« The Great AI Re-Architecture », un changement fondamental dans l’informatique d’entreprise

95 % des entreprises ont reporté leurs projets d’IA face aux limitations de leur infrastructure, a chiffré Cloudera. Une ré-architecture des données s’impose. L’actuelle n’a pas été conçue pour les besoins de l’IA moderne.

72 % des entreprises estiment que leur architecture de données actuelle nécessite une refonte en profondeur afin de répondre aux exigences futures de l’IA, ce qui suggère que l’infrastructure actuelle n’a pas été conçue pour les besoins de l’IA moderne.

The Great AI Re-Architecture de Cloudera, basé sur les réponses de 1 500 architectes d’entreprise, responsables d’infrastructure cloud et architectes de données du monde entier, met en lumière la transition massive des architectures de données traditionnelles vers des environnements hybrides permettant aux organisations d’intégrer une IA fiable à des données fiables, quel que soit leur emplacement.

« L’ère actuelle de l’IA oblige les organisations à repenser les fondements de leur infrastructure technologique, commente Sergio Gago, CTO, Cloudera. De nombreuses entreprises constatent que les architectures conçues pour l’analytique traditionnelle n’étaient pas adaptées à l’échelle, à la gouvernance et à la flexibilité qu’exige l’IA aujourd’hui. Le succès dépendra de la mise en place d’une infrastructure de données offrant aux organisations la liberté de déployer l’IA là où elle est la plus pertinente, sans compromettre le contrôle ni la sécurité. »

L’IA bouleverse les infrastructures d’entreprise

L’IA a largement dépassé le stade des projets pilotes isolés et est désormais intégrée aux opérations des entreprises. À mesure que les organisations déploient l’IA à tous les niveaux de l’entreprise, elles exercent une pression croissante sur des infrastructures qui n’ont jamais été conçues pour une telle échelle.

Trois quarts (75 %) des répondants affirment que les intégrations d’IA ont modifié les pratiques de stockage et d’architecture des données de leur organisation, tandis que 84 % font état d’une augmentation des coûts d’infrastructure due aux charges de travail liées à l’IA. Ces résultats indiquent que les organisations repensent non seulement l’emplacement de leurs données, mais aussi leur gestion, leur gouvernance et leur mise à disposition pour les systèmes d’IA.

La gouvernance : une infrastructure essentielle

Avec le déploiement de l’IA à grande échelle, la gouvernance devient un élément fondamental de la réussite des entreprises. Plus tôt cette année, l’indice de préparation aux données de Cloudera révélait que 75 % des organisations estimaient que l’IA mettait en évidence les limites de leurs processus de gouvernance existants. Cette dernière étude suggère que ces défis ne font que s’intensifier à mesure que l’adoption de l’IA progresse.

Près des trois quarts (73 %) des répondants affirment que l’IA a complexifié la gouvernance des données, et plus de la moitié (55 %) indiquent avoir retardé ou annulé plus de six projets d’IA au cours des 12 derniers mois en raison de difficultés liées à la gouvernance, à la conformité ou à la réglementation.

Ce défi est accentué par la distribution croissante des données. La quasi-totalité des répondants (97 %) déclare déplacer des données entre environnements au moins une fois par mois, ce qui rend indispensable une gouvernance cohérente entre le cloud, le cloud privé, les infrastructures sur site et les environnements edge pour un déploiement sécurisé de l’IA.

Les architectures hybrides deviennent la nouvelle norme pour les entreprises

Les organisations adoptent de plus en plus d’architectures hybrides pour optimiser les performances, la gouvernance, les coûts et la flexibilité, autant d’éléments essentiels à la réussite de l’IA moderne.

Deux tiers (66 %) des répondants indiquent avoir transféré des charges de travail d’IA d’environnements de cloud public vers un cloud privé ou une infrastructure sur site au cours de l’année écoulée, ce qui témoigne d‘une tendance plus générale vers les architectures hybrides. Ces dernières permettent aux organisations d’exécuter les charges de travail d’IA là où elles sont les plus performantes.

La ré-architecture se concrétisera dans des environnements cloud, sur site, edge et hybrides plutôt que de s’appuyer sur un modèle de déploiement unique. Un quart (25 %) d’entre elles prévoient de privilégier une architecture hybride au cours des deux prochaines années, confirmant ainsi que l’avenir de l’IA en entreprise sera en partie défini par la flexibilité plutôt que par une stratégie d’infrastructure unique.