Le Global AI Adoption 2025 de l’AI Economy Institute positionne la Belgique entre Israël et le Canada !

La Belgique en 13ème position, avec une progression trimestrielle bien plus rapide que la plupart des pays. Tel est l’enseignement du Global AI Adoption 2025 qui a analysé sur le plan mondial les usages des outils d’IA générative à partir de données de télémétrie de Microsoft. Il prend en compte ChatGPT, Gemini, Claude et Copilot.

Selon l’étude, la Belgique fait partie des pays où l’adoption de l’IA générative est déjà bien établie. Son usage a augmenté de 2,5% entre le premier et le second semestre 2025. 36 % de la population (de 15 à 64 ans) s’est servie de cette technologie dans la deuxième moitié de l’année contre 33,5 % au début de l’année passée. Avec ce taux, la Belgique se classe au treizième rang mondial, derrière Israël (36,1 %), mais devant le Canada (35 %). On notera que dans l’étude les Etats-Unis n’arrivent qu’en 24eme position avec un taux d’adoption de 28,3%…

Globalement, l’adoption mondiale de l’IA a continué de progresser au second semestre 2025, enregistrant une hausse de 1,2 point de pourcentage par rapport au premier semestre, a chiffré l’AI Economy Institute. Près d’une personne sur six dans le monde utilise désormais des outils d’IA générative, une progression remarquable pour une technologie qui s’est récemment démocratisée.

Pour suivre cette tendance, l’institut mesure la diffusion de l’IA en fonction de la part de la population mondiale ayant utilisé un produit d’IA générative au cours de la période considérée. Cette mesure est calculée à partir de données télémétriques Microsoft agrégées et anonymisées, puis ajustée pour tenir compte des différences de parts de marché des systèmes d’exploitation et des appareils, du taux de pénétration d’Internet et de la population des pays.

Nord-Sud, le grand écart

Aucun indicateur n’est parfait ; celui-ci ne fait pas exception. Pour ce rapport, l’AIEI s’est appuyé sur la mesure transnationale la plus fiable actuellement disponible et prévoit de la compléter progressivement avec d’autres indicateurs à mesure qu’ils émergent et se précisent.

Malgré les progrès réalisés en matière d’adoption de l’IA, les données révèlent un fossé grandissant : l’adoption dans les pays du Nord a progressé presque deux fois plus vite que dans les pays du Sud. De ce fait, 24,7 % de la population en âge de travailler dans les pays du Nord utilise désormais ces outils, contre seulement 14,1 % dans les pays du Sud.

Parmi les 30 premiers pays, le classement général est resté stable. Les nations ayant investi tôt et de manière constante dans les infrastructures numériques conservent leur position de leader. Les Émirats arabes unis et Singapour occupent à nouveau les deux premières places, suivis de la Norvège, de l’Irlande, de la France et de l’Espagne. La plupart des autres pays ont peu évolué, confirmant la forte concentration du haut du classement.

IA générative, les Etats-Unis en retrait

Quelques changements sont toutefois notables. La Corée du Sud a réalisé la plus forte progression du premier semestre, gagnant sept places et passant de la 25e à la 18e position, signe évident d’une accélération des investissements et de l’adoption au niveau national. La Belgique a dépassé le Canada. Et les Pays-Bas ont devancé le Royaume-Uni. Mais il s’agit de variations modestes au sein d’un groupe par ailleurs stable. Les États-Unis ont maintenu un niveau d’utilisation élevé en chiffres absolus, mais ont reculé de la 23e à la 24e place, ce qui reflète le fait qu’une proportion plus faible de la population américaine utilise l’IA par rapport à plusieurs pays plus petits et fortement numérisés.

Dans l’ensemble, les données montrent un monde qui adopte l’IA à une vitesse remarquable, tandis que le fossé entre les régions les plus avancées et les plus en retard se creuse. Le défi à venir est de veiller à ce que cette prochaine vague d’innovation profite à un plus grand nombre de personnes, dans un plus grand nombre de régions, et non à un nombre restreint.