Pour les grands patrons, constate KPMG, la cybersécurité devient la première menace sur la croissance
Les dirigeants misent sur la croissance, alors que la cybersécurité, l’IA et les pénuries de compétences redéfinissent les décisions d’investissement. Telle est la principale conclusion de la 12e édition KPMG Global CEO Outlook. La cyber devant la conjoncture !
Le niveau de confiance des CEO dans les perspectives de croissance à trois ans de leur propre organisation n’a jamais été aussi élevé : 84 % contre 79 % un an plus tôt. En revanche, leur confiance dans l’économie mondiale a reculé, passant de 68 % à 65 % -son plus bas niveau depuis 2021.
Cette confiance dans la croissance est mise à l’épreuve par un paysage des risques en pleine mutation, la cybersécurité et la sécurité des données s’imposant désormais comme les principales menaces. En réponse, 45 % des dirigeants prévoient d’accroître leurs investissements dans la résilience face aux risques cyber et numériques au cours des trois prochaines années, ce qui en fait leur priorité absolue en matière d’investissement.
« Les dirigeants d’entreprise sont confrontés à des défis variés, allant des risques liés à la cybersécurité et aux pressions réglementaires jusqu’à l’impact de l’IA sur les méthodes de travail », observe Gary Wingrove, President & CEO, KPMG.
La cybersécurité avant l’incertitude économique
Le domaine de la cybersécurité illustre le lien le plus direct entre risque et réponse. Il représente la principale menace pour la croissance, le premier poste de dépenses consacrées à l’atténuation des risques et l’un des défis liés à l’intégration de l’IA, montre l’étude. Cela souligne le rôle crucial de la résilience, tant pour soutenir la croissance que pour favoriser l’adoption de nouvelles technologies.
La cybersécurité et la sécurité des données sont désignées comme la menace la plus fréquente pour la croissance, citées par 31 % des CEO. Viennent ensuite l’incertitude économique mondiale (28 %), ainsi que l’instabilité géopolitique et la pression réglementaire (26 % chacune).
Entre risque et réponse
Ces risques ne sont séparés que par cinq points de pourcentage ; la résilience de la chaîne d’approvisionnement suit de près, à 24 %. « Les dirigeants se préparent à faire face à de multiples sources de perturbation, plutôt que d’articuler leur réponse autour d’une préoccupation unique et prédominante. »
Les priorités en matière d’investissement reflètent cet éventail de pressions. La cybersécurité et la résilience face aux risques numériques constituent le domaine où les dirigeants ont le plus accru leurs investissements afin d’atténuer les risques opérationnels ; 45 % d’entre eux l’ont mentionné. Viennent ensuite la conformité réglementaire et le reporting (36 %), ainsi que l’intégration de l’IA dans les opérations et les flux de travail (32 %).
Le domaine de la cybersécurité illustre le lien le plus direct entre risque et réponse. « Il représente la principale menace pour la croissance, le premier poste de dépenses consacrées à l’atténuation des risques, et l’un des défis liés à l’intégration de l’IA les plus souvent cités par les dirigeants », conclut Gary Wingrove.


