Positionner comme la région spécialisée dans les technologies de demain. L’ambition est là. Il s’agit, maintenant, d’oser le changement.

Bruxelles compte plus de 2.000 entreprises actives dans le secteur ICT avec 76% de TPE (moins de 10 employés) et quelques grandes entreprises internationales. L’industrie numérique bruxelloise pèse 7,6% du PIB, soit un total de 5,1 milliards EUR pour 31.578 emplois. Du lourd, déjà. Mais pas assez pour le ministre de la Région bruxelloise Didier Gosuin : «l’économie numérique est déterminante pour l’avenir, c’est le noyau de création de start-up innovantes; Bruxelles peut devenir un moteur européen en la matière… à condition d’oser le changement.»

L’enjeu ? Positionner Bruxelles comme la ville spécialisée dans les technologies de demain : réalité virtuelle (VR), objets connectés (IoT), big data… Comment ? En encourageant l’entrepreneuriat digital et soutenant la numérisation des PME. C’est là que le cluster Software.brussels, acteur central dans l’animation du secteur à Bruxelles, entre en action avec des mesures très concrètes qui seront mises en place rapidement et qui s’inscrivent dans la complémentarité du Small Business Act. A terme, la Région bruxelloise disposera de sa stratégie numérique, adressant l’ensemble des compétences ICT.

Le cluster Software.brussels au coeur du projet

«Ce sont les acteurs du terrain qui ont défini les priorités et les mesures à prendre à Bruxelles pour favoriser l’environnement entrepreneurial ICT, précise . Le cluster Software.brussels a organisé des consultations et des groupes de travail auprès d’acteurs publics et privés afin de réfléchir collectivement à l’entrepreneuriat TIC. Pour structurer la réflexion, un comité a été composé regroupant des représentants d’acteurs stratégiques pour l’économie du numérique bruxellois (publics et privés), des entrepreneurs, des patrons de grandes entreprises, ainsi qu’Agoria

Cinq groupes de travail ont ensuite été formés, portant sur des thématiques jugées prioritaires : le financement, la localisation, l’accompagnement, l’internationalisation et la formation. Le comité a évalué les résultats des groupes de travail, il a chapeauté l’élaboration du plan. En a résulté le plan entrepreneuriat ICT, une série de recommandations d’actions, d’initiatives et d’ajustements visant à améliorer les conditions des entreprises innovantes du secteur ICT bruxellois.

Optimiser la collaboration

Au menu, création -pour commencer- d’une «marque ombrelle» bruxelloise, à l’instar de French Tech ou Digital Wallonia, qui permettra d’englober l’ensemble des plans bruxellois qui touchent de près ou de loin le numérique (Smartcity, PRI, Easybruxelles) et qui pourra être utilisée au niveau national, comme à l’international. «Cette marque, précise Didier Gosuin, fédérera tout un secteur, symbolisant un écosystème dynamique et coordonné, disposant de sa propre plate-forme web, riche en informations utiles pour les entrepreneurs ICT».

Ensuite, pour favoriser les entreprises bruxelloises à être expertes dans certaines technologies, davantage d’accompagnements spécifiques seront proposés (incubateurs, accompagnements et Fab Labs thématiques) autour du réseau accompagnement déjà existant. Les choix technologiques stratégiques (VR, IoT, big data…) influenceront ces décisions et orientations thématiques. L’objectif est d’optimiser la collaboration entre les différents acteurs/entrepreneurs du numérique (accompagnement, réseau, accueil, emploi, internationalisation) et de faciliter la création et la croissance des entreprises.

«Bruxelles a besoin d’un bassin de main d’œuvre qualifiée, renchérit Didier Gosuin. Une des priorités sera de former des chercheurs d’emploi aux métiers en pénurie par une mise à niveau de courte durée -comme les data scientists, par exemple. Par ailleurs, les jeunes seront également sensibilisés aux métiers de l’informatique, via le support financier aux initiatives permettant aux jeunes de se familiariser aux métiers du web et de la programmation et, l’augmentation de l’offre de stage d’été en informatique…»

On l’a compris, le rôle de Software.brussels -l’un des cinq clusters d’impulse.brussels (ex-Agence bruxelloise pour l’Entreprise)- sera central. Créé en 2011 pour soutenir les projets prometteurs dans secteur ICT, le cluster -qui a fêté son cinquième anniversaire ce 15 septembre 2016- compte 208 entreprises membres (Internet (26,86%), Business Intelligence (11,43%), CRM (11,43%), Finance (8,57%), Industrial & Manufacturing (8,57%) et une trentaine de partenaires (universités, R&D, organisation, support international, incubateurs et clusters).

 

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Premiers pas vers un Brussels Tech
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