Rendez-vous les 17 et 18 novembre 2026, une 13e édition plus cyber que jamais
Organisé par l’ASBL LU-CIX, l’événement a pour vocation de répondre aux défis les plus urgents auxquels sont confrontés les professionnels des TIC aujourd’hui. Deux journées centrées sur les menaces en matière de cybersécurité et les exigences réglementaires.
Deux journées fort chargées. Avec des sessions consacrées à la souveraineté numérique européenne, aux infrastructures de cloud souverain, au renseignement sur les menaces, aux architectures Zero Trust, à la protection des infrastructures critiques, ainsi qu’aux implications concrètes de réglementations telles que NIS2 et DORA.
Des études de cas réels, des analyses d’experts et des tables rondes pour envisager comment les technologies émergentes, les solutions Open Source et la coopération européenne peuvent contribuer à bâtir un écosystème numérique plus sûr, autonome et résilient.
Défaillances, traque des menaces et perspectives de rétablissement : le regard du CERT.LU
Lorsqu’une catastrophe frappe le microcosme d’une entreprise, le monde semble s’arrêter net pendant une fraction de seconde, avant de s’animer frénétiquement, à l’image d’une fourmilière en ébullition. Pourtant, dans l’univers numérique -tout comme dans le monde physique- beaucoup peinent encore à comprendre qu’il n’existe ni « îles isolées » ni « tours d’ivoire ».
Les interdépendances sont telles qu’un coup peut survenir de n’importe où, à tout moment. Croire que l’on est en sécurité simplement parce que le pont-levis est relevé relève d’une conception erronée, bien qu’ancrée, de la sécurité. L’illusion persiste. Car au sein des entreprises ou des institutions, la sécurité n’est pas appréhendée de manière transversale et holistique ; elle reste trop souvent envisagée à travers le prisme de silos cloisonnés.
Le sujet réunira un vaste panel : Cynthia Wagner (CISO,Fondation Restena), Jean-Philippe Boever (Eolis Media Company / Capteurs passifs GridCop), Maxime Clementz (leader du CSIRT, PwC Luxembourg), Paul Jung (analyste et chercheur en sécurité, CERCLE), Tony Jabbour (CSIRT, POST Luxembourg / DEEP) et Ilyes Mahnane (analyste de sécurité, Proximus).
L’héritage de la cybersécurité et de la protection de la vie privée en Europe
IA, informatique quantique, espaces de données, souveraineté numérique… Nous sommes submergés d’informations liées aux contraintes géopolitiques qui y sont associées. Mais que se passerait-il si nous tentions de saisir une vue d’ensemble, en replaçant ces éléments dans un contexte européen et en examinant les liens entre hier, aujourd’hui et demain ?
Une brève rétrospective sur notre parcours s’impose, sur notre situation actuelle et les objectifs vers lesquels nous pourrions tendre. Mika Lauhde (Project Developer, Luxembourg House of Cybersecurity) nous invitera également à explorer pourquoi l’Open Source pourrait jouer, dans ce vaste ensemble, un rôle bien plus important qu’on ne l’imagine.
D’emblée, on songe à deux atouts majeurs : transparence et force collective. A l’indépendance, aussi : l’accès au code permet aux entreprises et aux institutions de ne pas dépendre du bon vouloir ou de la politique commerciale d’un éditeur unique…
Une attaque qui s’enchaîne sans opérateur humain
L’IA qui écrit des mails de phishing ou aide un attaquant à analyser du code, c’est déjà une réalité. Celle qui prend en charge plusieurs étapes d’une intrusion sans intervention humaine directe vient, elle, de franchir un cap.
L’IA transforme la surface d’attaque en entreprise. On voit aussi que les contrôles de sécurité traditionnels laissent subsister des angles morts critiques. À travers une démonstration en direct, Floriane De Lapparent (Cybersecurity Tech Leader, Spike Reply) et Charles Rami (Senior, Solutions Engineer, Noma Security) illustreront comment des interactions avec l’IA, en apparence légitimes, peuvent mener à une exfiltration de données, et quelles mesures concrètes permettent d’atténuer ce risque.
Le message est clair : alors que l’IA de pointe accélère la vitesse, l’échelle et la sophistication des risques cybernétiques existants, les organisations doivent renforcer leurs cadres de gestion des risques TIC et de résilience opérationnelle plutôt que de considérer l’IA comme une catégorie de risque entièrement distincte.
Une IA sécurisée, ça existe ?
L’adoption de l’IA s’accélère dans tous les secteurs, tout comme les erreurs qui l’accompagnent.
Avant même que de nombreuses organisations ne définissent leur stratégie en matière d’IA, leurs employés utilisent déjà des outils d’IA générative publics. Danger ! Au cours de sa présentation, Franco Lavicka (Regional Sales Manager, Thales Cybersecurity Products) présentera un scénario fictif mais réaliste : le parcours d’une organisation qui lance son premier assistant IA interne.
Le titre de la présentation dit beaucoup : « J’avais promis au conseil d’administration que cette IA était sécurisée ! » Ce qui commence comme une initiative d’innovation se transforme rapidement en une série d’incidents de sécurité en cascade.
De fait, l’adoption rapide de l’IA s’accompagne souvent de plusieurs erreurs critiques, qu’elles soient d’ordre technique, stratégique, éthique ou humain. Ces erreurs ralentissent souvent les projets, augmentent les coûts ou exposent les organisations à des risques juridiques et de réputation.
La confiance à l’échelle de l’industrie pharmaceutique : un retour d’expérience de Pfizer
Que faut-il pour gérer les certificats et les accès au sein d’une entreprise de la taille de Pfizer ? Chez ce géant de l’industrie pharmaceutique, la stratégie de cyberdéfense s’appuie aujourd’hui sur une gestion stricte des identités (IAM), le contrôle des accès et le déploiement d’une infrastructure de clés publiques (PKI) pour la gestion des certificats numériques.
Cette session lève le voile sur une transformation concrète : le passage d’un chaos manuel à un contrôle automatisé, avance Koen Franckaert (Managing Director, Sertalink).
Partenaire exclusif de ManageEngine et prestataire agréé par VLAIO pour les programmes d’amélioration de la cybersécurité, l’entreprise belge s’est spécialisée dans la création d’organisations résilientes. Son expertise couvre tout le cycle de vie des menaces : de l’anticipation proactive et l’identification des risques jusqu’à une protection robuste, la détection et la réponse aux incidents. Sertalink propose des solutions de pointe en matière de gestion des identités et des accès (IAM), de gestion des accès à privilèges (PAM), de SIEM et de gestion unifiée des terminaux (UEM).
Pas de bouton « arrêt » : dans les coulisses de la transition de l’UE vers un cloud souverain
Que se passerait-il si un gouvernement étranger décidait de couper l’accès au cloud ? Dans un exposé des plus intéressants, Jean-Pierre Cadiat (Head of the Cloud Centre of Excellence, European Commission) proposera de découvrir de l’intérieur comment la Commission européenne a sélectionné quatre fournisseurs de cloud souverain pour l’ensemble des institutions, organes et agences de l’UE.
Pour rappel, les quatre fournisseurs retenus sont des entreprises européennes sont : Post Telecom, avec ses partenaires CleverCloud et OVHcloud, StackIT, Scaleway, ainsi que Proximus, qui s’associe à S3NS (coentreprise de Thales et Google Cloud), Clarence et Mistral.
Ce marché soutient les efforts plus larges de la Commission visant à renforcer sa propre souveraineté, en consolidant le contrôle stratégique sur des technologies et infrastructures clés.
Les fournisseurs retenus ont été sélectionnés sur la base de leur alignement sur le cadre de souveraineté de l’informatique dans le cloud de la Commission, qui évalue la souveraineté selon huit objectifs.
Plus loin que le Zero Trust : pourquoi la connectivité à distance nécessite plusieurs couches de sécurité
Les utilisateurs distants ne se connectent pas simplement depuis un ordinateur portable sur un réseau Wi-Fi de confiance. Ils se connectent depuis des dispositifs partagés dans les emplacements de terrain, des téléphones personnels et tablettes, des réseaux mobiles que l’organisation ne gouverne pas…
Le modèle Zero Trust peut être fragile, estime MTX Connect. En particulier si l’on se fie uniquement au VPN, qui laissent des angles morts. La plupart des discussions sur le Zero Trust se concentrent sur l’identité, le réseau et les contrôles cloud. Cela a du sens, mais cela laisse un angle mort, estime
MTX Connect applique le modèle Zero Trust au niveau de la couche connectivité mobile et réseau, en complément des traditionnelles solutions d’identité (IAM, PAM) et d’authentification multifacteur (MFA). MTX Connect intervient en intégrant des contrôles directement dans le cœur de réseau mobile.
Cette session, expliquera Evgeniy Maier (Head of Enterprise Sales, MTX Connect), dépasse le stade théorique pour démontrer comment des contrôles multicouches interagissent dans des scénarios réels d’accès à distance.
La rapidité de l’IA, le jugement humain
Il est 03:16 du matin. L’IA détecte une anomalie : une identité compromise, un déplacement latéral, un accès suspect aux données. Chaque seconde compte. « À qui souhaitez-vous confier la prochaine décision ? À la rapidité de l’IA ou au jugement humain ? », questionne Filip Vandaele (Senior Salers Engineer, Benelux, Sophos).
Le lien avec le prestataire de service est capital. C’est ce qu’il démontrera. Trustteam -actif au Luxembourg et en Belgique- est un partenaire Platinum de Sophos. En tant que fournisseur de services managés (MSP), Trustteam intègre directement les technologies de Sophos (telles que les firewalls de nouvelle génération, les antivirus et la sécurisation du cloud) dans les infrastructures informatiques qu’elle conçoit et gère pour ses clients professionnels. Trustteam a notamment été récompensée par le titre de MDR Partner of the Year 2025 pour la Belgique et le Luxembourg par Sophos.
Depuis 2011, Trustteam Luxembourg propose un large éventail de services cloud, qu’ils soient publics, privés ou hybrides. Grâce à trois salles de serveurs privées -dont deux classées « Tier 4 » chez LuxConnect- l’entreprise offre à ses clients le meilleur des trois mondes, selon leurs besoins spécifiques : une combinaison de cloud public, de cloud privé et d’infrastructures sur site (on-premises).
Le D2D (Direct-to-Device), un an après le premier message
Et si les alertes d’urgence pouvaient atteindre les populations même en cas de défaillance des réseaux terrestres ? Depuis le Luxembourg, OQ Technology innove en proposant la première solution européenne de diffusion de messages d’urgence D2D (Direct-to-Device) -une technologie qui permet aux communications par satellite d’ajouter une couche souveraine et résiliente aux systèmes d’alerte à la population à travers l’Europe.
La première diffusion en Europe d’un message d’urgence D2D a été réalisée avec succès au Luxembourg le 19 novembre 2025. C’était la toute première fois sur le continent qu’un signal d’alerte d’urgence est transmis depuis l’espace (via une constellation de satellites en orbite basse – LEO) directement vers des téléphones portables grand public. Aujourd’hui, OQ Technology déploie une constellation souveraine de satellites afin d’assurer une connectivité abordable et fiable à l’Europe et aux régions mal desservies dans le monde.
Omar Qaise (Founder, CEO, OQ Technology) viendra expliquer le potentiel du D2D tant pour des projets civils que militaires, la technologie visant à pallier l’absence ou la panne des infrastructures terrestres traditionnelles. En cas de catastrophe naturelle, de panne générale d’électricité ou de cyberattaque paralysant les réseaux mobiles locaux, les autorités publiques peuvent ainsi continuer à diffuser des alertes critiques à la population de manière souveraine et sécurisée, directement depuis l’espace.
Infrastructure réseau Panduit au service des stratégies de cybersécurité
Panduit aborde la cybersécurité des data centers principalement à travers la protection de l’infrastructure physique, le contrôle d’accès et la sécurisation des équipements critiques (alimentation et connectivité).
Si la gestion et l’acheminement des câbles constitue l’ADN historique de la marque, les besoins évoluent. A mesure que les charges de travail liées au calcul haute performance et à l’IA entraînent une augmentation de la capacité de calcul, de la consommation énergétique et de la densité, les systèmes physiques qui les prennent en charge deviennent de plus en plus critiques. Les organisations doivent gérer des charges thermiques croissantes, assurer une alimentation électrique fiable, prendre en charge une connectivité à haute densité et maintenir une visibilité sur les équipements essentiels.
Panduit aide à relever ces défis interconnectés grâce à une gamme de solutions intégrées, incluant des baies conçues pour le refroidissement direct sur puce (Direct-to-Chip), la connectivité par fibre optique, la distribution électrique, ainsi que la surveillance et la gestion au niveau des baies.
Eli Demey (Territory Account Manager, Panduit) et Marlies Schaillée (Marketing Manager, Benelux et France, Panduit) expliqueront comment
renforcer la cybersécurité dès la base. Comment, aussi, une infrastructure réseau sécurisée, le respect des normes de sécurité du secteur et les solutions innovantes de Panduit contribuent à protéger les actifs physiques critiques et à bâtir une fondation résiliente face aux cybermenaces actuelles, en constante évolution.
Sécuriser l’avenir numérique de l’Europe : souveraineté européenne, renseignement sur les menaces et conformité
Cette session explore la démarche de l’Europe en faveur de sa souveraineté numérique, dans un contexte marqué par la recrudescence des cybermenaces et une situation géopolitique très instable.
Il sera question d’analyses d’ESET en matière de renseignement sur les menaces. Ron Mukherjee (Cybersecurity Expert, ESET Belux) abordera également les réglementations européennes clés -telles que NIS2 et DORA- et examinera comment, en associant des solutions comme le XDR et le MDR, il est possible de renforcer la résilience et la conformité.
Dans un paysage numérique en constante mutation, une approche proactive de la sécurité est indispensable ; ESET s’appuie sur une recherche de classe mondiale et un renseignement sur les menaces performant, soutenus par des centres de R&D et un vaste réseau mondial de partenaires.


