L’humain conserve le contrôle, la validation et le pouvoir de décision final
SAS Viya Copilot répond au besoin d’une IA sécurisée et encadrée dans des environnements à forts enjeux comme la banque, la santé et l’industrie manufacturière, en veillant à ce que l’automatisation ne se substitue pas au jugement humain nécessaire.
« Le rôle de l’expertise humaine dans l’opérationnalisation de l’IA agentique n’est pas diminué par l’automatisation ; au contraire, il est renforcé, commente Jared Peterson, Senior Vice-Président, Global Engineering, SAS. Avec SAS Viya, les organisations peuvent associer des copilotes et des agents au jugement humain, à des données fiables et à la gouvernance d’entreprise. »
Dans sa présentation, SAS parle d’une approche « Human-in-the-loop », garantissant que, tandis que l’IA générative accélère l’analyse et la modélisation des données, les experts humains (data scientists, développeurs, analystes…) conservent le contrôle, la validation et le pouvoir de décision final.
Le copilote -qui repose de Microsoft Foundry- a été conçu pour agir comme un partenaire de confiance plutôt que comme un agent totalement autonome ; il fournit des suggestions, des explications et génère du code tout en respectant les normes de gouvernance.
Des scénarios opérationnels complexes
Concrètement, SAS Viya Copilot prend en charge des tâches telles que la génération de code, le guidage des pipelines de modélisation, la création de tableaux de bord et les investigations assistées par l’IA, fonctionnant aussi bien dans les environnements de programmation que via des interfaces visuelles.
L’assistant s’appuie sur des modèles de données spécifiques au domaine et au contexte sectoriel, plutôt que sur les seules capacités de modèles de langage généralisés. Sans surprise, SAS met l’accent sur les scénarios opérationnels complexes. Ainsi, le nouvel agent SAS Supply Chain est conçu pour automatiser et optimiser en continu la planification des ventes et des opérations -un processus si complexe qu’il n’est généralement exécuté qu’une fois par mois au maximum. Selon l’éditeur, cette solution permet de simuler des scénarios, prévoir la demande et ajuster les stratégies d’approvisionnement en temps quasi réel. Les utilisateurs interagissent via une interface conversationnelle.
Parmi les fonctionnalités disponibles aujourd’hui, relevons SAS Asset and Liability Management (ALM) Copilot, qui guide les analystes dans la configuration, l’exécution et l’interprétation de scénarios pour les flux de travail de gestion des risques financiers, en traduisant les entrées en langage naturel en modèles analytiques contrôlés.
Egalement SAS Health Clinical Data Discovery Copilot, qui accélère la découverte et l’analyse des données cliniques en guidant les utilisateurs dans l’exploration des données, la création de cohortes et l’analyse de la qualité grâce au langage naturel.
Accélérateurs sectoriels
« L’idée ? Le copilote ne se contente pas de répondre à vos questions, il peut aussi activer les fonctionnalités de Viya de manière plus structurée », résume Jared Peterson.
Autant de nombreuses entreprises expérimentent l’IA, autant la confiance dans les résultats peut être faible et les talents nécessaires pour exploiter pleinement son potentiel font souvent défaut. C’est pourquoi SAS a lancé une série d’accélérateurs sectoriels destinés à des domaines allant de la finance à la production. Ces solutions pallient le manque d’expertise sectorielle en IA et aident les organisations à surmonter les contraintes budgétaires ou temporelles qui freinent souvent l’adoption de l’IA.
SAS prévoit d’étendre Viya Copilot à d’autres secteurs en 2026, notamment la prévention de la criminalité financière dans le secteur bancaire, ainsi que la planification intelligente et l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement pour le secteur manufacturier.


