Général, Agoria Wallonie. C’est le secteur de l’ICT qui sera un des plus marqués par l’augmentation du nombre de postes non pourvus. Ceci impactera, par définition, tous les autres métiers et donc l’ensemble de notre économie.»

Donner l’envie d’en savoir plus

Cette action sera suivie d’autres, et toujours en partenariat. Ne nous leurrons pas : la notion d’Industrie 4.0 fait peur, dans le sens où on l’associe à la robtotisation et donc à la perte d’emploi. Au contraire, c’est une fabuleuse opportunité pour tous, jeunes et moins jeunes. Avec ces vidéos, les trois partenaires veulent susciter la curiosité, donner l’envie d’en savoir plus. Le projet s’inscrit dans le temps, nos entreprises -timides- ne communiquant pas sufisamment sur leurs succès…

Qui dit Industrie 4.0 dit nouvelles technologies au sens large. Il est évidemment question d’intelligence artificielle. Un autre sujet à démytifier. Comme toute transformation, et qui plus est profonde, la digitalisation de l’industrie comporte des freins parmi lesquels on retrouve en première position le manque de culture et de formation à l’environnement digital, très net en Wallonie, suivi de près par le développement trop lent des infrastructures technologiques de base et, finalement, le manque de vision et d’engagement du top management. «Des obstacles qui sont à nuancer par les investissements considérables envisagés dans le domaine et par de nombreuses opportunités, insiste Alain Stas, Directeur, TechnoCampus. Au tableau des points positifs, c’est la data et les nouvelles possibilités qu’elle offre qui tirent leur épingle du jeu. Ainsi, les entreprises industrielles voient dans le big data l’opportunité de perfectionner en continu leur portefeuille de produits et de services. Et ce sur tous les pans de l’activité, de l’amélioration de la compréhension du besoin client à l’optimisation du contrôle et de la productivité des opérations et de la qualité des produits et des processus en passant par celle des coûts de transport et de logistique. Bref, il y a énormément à faire… et, surtout, énormément à faire pour tout le monde !»

Pas d’exclusions

Les formations en lien avec les nouvelles technologies proposées par le Forem et son réseau des Centres de compétence ne manquent pas. Plus largement, le Forem dispose d’un vaste catalogue de 275 formations qualifiantes qui mènent à l’emploi. Parmi elles, 131 concernent directement les 88 métiers critiques ou en pénurie. En outre, des opérations « Coup de poing pénuries » visant à former sur-mesure de la main-d’œuvre dans des secteurs où elle est rare sont menées depuis plusieurs mois. Depuis le lancement de la mesure, 27 demandes ont été introduites auprès du Forem.

Concepteur-designer, coach de robot, développeur web, DotNET, mobile et Java, analyste en big data ou encore data scientist, voici quelques formations immédiatement activables au sein des centres de formations carolos. «Travailleur, demandeur d’emploi, homme, femme, jeune, moins jeune, littéraire ou matheux, bardé de diplôme ou autodidacte, peu importe le profil ! Les seules barrières à l’acquisition de ces compétences sont celles de la volonté, de la persévérance et de la curiosité, conclut Yvan Huque. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 74% des demandeurs d’emploi trouvent un job après avoir suivi une formation qualifiante en nos murs.»

 

Pour visionner les clips de sensibilisation, s’informer sur le potentiel de l’industrie 4.0 en Wallonie et/ou s’inscrire à une formation : https://metiers-penurie.technofuturtic.be/

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