« Claude Code for the rest of your work », parce que le travail ne s’arrête pas au code
Après l’élan de Claude Code, Anthropic décline l’autonomie de son IA agentique vers les métiers non techniques avec Cowork. L’IA peut ranger tout dossier, les renommer, synthétiser et produire des livrables comme un collègue infatigable.
Au départ, Claude Code, une IA principalement utilisée par des développeurs. Très vite, Anthropic s’est rendu compte que les utilisateurs s’en servaient aussi pour des tâches bien plus larges que le code : organisation de fichiers, rédaction de documents, préparation de livrables… Cowork est né de ce constat. La proposition : permettre à n’importe quel professionnel de travailler avec Claude comme avec un collègue autonome, sans passer par des prompts techniques ou des échanges interminables.
De fait, en quelques mois à peine, Claude Code a dépassé son rôle strictement technique de producteur de code pour devenir un instrument d’ingénierie logicielle utilisé bien au‑delà des développeurs : il a servi à automatiser bien des tâches de développement, de tests, de déploiement et même au-delà de gestion de fichiers, d’analyse de médias et même de synthèse de conversations.
De Claude Code à Cowork : une évolution naturelle
Sa popularité a poussé Anthropic à multiplier les interfaces Web et intégrations autour de ce noyau agentique. Au point que Claude Code est désormais perçu par tous les devs de la planète comme un outil magique qui leur fait gagner un temps fou ! Comme il y a eu un « moment ChatGPT » début 2023, on vit un « moment Claude Code » !
Cowork ce sont les mêmes pouvoirs que Claude Code accessibles à des utilisateurs non-techniques tout en conservant la puissance d’automatisation. Anthropic parle d’une IA « for the rest of your work ». Autrement dit tout ce qui n’est pas développement.
« Dans Cowork, vous donnez à Claude l’accès à un dossier de votre choix sur votre ordinateur. Claude peut alors lire, modifier ou créer des fichiers dans ce dossier. Il peut, par exemple, réorganiser vos téléchargements en triant et renommant chaque fichier, créer un nouveau tableau Excel avec une liste des dépenses à partir d’une pile de captures d’écran, ou produire un premier brouillon de rapport à partir de vos notes éparpillées » explique Anthropic.
Accès à un dossier, actions en chaîne, livrables prêts à l’emploi
Cowork est construit sur les mêmes fondations techniques de Claude Code ; l’IA peut assumer de nombreuses tâches similaires, mais sous une forme plus accessible et pour des tâches qui n’ont rien à voir avec le développement.
L’objectif est clair : rapprocher Claude d’un véritable binôme de travail, capable d’absorber des tâches bureautiques récurrentes sans exiger de savoir-faire technique.
Le fonctionnement repose sur une logique très concrète : l’utilisateur autorise l’accès à un dossier précis sur son ordinateur ; Claude peut ensuite lire, créer, modifier et réorganiser les fichiers présents.
Anthropic met en avant des cas d’usage immédiatement opérationnels : remettre de l’ordre dans un dossier de téléchargements, convertir des captures d’écran en tableau de dépenses, ou rédiger un premier rapport à partir de notes éparses.
Un agent qui s’appuie aussi sur des connecteurs et le web
La promesse n’est pas seulement de répondre à une demande, mais d’enchaîner plusieurs étapes de travail pour réduire les manipulations et les allers-retours.
Cowork ne se limite pas au stockage local. Il s’inscrit dans l’environnement de connecteurs déjà proposé par Anthropic, qui permet de relier Claude à des services tiers comme Asana, Notion ou PayPal, afin de regrouper des informations et exécuter des tâches dans différents outils.
D’après VentureBeat, Cowork peut également fonctionner avec l’extension navigateur de Claude, afin de prendre en charge des actions impliquant le web (navigation, extraction, formulaires), tout en restant piloté depuis l’application desktop.
En plaçant un agent capable d’agir sur les fichiers au centre de l’expérience, Anthropic avance sur les terres de Microsoft : l’assistant de productivité du quotidien. La différence mise en avant tient au périmètre : au lieu d’un accès large au système, Cowork reste limité à des espaces explicitement autorisés (dossiers, connecteurs), dans une logique plus contrôlée, proche d’un environnement « sandbox ». L’enjeu pour Anthropic est donc d’équilibrer utilité et contrôle : rendre l’agent réellement efficace, sans ouvrir excessivement l’accès aux données.


