L’infrastructure comme pont stratégique entre innovation et mise en œuvre
Le rôle du VAR évolue rapidement. Aujourd’hui, les clients n’attendent plus un simple fournisseur de produits, mais un guide stratégique qui traduit la technologie en impact commercial concret. Explications de Manu Van de Vliet, Sr Business Unit Leader, Inetum Belgium
À l’ère de l’accélération numérique, nos entreprises sont soumises à une pression constante pour adopter et intégrer rapidement les nouvelles technologies. Non seulement pour rester compétitives, mais aussi pour renforcer leur résilience opérationnelle. Dans ce contexte, le VAR (Value Added Reseller) doit aujourd’hui être le partenaire stratégique qui ne considère plus l’infrastructure comme un simple fondement technique, mais comme le pont stratégique entre l’innovation et la mise en œuvre.
« Ce n’est qu’en partant d’une approche holistique des solutions informatiques, où le conseil est le facteur fédérateur, que vous pouvez construire avec vos clients des solutions tournées vers l’avenir qui intègrent de manière transparente l’IA, le cloud -souverain, bien sûr »- et la cybersécurité », commente Manu Van de Vliet, Sr Business Unit Leader, Inetum Belgium.
Jeter le pont entre la vision et la technologie
L’IA nécessite une infrastructure puissante et évolutive, capable de traiter de grandes quantités de données en temps réel. « Pensez à l’edge computing, qui rapproche l’IA de l’utilisateur, ou aux centres de données optimisés pour les GPU, qui accélèrent les charges de travail du machine learning. »
Aujourd’hui, de nombreuses entreprises cherchent encore à comprendre comment l’IA peut réellement créer de la valeur. Certes, c’est un processus qui prend du temps. Mais pas question, pour autant, de rester immobile. « Attendre n’est tout simplement pas une option. Il est essentiel d’investir dès maintenant dans les bonnes bases, parallèlement à cette réflexion stratégique. Seuls ceux qui posent les fondations aujourd’hui pourront demain adopter pleinement l’IA et accélérer son développement. Pour le VAR, cela signifie agir en tant que directeur de ces choix d’infrastructure et aider les clients à devenir agiles et prêts pour l’avenir. Ne pas attendre que l’IA soit complètement cristallisée, mais jeter dès maintenant le pont entre la vision et la technologie. »
Le cloud souverain, quant à lui, exige que l’infrastructure de données soit conforme à la réglementation locale et à des principes stricts de gestion des données. On constate que les entreprises, et certainement les administrations locales, y accordent de plus en plus d’attention.
Minimiser les risques
« Pour le VAR, cela signifie un rôle clé, à savoir accompagner les clients vers des architectures cloud qui sont non seulement conformes, mais aussi performantes et flexibles. Par exemple, via des modèles hybrides ou multi-cloud avec des fournisseurs de cloud européens tels que notre propre solution rCloud. » Il s’agit de construire, en collaboration avec des experts et des partenaires, des solutions qui combinent gouvernance, sécurité et évolutivité. Par exemple, en ajoutant une couche de gestion des licences et des charges de travail, afin que les organisations gardent le contrôle de leurs données et de leurs processus.
De même, la cybersécurité n’est plus un sujet à part, mais fait partie intégrante de toute décision en matière d’infrastructure. Les réseaux « zero trust », le stockage crypté et les mécanismes automatisés de détection et de réponse sont aujourd’hui indispensables.
Mais cela ne s’arrête pas à l’intégration, continue Manu Van de Vliet. La sécurité nécessite une gestion continue et une surveillance proactive. « Dans ce contexte, vous pouvez relier des solutions à des SOC qui détectent, analysent et neutralisent les menaces 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le VAR joue également un rôle clé à cet égard, non seulement en mettant en œuvre des solutions ponctuelles, mais aussi en proposant des services de sécurité de bout en bout, de l’intégration à la gestion active via ses propres services SOC et ses partenaires. Vous pouvez ainsi aider les organisations à minimiser les risques et à rendre leur infrastructure résiliente et pérenne. »
De la technologie à l’impact
En faisant les bons choix en matière d’infrastructure, les organisations peuvent ainsi mettre en œuvre plus rapidement des solutions d’IA, mieux protéger leurs données et optimiser leurs espaces de travail numériques. Après tout, la cybersécurité, le multi-cloud et l’intégration de l’IA ne sont pas des silos distincts, mais des composants interdépendants d’une stratégie informatique moderne.
« L’infrastructure ne crée vraiment de la valeur que lorsqu’elle est sûre, évolutive et durable, renchérit Manu Van de Vliet. Elle doit prendre en charge des solutions pour les lieux de travail, les centres de données et la protection des données qui non seulement font progresser l’entreprise, mais ont également un impact social. Pensez, par exemple, aux centres de données écoénergétiques, aux modèles de matériel circulaire ou aux infrastructures qui permettent la création de lieux de travail numériques inclusifs. »
VAR… directeur de la transformation numérique
Bref, le rôle du VAR évolue rapidement. Aujourd’hui, les clients n’attendent plus un simple fournisseur de produits, mais un guide stratégique qui traduit la technologie en impact commercial concret.
« Le VAR de demain doit être un directeur de la transformation numérique : un partenaire qui rassemble la technologie, le conseil, la force de mise en œuvre et le soutien opérationnel en un tout cohérent ! »
En ce sens, l’infrastructure n’est pas une fin en soi, mais un levier pour l’innovation, la résilience et la croissance durable… « avec la revente à valeur ajoutée comme pont stratégique entre l’innovation et la mise en œuvre », conclut Manu Van de Vliet.


