Le principe de l’IA hybride est simple : déployer la charge de travail d’IA adéquate au bon endroit !
Offrir une expérience d’IA fluide exige une intelligence à tous les niveaux : les appareils que nous utilisons, l’infrastructure qui alimente les LLM, les logiciels qui les connectent et l’orchestration qui détermine la répartition des charges de travail. Lenovo affine sa vision d’une IA hybride.
« Nous avons pris l’habitude de considérer l’IA comme quelque chose qui se déroule ailleurs : dans un modèle distant, dans un centre de données cloud, derrière une fenêtre de chat. C’est une erreur, estime Luca Rossi, President of Intelligent Devices Group, Lenovo. L’IA peut être proche, sur nos PC, nos smartphones, là où elle peut répondre avec une latence très faible, comprendre le contexte local et exploiter des informations qui n’ont jamais besoin de quitter notre PC, smartphone ou tablette. »
À mesure que l’IA évolue de la simple réponse à des questions vers une véritable assistance au travail, une approche exclusivement basée sur le cloud devient moins pertinente, estime-t-on chez Lenovo.
De nombreuses tâches dépendent d’un contexte personnel déjà présent sur nos appareils. D’autres, comme la traduction instantanée, le sous-titrage en temps réel, les commandes vocales ou les fonctionnalités d’IA intégrées aux applications créatives, nécessitent une réponse immédiate. Certaines impliquent des informations commerciales sensibles ou des données personnelles que les organisations préfèrent conserver au plus près de l’utilisateur.
Quand l’IA se rapproche de nous
À mesure que l’IA devient plus personnelle, l’appareil prend de l’importance. Un PC comprend notre travail. Un smartphone nous informe de notre position, de nos prochaines rencontres et de nos prochaines activités. Un objet connecté peut entendre une question, voir ce qui se trouve devant nous ou capturer un instant où l’utilisation d’un clavier serait inconfortable.
« C’est pourquoi la prochaine génération d’IA ne se limitera pas à un seul format, assure Luca Rossi. Les PC resteront essentiels car une grande partie du travail s’y déroule encore. Les smartphones continueront d’être importants car ils nous accompagnent partout. Tablettes, objets connectés, écrans intelligents, casques audio, appareils photo et périphériques de périphérie gagneront en pertinence à mesure que l’IA adaptera sa façon de réagir aux différentes situations. »
Le projet Maxwell de Motorola, un prototype d’assistant personnel IA portable, offre un aperçu de ce que l’avenir nous réserve. Conçu pour fonctionner au sein de l’écosystème Motorola Qira, il imagine une IA toujours accessible et contextuelle, et non plus confinée à un seul écran ou une seule fenêtre de conversation. Le concept de lunettes IA de Lenovo transpose l’IA personnelle sous forme d’objets connectés mains libres, tandis que le projet Kubit envisage un hub d’IA personnel capable d’exploiter les informations issues de l’écosystème d’appareils d’un utilisateur et de ses interactions avec la technologie au fil du temps afin de fournir une assistance IA plus personnalisée par la voix ou le toucher.
L’intelligence… et le coût !
« A mesure que l’IA se personnalise, elle se matérialise également, continue Luca Rossi. Elle doit être présente là où les gens travaillent et vivent. Les appareils qui nous entourent déjà pourraient donc jouer un rôle plus important dans la manière dont l’IA comprend le contexte, protège la vie privée, réduit la latence et apporte une aide au bon moment. »
L’intelligence ne représente que la moitié de l’équation ; l’autre est économique. Pour les particuliers, les coûts ne sont pas toujours visibles. Pour les organisations déployant l’IA auprès de milliers d’employés et dans des millions de flux de travail, ils deviennent beaucoup plus difficiles à ignorer.
Le problème devient particulièrement évident à mesure que l’IA évolue de simples requêtes vers des flux de travail plus complexes : agents effectuant de multiples appels de modèles, assistants explorant les documents d’entreprise, outils de codage résolvant les problèmes par itération, systèmes de service client gérant les conversations longues et assistants de réunion synthétisant, récupérant et assurant le suivi tout au long de la journée.
Qira, l’orchestration en plus
Si chaque tâche, quelle que soit sa complexité, est confiée au plus grand modèle cloud disponible, l’IA devient inutilement coûteuse. Or, l’objectif ne peut se limiter à utiliser systématiquement le modèle le plus imposant ; il s’agit d’utiliser le plus approprié.
« L’orchestration, alors, devient essentielle, note Luca Rossi. Le système doit déterminer le contexte nécessaire, l’intelligence à mobiliser, l’emplacement d’exécution et la manière de présenter le résultat de façon continue. C’est le rôle que nous envisageons pour Lenovo Qira. »
Plutôt qu’un simple assistant IA supplémentaire, il constitue une nouvelle couche d’intelligence déployée sur les appareils. Il comprend le contexte personnel, coordonne en arrière-plan les modèles et agents IA adéquats et transforme les expériences disparates en un flux continu. « Au lieu de vous demander de choisir quelle IA utiliser, Lenovo Qira vous offre simplement la fonctionnalité adéquate au moment où vous en avez besoin. »
Construire l’avenir de l’IA hybride
Pour Luca Rossi, l’IA hybride est un défi systémique. « Offrir une expérience d’IA fluide exige une intelligence à tous les niveaux : les appareils que nous utilisons, l’infrastructure qui alimente les grands modèles, les logiciels qui les connectent et l’orchestration qui détermine la répartition des charges de travail. »
Lenovo est déjà présent sur les technologies qui façonneront cette ère : PC, smartphones, tablettes, objets connectés, edge computing, infrastructure d’IA d’entreprise, services et partenariats cloud. Le constructeur contribue à connecter ces éléments au sein d’un écosystème intelligent unique, où l’IA peut circuler naturellement entre les appareils, la périphérie du réseau et le cloud.
« En fin de compte, conclut Luca Rossi, les utilisateurs ne jugeront pas l’IA à la taille du modèle sous-jacent. Ils la jugeront à sa capacité à comprendre le contexte, à protéger ce qui compte et à les aider à avancer en toute confiance. »
C’est alors que l’IA cessera d’être perçue comme un outil que l’on sollicite ; elle deviendra une technologie plus intelligente qui fonctionne naturellement à nos côtés.



