Le Lenovo CIO Playbook 2026 évoque un « point d’inflexion »

Les CIO ont clairement tendance à faire preuve d’un excès de confiance. Danger ! Alors que 60 % des organisations en sont à un stade avancé d’adoption de l’IA, seules 27% disposent d’un cadre de gouvernance complet en la matière.

Tout va vite. Et en découvrant le Lenovo CIO Playbook 2026, qui s’appuie sur les conclusions d’une étude menée par IDC, on peut se demander si tout ne pas trop vite…

Côté positif, les entreprises sont passées de manière décisive des projets pilotes d’IA à des déploiements à grande échelle, motivées par des avantages avérés et des perspectives de rendements financiers importants. 46 % des PoC en matière d’IA ont déjà abouti à une mise en production, certaines organisations prévoyant un rendement de 2,79 USD pour chaque dollar investi.

Côté négatif, des limites -liées à la qualité des données, à l’expertise interne, à la complexité de l’intégration et à l’alignement organisationnel- entraînent un décalage entre les ambitions et le niveau de préparation.

Par ailleurs, l’IA agentique dépassant l’IA générative en tant que priorité absolue en 2026, ces facteurs empêcheront de nombreuses organisations de tirer pleinement parti du potentiel de l’IA, laissant ainsi de côté des gains importants.

Le temps est venu d’opérationnaliser l’IA

Trois personnes interrogées sur cinq (60 %) ont déclaré qu’il leur faudrait plus de 12 mois avant d’être prêtes à déployer l’IA agentique à l’échelle de leurs opérations, et seules 21 % font état d’une utilisation significative à l’heure actuelle, la majorité étant encore en phase pilote ou explorant activement des cas d’utilisation.

« Les organisations déploient l’IA à l’échelle de l’entreprise, mais trop nombreuses sont celles qui le font sans disposer des compétences, de la gouvernance et du niveau de préparation nécessaires pour passer à l’échelle, observe Ken Wong, President, Solutions & Services Group, Lenovo. Au fur et à mesure que les priorités en matière d’IA évoluent vers l’IA agentique, la prochaine phase ne récompensera plus l’expérimentation, mais celles et ceux capables d’opérationnaliser l’IA dans des environnements hybrides, avec la confiance et l’évolutivité intégrées. »

L’IA hybride désormais privilégiée dans l’architecture d’entreprise

L’étude montre aussi que des considérations commerciales et financières concrètes -garantir la confidentialité des données, mettre en œuvre des stratégies de sécurité avancées et offrir la flexibilité nécessaire pour personnaliser et optimiser les infrastructures- favorisent l’essor permanent de l’IA hybride, un modèle d’exploitation qui combine le cloud public, le cloud privé et le calcul sur site. Près des deux tiers (62 %) préfèrent désormais l’hybride comme modèle principal de déploiement de l’IA.

L’efficacité des infrastructures est un facteur de réussite primordial (21 %), en particulier les systèmes informatiques d’IA hautement performants, évolutifs et économes en énergie, qui figurent parmi les cinq principaux facteurs de réussite de l’IA.

« Les CIO entrent dans une nouvelle phase décisive de l’adoption de l’IA, où l’IA agentique et l’inférence à l’échelle de l’entreprise passent rapidement du stade de l’expérimentation à celui de priorité métier, continue Ashley Gorakhpurwalla, President, Infrastructure Solutions Group, Lenovo. Le potentiel est immense -en matière d’efficacité, d’automatisation et de productivité- mais la plupart des organisations ne sont pas prêtes à exploiter l’IA à grande échelle. La réussite repose sur des fondations solides : une infrastructure sécurisée et écoénergétique, des architectures hybrides flexibles et une gouvernance qui instaure la confiance. Chez Lenovo, nous aidons les entreprises à dépasser le stade des pilotes pour fournir des résultats IA fiables et évolutifs, quel que soit l’emplacement des données. »