Un peu moins de cyberattaques en Belgique, mais deux fois plus au Luxembourg et aux Pays-Bas

En 2025, l’introduction de l’IA dans les entreprises a été plus rapide que la mise en place des mesures de sécurité correspondantes. « Les pirates ont profité de ce retard », note Tom Sluys de Check Point Software.

La Belgique affichait une moyenne de 1,288 attaques par organisation et par semaine en 2025, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2024. « C’est une évolution plus que sensible même si c’est légèrement moins que les chiffres mondiaux », analyse Tom Sluys, Country Manager Belux, Check Point Software Technologies

En revanche, le Luxembourg et les Pays-Bas se distinguent avec une augmentation deux fois plus élevée que le taux de croissance mondial du nombre de cyberattaques par rapport à 2024, soit respectivement 35 % et 38 %.

« Avec ses institutions européennes et ses ports stratégiques, la Belgique est une cible attractive pour les cyberattaques à motivation financière ou géopolitique », poursuit Tom Sluys.

L’IA devient un vecteur d’attaque à part entière

Globalement, nous apprend le Cyber Security Report 2026, le nombre de cyberattaques dans le monde a augmenté de 18 % en 2025 par rapport à l’année précédente et de pas moins de 70 % depuis 2023…

L’introduction de l’IA dans les entreprises a été plus rapide que la mise en place des mesures de sécurité correspondantes. « Les pirates ont profité de ce retard », note Tom Sluys. Les données montrent que 90 % des entreprises ont été confrontées à des interactions à risque avec des outils IA au cours d’une période de trois mois.

Les incidents étaient principalement liés à des fuites de données potentielles, à l’abus de droits d’accès ou à la manipulation subtile des invites IA, et ne se sont pas produits dans des environnements de test, mais au cœur même des flux de travail opérationnels.

« Nous constatons également que les pirates utilisent l’IA pour frapper plus rapidement, de manière plus coordonnée et à plus grande échelle, rendant les modèles de sécurité classiques insuffisants », analyse Tom Sluys.  

Et là, les risques sont réels. Adoption non maîtrisée, responsabilités juridiques et risques de désinformation nourrissent les préoccupations.

En même temps, cette même technologie renforce la défense : l’IA rend la détection précoce, l’analyse comportementale et la surveillance continue plus accessibles, même pour les petites organisations. « Une seule certitude dans cet univers changeant : la résilience numérique n’est plus un luxe aujourd’hui, mais une condition fondamentale pour toute organisation.”