86 % des entreprises réduisent activement leur utilisation de VMware
Pas d’« exode massif » de VMware, du moins jusqu’ici. En revanche, le processus de désengagement est bien amorcé, la pression sur les prix des prochains renouvellements restant forte.
« La pression ne fait que commencer », conclut CloudBolt Software à l’issue d’une étude menée en janvier 2026 auprès de 302 responsables IT (entreprises nord-américaines de plus de 1 000 employés) examinant comment ils réagissent deux ans après l’acquisition de VMware par Broadcom.
Le constat est clair : si la ruée immédiate contre VMware annoncée ne s’est pas produite, les organisations réduisent progressivement leur dépendance, charge de travail par charge, sous l’impulsion des préoccupations liées aux prix, à la complexité opérationnelle et à la surveillance accrue de la direction.
Après la peur, la pression
« Il y a deux ans, le marché était dominé par des spéculations hâtives et des projections pessimistes, explique Mark Zembal, Marketing Director, CloudBolt. Cette dernière étude permet de distinguer le vrai du faux. La peur s’est apaisée, mais la pression demeure, et la plupart des équipes prennent désormais des mesures concrètes pour optimiser leurs ressources et gagner en flexibilité, même si certaines doivent accepter qu’une partie de leur infrastructure restera toujours sous VMware. »
L’étude de CloudBolt met en lumière trois ordres de grandeur qui illustrent l’évolution du marché, passant de la crainte à une pression soutenue incitant à l’action.
En 2024, 73 % des répondants s’attendaient à ce que les coûts VMware fassent plus que doubler. Ce n’est pas le cas. Seulement 5 % des participants à cette étude récente ont constaté des augmentations supérieures à 100 %.
Perte de confiance
En 2026, 88 % s’inquiètent des futures hausses de prix et affirment que cela influence déjà leurs décisions, alors que la pression s’accentue. Plus intéressant : 86 % indiquent réduire activement leur infrastructure VMware.
Pour mieux illustrer le sentiment général, un participant à l’enquête a commenté : « Le processus de démantèlement d’une décennie de dépendances procédurales prend entre 18 et 24 mois. Cette abstraction latérale est bien plus complexe qu’une migration classique vers le cloud, ce qui entraîne une perte de confiance importante dans notre capacité à sortir suffisamment vite pour éviter le prochain effondrement des coûts de renouvellement. »
D’autres résultats confirment pourquoi le « désinstallation progressive » devient le modèle opérationnel dominant. Ainsi, 56 % des entreprises déclarent avoir modifié leur stratégie VMware au moins deux fois depuis l’acquisition, ce qui témoigne d’un marché encore en pleine réorientation et expérimentation.
54 % affirment rester chez VMware tout en réduisant activement leur dépendance, privilégiant ainsi des transitions progressives et partielles plutôt qu’une migration complète et immédiate.
Enfin, 72 % des charges de travail migrées se dirigent vers le cloud public IaaS, Hyper-V/Azure Stack (38 %) et les solutions SaaS (34 %) étant également des composantes populaires.
De la panique à la mise en œuvre
« Les entreprises ne se contentent pas de se demander ce qu’elles veulent faire ; elles cherchent à déterminer ce qu’elles peuvent mettre en œuvre en toute sécurité, explique Rod Squires, CEO, CloudBolt. La phase de panique est terminée. Place à l’exécution : réduire la dépendance, gérer la double réalité pendant la transition et se doter d’options avant que la prochaine décision de renouvellement ne réduise les délais et ne fasse chuter le budget. » Pourquoi c’est important maintenant
Deux ans après son acquisition, la stratégie de VMware est devenue une décision stratégique prioritaire, et non plus seulement technique. 41 % des répondants font état d’une pression accrue de la part de leur direction, les entreprises devant prendre en compte la volatilité des coûts, les risques liés aux fournisseurs et la complexité opérationnelle des environnements multiplateformes.
Il en résulte un marché qui passe de la panique à la mise en œuvre, souvent par le biais de transitions progressives, charge de travail par charge.


