Selon Rimini Street, les dirigeants réajustent leurs stratégies en matière d’IA, d’automatisation et de résilience
Une nouvelle enquête menée auprès de près de 4 300 dirigeants révèle une demande croissante d’innovation plus rapide, d’un meilleur retour sur investissements et d’une résilience accrue des entreprises. Et tout commence au niveau de l’ERP.
« L’approche en matière d’investissements technologiques sera beaucoup plus rigoureuse, estime Michael Perica, EVP & Chief Financial Officer, Rimini Street. Les entreprises recherchent des résultats mesurables, des cycles de retour sur investissement plus rapides et une plus grande flexibilité. »
Si, globalement, les budgets sont à la baisse, les dirigeants pointent leur frustration face aux feuilles de route des ERP imposées par les fournisseurs, susceptibles de ralentir les efforts de transformation, notamment sur l’IA. 44 % des dirigeants considèrent l’IA et l’automatisation comme les compétences essentielles dont ils ont besoin pour soutenir leurs initiatives informatiques à court et à long terme.
« Si la cybersécurité, la conformité et l’optimisation des coûts restent au cœur des initiatives à court terme, on note un intérêt croissant pour la mise en place d’une infrastructure fiable pour des opérations intelligentes, s’appuyant sur une planification de la continuité d’activité. »
Plus d’un tiers (35 %) des répondants affirment vouloir transformer leur organisation en une entreprise axée sur les données au cours de cette période. « Les directions générales ont tout intérêt à réduire leurs dépenses liées aux mises à niveau coûteuses de leurs ERP, encore très performants, et à investir davantage dans des innovations significatives telles que l’automatisation et l’IA. »
L’avenir réside dans les ERP « agentiques »
Les directions générales examinent de plus près les résultats des investissements, les CIO, les CEO et les CFO considérant la concrétisation des bénéfices comme leur principal indicateur de retour sur investissement.
Les dirigeants anticipent un ROI d’environ 27 % dans les deux premières années, puis de 37 % entre trois et cinq ans, et de 48 % au-delà de six ans. Les CISO expriment des attentes similaires, mais insistent légèrement davantage sur les avantages financiers directs.
Pour Rimini Street, ce sera avec de nouveaux ERP. 33 % des répondants estiment que l’avenir réside dans les ERP « agentiques », autonomes et dotés d’une prise de décision pilotée par l’IA. De là, toujours Michael Perica, la nécessité d’« une feuille de route logicielle d’entreprise axée sur les besoins métiers -et non dictée par les fournisseurs. » C’est la façon la plus sûre de « réorienter les ressources, vers des initiatives comme l’IA agentielle, qui amélioreront l’efficacité, renforceront la résilience et soutiendront la croissance et l’innovation à long terme… »
Le modèle ERP traditionnel est en pleine mutation
69 % des dirigeants anticipent des changements importants concernant leurs investissements ERP, a encore chiffré Rimini Street. « Les dirigeants souhaitent avoir la liberté de moderniser et d’innover à leur propre rythme, en s’affranchissant des cycles de mise à niveau imposés par les fournisseurs, qui absorbent les budgets sans générer de valeur ajoutée proportionnelle. »
Pour accroître leur agilité et leur résilience, les dirigeants investissent dans la planification de la continuité des activités (45 %), la recherche de fournisseurs alternatifs (45 %) et le renforcement de leurs effectifs (44 %).
« La dépendance vis-à-vis des fournisseurs reste une source de frustration constante pour 35 % des dirigeants, qui citent les mises à niveau forcées, le manque de flexibilité et les coûts élevés comme autant d’obstacles à la réalisation de leurs objectifs technologiques à long terme… »

