L’ère du smartphone comme terminal touche à sa fin, celle du smartphone comme agent commence
L’intégration native de Google Gemini dans l’Honor Magic V5 transforme le smartphone pliable en véritable assistant intelligent, capable d’orchestrer les usages et de redéfinir la productivité mobile.
Quelques jours avant Apple, le chinois Honor avance son nouveau modèle de smartphone. Si, d’une génération à l’autre, le Magic évolue -toujours plus puissant, plus autonome- il franchit un cap stratégique du fait de l’intégration de l’assistant Google Gemini. L’appareil ne se limite plus à exécuter des applications, il agit comme un compagnon cognitif capable de coordonner les services, de comprendre le contexte et de simplifier la prise de décision.
Selon Honor, Gemini n’est plus une application optionnelle, mais une couche transversale intégrée à l’expérience. À l’instar de ChatGPT, Gemini est capable de répondre à des questions simples et peut générer plusieurs options de réponses. L’utilisateur peut ainsi sélectionner celle qui correspond le mieux à ses besoins, et contribuer à l’amélioration continue du chatbot. En outre, Gemini prend en charge la saisie vocale, ce qui permet de poser sa question à l’oral et d’écouter la réponse.
En tant qu’assistant d’IA multimodale, Gemini offre aux utilisateurs la possibilité de lancer une recherche par image en plus du texte. Le chatbot peut aussi effectuer une recherche d’image inversée. Enfin, avec le modèle Imagen 2, Google permet aux utilisateurs de demander à l’assistant de « créer une image » à partir d’une description textuelle.
Rédiger, planifier, résumer un document ou interagir avec la caméra
L’utilisation la plus courante de l’application est la génération de contenus textuels. L’outil conversationnel permet la génération d’idées sur un sujet, la révision de rapports, la rédaction d’e-mails ou même la création de code informatique. Avec Lens, Google offrait déjà la possibilité d’effectuer une recherche sur le web à partir d’une image. Gemini a amélioré cette fonctionnalité en offrant plus de détails.
Accessible par simple appui long sur le bouton d’alimentation ou par un double tapotement, l’assistant peut rédiger, planifier, résumer un document ou interagir avec la caméra et l’écran pour expliquer ce que l’utilisateur voit. La démonstration la plus marquante concerne le multitâche : jusqu’à trois fenêtres côte à côte, avec la possibilité de glisser un élément d’un document vers Gemini pour obtenir une analyse instantanée. L’usage n’est plus centré sur l’ouverture successive d’applications, mais sur la fluidité d’un dialogue continu avec un agent.
Rupture
Cette évolution répond à un besoin tangible : la saturation des écrans et des menus. Les études sur les cas d’usage le montrent : le consommateur veut déléguer des tâches complexes, prise de notes, gestion d’agenda, préparation de réunions, à un système qui comprend le langage naturel et agit en conséquence. C’est une rupture comparable à l’arrivée des smartphones à écrans tactiles en 2007, mais cette fois centrée sur l’intelligence logicielle et la continuité des services.
Comme pour la transition vers le cloud dans les années 2010, cette évolution appelle une recomposition des modèles économiques, des interfaces et des infrastructures. Les prochains mois montreront si cet élan se diffuse au-delà du segment Premium et s’impose dans le quotidien des utilisateurs professionnels comme particuliers. Une chose est certaine : le téléphone portable a cessé d’être uniquement un téléphone, c’est un terminal !
intelligent et agissant.