Secouer le poignet, claquer des doigts… la commande gestuelle fera-t-elle la différence ?
Un bel écran Oled, deux semaines d’autonomie, voire trois en mode économie et un GNSS double bande, le tout pour un prix sous la barre des 200 EUR. Comme à son habitude, Xiaomi est agressif sur le segment des montres connectées. Aujourd’hui avec sa Watch S5.
Après la Watch 5, Wear OS (le système d’exploitation de Google), voici sa déclinaison S5, sous HyperOS, le logiciel maison du fabricant chinois. Sa fiche technique est allégée. Exit l’ECG, l’EMG et le stockage interne. Elle conserve en revanche l’écran Oled, la grosse batterie et le GNSS double bande.
Beau design, sobre par rapport aux modèles sportifs. Conçue avec un boîtier en acier inoxydable 316L, la Watch 5S ne pèse que 46 grammes pour seulement 11 mm d’épaisseur. Elle se fait oublier au poignet, que ce soit pour les activités extérieures ou pour dormir.
Et d’un claquement de doigt…
Avec ses dernières montres connectées, Xiaomi fait le pari de la commande gestuelle. Si les premiers gestes ont déjà fait leur apparition, la Watch S5 en intègre désormais un troisième, le claquement de doigt, pour effectuer des actions plus rapidement ou lorsque nos mains sont prises.
Gadget ou véritable avancée ambitieuse ? Le marché le dira. On peut ainsi pincer deux fois son index et son pouce pour répondre à un appel, ouvrir un message ou encore faire défiler le contenu d’une notification quand on a les mains prises. Il est aussi possible de tourner son poignet vers l’extérieur, puis vers soi pour rejeter un appel ou ignorer une notification.
Ce n’est pas évident. Le claquement de doigts ne l’est pas davantage. Certes, il permet d’effectuer certaines actions sans toucher l’écran, comme rejeter ou répondre à un appel, ouvrir certaines applications (comme l’application météo). Ou bien encore déclencher une photo à distance via un smartphone compatible et interagir avec des fonctions de l’écosystème connecté (selon les options configurées et la région).
Demain, pour de multiples usages
Est-ce efficace ? Disons-le tout net, la reconnaissance du mouvement peut parfois manquer de précision. Ou se déclencher de façon intempestive selon les mouvements du poignet.
Les fonctionnalités avancées de contrôle par gestes (notamment pour la domotique) sont beaucoup plus poussées en Chine qu’en Europe, où les usages restent plus basiques.
Xiaomi a donc encore des progrès à accomplir dans ce domaine, surtout au vu de ses projets. Parce que le fabricant chinois ne les propose pas seulement pour interagir avec sa montre connectée lorsqu’on a les mains occupées ou sales, ou pour effectuer certaines actions plus rapidement. Il a des ambitions bien plus élevées.
L’utilisateur peut par exemple secouer son poignet ou faire un double pincement pour mettre en pause ou relancer la lecture de la musique sur son enceinte. Et la marque va encore plus loin avec ses téléviseurs et une interaction via navigation aérienne. Il suffit à l’utilisateur de déplacer sa main dans l’espace pour scroller ou naviguer librement dans l’interface. Pincer deux fois permet de sélectionner un programme ou une option.

