Les CEO européens redéfinissent les rôles du comité exécutif à l’ère de l’IA, constate IBM

L’étude annuelle IBM CEO révèle que l’accélération de l’IA pousse les CEO à repenser la structuration des rôles au sein du comité de direction afin de générer un impact accru à l’échelle de l’entreprise. 

A mesure que l’IA se généralise dans les entreprises, les CEO subissent une pression croissante pour repenser le fonctionnement des équipes dirigeantes, les processus décisionnels et les structures organisationnelles.

En 2026, 76% des organisations interrogées en Europe disposent d’un Chief AI Officer, une hausse spectaculaire par rapport à seulement 24% en 2025. Par ailleurs, l’analyse montre qu’à l’échelle mondiale, les organisations adoptant une approche « AI-first » dans la conception de leur comité de direction ont déployé 10% d’initiatives IA en plus à l’échelle de l’entreprise que leurs pairs.

Cette évolution structurelle intervient alors que les CEO eux-mêmes gagnent en confiance vis-à-vis de la technologie, avec 60% des CEO interrogés en Europe déclarant être à l’aise pour prendre des décisions stratégiques majeures sur la base d’analyses générées par l’IA.

Une perspective pour les dirigeants belges 

Pour une économie comme celle de la Belgique, fondée sur une forte productivité et une compétitivité mondiale, cette transformation portée par l’IA représente un changement fondamental des opérations.

Ces résultats constituent un appel clair à l’action, explique Bart Windal, Country Manager, IBM Belgium – Luxembourg : « Adapter son organisation à l’IA n’est plus un sujet pour demain, c’est une réalité d’aujourd’hui. L’essor rapide de fonctions comme celle de Chief AI Officer montre que les entreprises prennent le sujet très au sérieux. »

Et de considérer les données sur les compétences comme un indicateur critique pour les entreprises. « Il existe un écart entre la confiance que nous avons dans nos équipes et les compétences dont elles auront réellement besoin. Combler cet écart n’est pas seulement une question de ressources humaines, mais une stratégie centrale pour l’entreprise. Les entreprises qui choisissent d’investir à la fois dans leur technologie et dans leurs talents seront celles qui réussiront. »

Cette perspective locale est soutenue par des dirigeants mondiaux qui constatent une transformation fondamentale de la manière dont les entreprises doivent désormais fonctionner.

Dans la préface de l’étude, Gary Cohn, VP, IBM, écrit : « Le rôle du CEO a toujours été de diriger dans un contexte de rupture. Ce que l’IA change, c’est la vitesse et les conséquences du leadership. Les cycles de décision vont se raccourcir. »

De nouveaux défis exigent de nouvelles formes de leadership

L’étude montre que la responsabilité liée à l’IA dépasse désormais les rôles spécialisés : 83% des répondants européens estiment que tous les responsables fonctionnels doivent devenir des experts technologiques dans leur domaine. Dans les organisations disposant d’un Chief AI Officer, tous les CEO européens interrogés s’attendent à une forte augmentation de l’influence de ce rôle d’ici 2030, au même titre que celle des autres membres du comité de direction.

Reflétant l’importance du facteur humain, 60% des CEO européens estiment également que l’influence du DRH augmentera dans les années à venir.