Pas d’écran, pas de smartphone : c’est la technologie Smart Play. Les célèbres briques prennent vie
Au CES, LEGO a dévoilé un ensemble de nouvelles technologies insérées dans ses futurs jouets. Avec sa « smart brick », le géant de la brique en plastique bascule dans le monde numérique.
« Nous voulions que les créations en briques LEGO prennent vie et réagissent précisément à la manière dont on interagit avec elles. Elles devaient être suffisamment intelligentes pour reconnaître les différents personnages qui les entouraient et véritablement jouer en retour. C’était un territoire inconnu pour les jouets. »
Ce n’est plus. La « smart brick » émet des sons, affiche des lumières différentes et réagit selon d’autres objets à proximité. Le tout grâce à de nombreux éléments miniatures : une matrice de LED, des accéléromètres, des capteurs de lumière et de son et un haut-parleur miniature.
Le son est calculé, pas lu
Numérique, la brique est capable de détecter la manière dont elle est tournée, retournée ou tapotée pour réagir en adéquation -la charge s’effectue en mode sans-fil via une base.
De plus, lorsqu’elle détecte un Smart Tag (petite pièce contenant une puce NFC/RFID et liée à un set spécifique), ses réactions s’adaptent au set dans lequel elle est intégrée. La brique sait alors si elle doit faire des bruits d’hélicoptère, de voiture ou autre, tandis qu’un réseau Bluetooth mesh détecte d’autres briques aux alentours pour y réagir et, par exemple, entamer des combats de vaisseaux spatiaux…
Mieux : LEGO utilise la synthèse sonore procédurale. La puce possède un synthétiseur intégré qui génère l’onde sonore en temps réel. Si l’on fait accélérer le vaisseau doucement, le son du moteur monte en fréquence de manière fluide et analogique. Si vous on le secoue, le son ondule. Le son est calculé, pas lu. Cela permet une variété infinie de réactions sans saturer la mémoire de stockage de la puce.
Puce gravée sur mesure pour LEGO
L’objectif des ingénieurs de Billund était radical : supprimer l’écran. Pas d’application qui tourne en fond, pas de latence Bluetooth vers un iPad, par exemple. Tout le traitement se fait « on-device ». Pour réussir ce pari, LEGO a dû miniaturiser une architecture complète d’ordinateur dans le format sacré de la brique 2 × 4 (31,8 × 15,8 mm).
C’est l’information la plus surprenante de la documentation technique : la « smart brick » n’est pas un simple récepteur passif. Elle embarque un moteur de jeu complet. Contrairement à un processeur généraliste, comme dans un Raspberry Pi, qui consommerait trop et chaufferait, cette puce de 4,1 mm a été gravée sur mesure pour LEGO.


