Des contraintes réglementaires à la pénurie de compétences au niveau mainframe, ça coince !
94 % des responsables informatiques du secteur financier considèrent l’amélioration des opérations informatiques grâce à l’IA comme une priorité élevée, voire absolue. Mais ça coince. Le passage à l’échelle reste complexe.
L’étude « Mainframe AI Study » de Rocket Software & Hanover Research (250 professionnels du secteur bancaire et des services financiers aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, en juin 2026) révèle un marché en pleine maturité. 83 % des répondants ont augmenté leurs investissements en IA pour les opérations informatiques et la cybersécurité au cours de l’année écoulée,
L’auditabilité, essentielle
Oui à l’IA. Un oui franc, déterminé. Toutefois, même si le démarrage semble moins problématique, 40 % des organisations constatent un blocage des initiatives lors de leur déploiement à l’échelle de l’entreprise.
« Les considérations réglementaires, d’audit et de gouvernance constituent des freins courants, explique Neil Fowler, SVP of Hybrid Cloud Engineering, Rocket Software. La réglementation, en particulier, reste un frein… »
78 % des répondants indiquent que les contraintes réglementaires limitent considérablement, voire extrêmement, leur capacité à déployer l’IA. L’auditabilité est par conséquent essentielle : 88 % la jugent très importante, voire extrêmement importante, lors de l’adoption de l’IA pour les opérations et la sécurité informatiques
L’essor de l’IA agentique
43 % des répondants estiment que l’IA conversationnelle est trop dépendante de la qualité de la réactivité et de l’expertise des utilisateurs pour une utilisation opérationnelle concrète.
Pour pallier ce manque, 43 % des entreprises indiquent combiner déjà IA conversationnelle et agentique, l’utilisation étant davantage orientée vers l’agentique dans les grandes entreprises. La moitié des organisations interrogées sont prêtes à déployer l’IA agentique pour détecter les anomalies et corréler les signaux entre les systèmes, ce qui en fait le cas d’usage le plus cité sur le marché.
Le mainframe, un atout en matière d’IA
« Si la pénurie de compétences en mainframe est un défi connu, cette étude démontre que le mainframe lui-même constitue un atout pour l’IA », continue Neil Fowler.
Aujourd’hui, si 81 % des dirigeants qualifient leur déficit de compétences en systèmes mainframe de « très » ou « extrêmement important », 87 % des répondants pensent que l’IA réduira considérablement, voire radicalement, le déficit de compétences en mainframe d’ici deux ans.
« Avec le bon partenaire IA et une plateforme agentielle adaptée, les organisations peuvent déployer leurs initiatives d’IA en toute confiance, réduire la complexité opérationnelle et moderniser leurs systèmes existants sans les perturber », assure Neil Fowler.



