Une alternative de Combell, delaware et imec aux organisations qui ne souhaitent pas dépendre entièrement des hyperscalers
Ils sont trois, tous belges, avec des expertises complémentaires. Combell, delaware et imec ont signé une lettre d’intention visant à lancer ESAI, l’European Sovereign AI Cloud.
Selon une étude de 2026 menée par Netskope, près de la moitié des employés utilisant l’IA générative le font via un compte personnel. Résultat : des données sensibles de l’entreprise peuvent échapper au contrôle de l’organisation. Les coûts, quant à eux, manquent parfois de transparence. À mesure que le nombre d’utilisateurs et d’applications basés sur l’IA augmente, la facture liée à la consommation de « tokens » peut rapidement grimper.
L’IA devient un défi tant financier que stratégique. De là, la réunion des trois partenaires. Ils se complètent parfaitement : delaware cartographie l’utilisation de l’IA au sein des organisations, assure une gestion centralisée, un contrôle budgétaire et définit des accords clairs concernant l’usage de l’IA ; Combell fournit et gère une infrastructure GPU dédiée, hébergée dans des centres de données européens, offrant une capacité prévisible ainsi qu’un support spécialisé disponible 24h/24 et 7j/7 et imec teste et optimise les modèles d’IA en fonction des applications et des données réelles des entreprises, permettant ainsi aux organisations de sélectionner les modèles les mieux adaptés à leurs besoins.
Des coûts qui s’envolent
En combinant gouvernance de l’IA, infrastructure européenne dédiée et optimisation des modèles, le trio aide les organisations à maîtriser leurs coûts liés à l’IA et à garantir la souveraineté de leurs données.
La proposition ? Permettre aux entreprises de faire fonctionner leurs applications d’IA sur une infrastructure privée située en Europe. A la clé, un meilleur contrôle sur leurs données, leur infrastructure et leurs coûts. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles doivent renoncer à leurs outils ou partenaires d’IA actuels. Au contraire : les entreprises conservent la liberté de choisir leurs propres modèles et solutions d’IA.
Le marché ? Enorme. Mais mieux vaut parler d’opportunité. Selon Flexera, plus d’un tiers des organisations ne suivent pas leurs dépenses liées à l’IA par rapport à un budget défini. Parallèlement, le cabinet d’études Gartner (2026) prévoit que le coût des tâches effectuées par des agents d’IA sera multiplié par plus de cinq d’ici 2028.
delaware a connu cette croissance en interne. Presque tous les collaborateurs, à travers le monde, utilisent des outils d’IA approuvés dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Entre mai et août 2026, l’utilisation de l’IA au sein de l’entreprise a progressé en moyenne de 41 % par mois.
« Les coûts liés à l’IA peuvent augmenter de manière insidieuse, tandis que les employés risquent d’utiliser des outils personnels qui exposent les données de l’entreprise en les plaçant hors de son contrôle, explique Bart Van Kerkhoven, Partner, delaware. Interdire ces pratiques sans proposer d’alternative n’est pas une solution réaliste. Les entreprises doivent offrir à leurs collaborateurs une alternative sécurisée et pertinente, assortie des politiques et d’une gouvernance adéquates. »
Une passerelle unique pour toute l’IA
L’« AI gateway » de delaware constitue un point d’accès unique placé en amont des outils d’IA utilisés par une organisation. Les requêtes émanant des employés, des applications et des agents d’IA transitent par cette passerelle.
Selon les politiques de l’organisation, la passerelle peut supprimer les données personnelles, faire respecter les budgets par équipe, générer un journal d’audit et orienter chaque requête soit vers l’environnement d’IA privé de l’organisation, soit vers un modèle externe. Cela offre aux CFO, aux CIO et aux CISO une vision globale de l’utilisation de l’IA, tout en aidant les organisations à documenter leur conformité avec l’AI Act, la directive NIS2 et le règlement DORA.
Cette passerelle n’oblige pas les entreprises à abandonner les services d’IA qu’elles utilisent déjà. Au contraire, elle ajoute une couche de contrôle et permet d’accéder à des ressources privées, lorsque la sensibilité, l’ampleur ou la prévisibilité de la charge de travail le justifient.
Des ressources dédiées dans des centres de données européens
Les charges de travail liées à l’IA privée seront exécutées sur des serveurs dotés de processeurs graphiques (GPU) dédiés, exploités par Combell au sein de centres de données situés en Europe.
« Nos clients veulent savoir où leur IA est exécutée et quel en sera le coût une fois déployée à l’échelle de toute l’organisation, poursuit Simon Van der Heyden, Managing Director, Combell. Notre réponse est concrète : des GPU dédiés dans des centres de données européens et des capacités prévisibles pour l’IA privée ! »
Combell parle de centres de données répartis sur plus de 30 sites en Europe. La filiale de team.blue développe sa présence en fonction de la croissance de ses clients et du potentiel du marché, permettant ainsi aux entreprises de faire fonctionner leur infrastructure -y compris leurs solutions d’IA- au plus près de leurs activités.
« Bon nombre de nos clients nous confient déjà leurs infrastructures critiques. Lorsque leurs équipes commencent à utiliser l’IA au quotidien, elles exigent la même rigueur : une gestion assurée 24h/24 et 7j/7 par une équipe de confiance, des coûts prévisibles et des données qui restent en Europe, sous juridiction européenne », complète Jonas Dhaenens, President, team.blue. C’est ce que propose Combell : une infrastructure cloud et IA entièrement gérée, hébergée dans des centres de données européens certifiés.
Testé sur les cas d’usage réels des clients
L’environnement privé repose sur des modèles d’IA accessibles au public. Les clients ne sont pas liés à un modèle unique ; ils peuvent en changer à mesure que de nouvelles options, plus performantes, apparaissent.
De son côté, imec apporte son expertise sur l’ensemble de la stack technologique liée à l’IA, afin d’optimiser les modèles et l’infrastructure en fonction des workloads spécifiques à chaque client. Cette approche fournit des preuves bien plus pertinentes que les scores des benchmarks génériques, aidant ainsi les organisations à comparer la qualité et les coûts pour leurs propres cas d’usage. imec et delaware accompagnent les clients dans leurs choix : grâce au « Workload Studio » d’Imec, la solution imec.aistack permet de tester quels modèles offrent les meilleures performances pour les documents et les tâches propres à chaque client.
« La souveraineté, c’est avant tout la capacité de faire des choix. Or, sélectionner le modèle d’IA et l’infrastructure adaptés ne devrait pas relever du hasard. Nous testons différents modèles sur les charges de travail réelles de chaque client et optimisons leurs performances sur l’infrastructure sous-jacente, enchaîne Steven Latré, Vice-President IA, imec. En unissant nos forces en Flandre, nous sommes en mesure de proposer ces capacités plus rapidement sur le marché et de contribuer au développement d’un écosystème d’IA local plus robuste. »
Les entreprises peuvent commencer par une évaluation de leur utilisation actuelle de l’IA : dépenses engagées, outils employés par les collaborateurs, lieux de traitement des données d’entreprise, et identification des charges de travail pouvant être transférées vers une infrastructure privée européenne. Des discussions préliminaires avec des clients sont d’ores et déjà en cours.
Photo: Simon Van der Heyden (Combell), Benjamin Jacobs (delaware), Bart Van Kerkhoven (delaware), Steven Latré (imec), and Jonas Dhaenens (team.blue)


