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Les modalités du cloud : Private cloud, public cloud, hybrid cloud, multi cloud, etc…

L’avenir sera… multicloud hybride !

Fév 14, 2022 | Cloud | 0 commentaires

Plusieurs indices montrent une poussée du modèle multicloud hybride. Nutanix aux avant-postes. Explications de Luc Costers, Country Lead Belux & Eastern Europe.

° Le multicloud est actuellement le modèle de déploiement le plus couramment utilisé. Son adoption atteindra 64 % au cours des trois prochaines années, assure Vanson Bourne. En même temps, la complexité de la gestion au-delà des frontières du cloud reste un défi majeur pour les entreprises. Que faire ?

Luc Costers : De fait. C’est une véritable problématique, que l’on a parfois tendance à négliger, pour ne pas dire ignorer… L’étude mentionnée avance un ordre de grandeur qui résume parfaitement l’enjeu : 87 % des entreprises reconnaissent que le succès du multicloud passe par une gestion plus simple des infrastructures de clouds mixtes. Pour relever les principaux défis liés à l’interopérabilité, à la sécurité, aux coûts et à l’intégration des données, un modèle s’impose : le multicloud hybride.

Le cloud, ne l’oublions pas, est un modèle d’exploitation plutôt qu’une destination. Le cloud représente avant tout une manière de faire les choses, une philosophie et une approche à la transformation. Un point intéressant qu’évoquent régulièrement nos clients est qu’ils ne seront jamais capables de concurrencer la capacité d’innovation du cloud public. C’est une réalité, mais au fond, est-ce si important ? Est-ce grave ?

Pourquoi concurrencer le cloud public 

° Est-ce un frein ?

Non, juste une réalité. Nous nous apercevons, en discutant avec les clients et prospects, qu’il faut à peu près six mois pour intégrer une technologie, c’est-à-dire comprendre comment cette dernière fonctionne, l’installer au sein de l’entreprise et, enfin, avoir une plateforme prête à recevoir quelque chose. En plus de cela, il faut entre trois et six mois de plus pour mettre un premier cas d’usage sur cette nouvelle technologie pour en faire quelque chose qui crée de la valeur et qui la restitue à l’entreprise.

Pour finir, si l’on se dit que l’implémentation d’un cas d’usage d’une nouvelle technologie est comprise entre neuf et douze mois, quel est donc l’intérêt de concurrencer le cloud public qui est capable de produire de nouveaux services de manière hebdomadaire, quand ce n’est pas quotidienne pour certains ? Est-ce que c’est vraiment une question pertinente ? Est-ce que ce n’est pas un mythe après lequel les gens courent finalement sans aucune raison ?

La réalité de l’exploitation

° De là, l’intérêt du multiloud ?

L’évolution est également dictée par l’idée qu’il est possible de trouver le ‘bon’ cloud pour la bonne application ou charge de travail. Si beaucoup de facteurs entrent en compte pour faire ce choix, quelques tendances apparaissent. Le cloud privé est privilégié pour les bases de données, la reprise après sinistre et les applications HR. Le cloud public est davantage choisi pour le collaboratif, l’accès au bureau distant et la relation client. Ils sont en revanche à égalité pour ce qui concerne les ERP et le big data.

° En revanche, le multicloud pose certains défis

Oui, des défis comme la gestion de la sécurité, l’intégration des données et le coût au-delà des frontières du cloud. Bien que le multicloud soit le modèle d’exploitation le plus couramment utilisé et le seul qui devrait se développer, la plupart des entreprises sont confrontées à la réalité de l’exploitation de plusieurs clouds, privés et publics

Cette réalité n’est pas près de disparaître et de plus en plus de responsables informatiques réalisent qu’il n’existe pas d’approche unique du cloud, ce qui rend le multicloud hybride, un modèle d’exploitation informatique comprenant plusieurs clouds privés et publics avec une interopérabilité entre eux, idéal selon la majorité des répondants.

Pandémie et agilité

° N’est-ce pas pour cette raison que nombre d’entreprises préfèrent se cantonner au cloud public… malgré le coût ?

Oui. Et pour une autre raison : le risque de pénurie de profils IT !  En ce sens, le cloud public est synonyme de facilité. Mais une facilité parfois inutile. Je veux dire par là que les organisations n’ont pas toujours besoin de tous les atouts du cloud public. Du coup, elles sont confrontées, souvent de manière inattendue, à une surconsommation et à des factures élevées

° Dans ce contexte, quel a été l’impact de la crise sanitaire 

La pandémie de la COVID-19 a modifié le mode de fonctionnement de presque toutes les organisations. Le multicloud soutient la nouvelle façon hybride de travailler qui a été adoptée. Le multicloud offre l’environnement informatique le plus agile pour prendre en charge cette flexibilité en distribuant les données vers diverses géolocalisations pour la proximité des utilisateurs et la continuité des activités.

Du temps et de l’argent…

° Cette agilité profite aussi à la mobilité des applications…

De fait. Presque toutes les entreprises ont déplacé une ou plusieurs applications vers un nouvel environnement informatique au cours des douze derniers mois. Cependant, la dernière étude que nous venons de mener montre que 80 % des personnes interrogées reconnaissent que le transfert d’une charge de travail vers un nouvel environnement cloud peut être coûteux et prendre du temps. Ils citent le plus souvent la sécurité comme raison de la migration, suivie des performances et de la prise de contrôle de l’application. 

 

Cinq offres, tarification simplifiée

Nutanix simplifie sa tarification et propose désormais cinq offres au lieu de quinze produits différents : Cloud Infrastructure, Cloud Manager, Unified Storage, Database Service et End User Computing Solutions.

« Nous passons à un modèle de tarification et de mesure ‘core-metered’, basé sur le noyau, le cœur. Nos clients et partenaires nous l’ont demandé avec insistance, explique Luc Costers. A la clé, davantage de flexibilité et de contrôle à leur structure de coûts. »

La première solution, Cloud Infrastructure, inclut le calcul virtuel, le stockage et la mise en réseau des machines virtuelles et des conteneurs. Elle peut être déployée dans des centres de données ou dans des clouds publics.

La deuxième, Cloud Manager, permet de construire et de gérer des déploiements de clouds « avec une gouvernance cohérente entre clouds privés et publics, mais aussi avec des fonctionnalités de surveillance et de remédiation automatique ».

Unified Storage est distribué et défini par logiciel. « Il peut prendre en charge une grande variété de charges de travail déployées n’importe où, avec une portabilité des licences ».

Database Service vise à simplifier la gestion des bases de données dans les environnements hybrides multi-cloud « pour les moteurs de base de données tels que PostgreSQL, MySQL, Microsoft SQL Server et Oracle Database, avec automatisation du provisionnement, de la mise à l’échelle, de la correction, de la protection et du clonage des instances de base de données ».

Enfin, End User Computin, fournit des applications et des bureaux virtuels aux utilisateurs à partir d’une infrastructure de cloud public, privé ou hybride. « L’option de licence par utilisateur fait correspondre le modèle de coût de l’infrastructure à celui de la plateforme informatique de l’utilisateur final ».