93 % des entreprises françaises redoutent un risque financier ou réputationnel en cas de défaillance
Selon une étude d’Everpure, la France connaît un « déficit de souveraineté ». 58 % des entreprises ne disposent pas de stratégie formelle en matière de souveraineté des données. Danger !
93 % des entreprises françaises estiment qu’une défaillance en matière de souveraineté des données entraînerait un risque financier ou réputationnel important. Malgré l’importance de ces enjeux, 58 % ne disposent toujours pas de stratégie formelle en matière de souveraineté des données, révélant une vulnérabilité dans la gestion moderne des données dans un environnement géopolitique incertain.
La souveraineté des données est devenue un risque majeur pour les entreprises, avec des enjeux allant de l’exfiltration de données liée à des demandes émanant d’autorités étrangères aux potentielles interruptions de service.
Le volet français du Global Data Sovereignty Report 2026, réalisé par le cabinet d’études Vanson Bourne pour Everpure, repose sur les réponses de 300 organisations françaises afin d’évaluer leurs ambitions stratégiques au regard de leur niveau réel de préparation opérationnelle. Le rapport publie des résultats révélant une disparité marquée.
Usage des plate-formes SaaS réduit
Les résultats méritent réflexion. Ainsi, 81 % des répondants accepteraient de renoncer à certaines fonctionnalités avancées pour travailler avec un fournisseur cloud local ou souverain.
Une entreprise sur trois limite déjà l’utilisation des plateformes SaaS reposant sur des infrastructures d’hébergement non-nationales. 37 % ont déjà transféré la majorité ou la totalité de leurs données vers des infrastructures locales ou souveraines. Cette proportion pourrait atteindre 53 % au cours des trois prochaines années. Mais prise de conscience ne signifie pas pour autant préparation suffisante. 58 % des entreprises françaises ne disposent pas de stratégie formelle en matière de souveraineté des données.
62 % n’ont pas de visibilité et de contrôle sur les personnes pouvant accéder à leurs données, les contrôler ou les gérer. données,Pis : 62 % n’ont mis en place aucune stratégie pour atténuer les risques d’exfiltration de données liés aux tensions géopolitiques ou aux interruptions de service… Seules 7 % considèrent la protection contre les demandes d’accès émanant de gouvernements étrangers comme une priorité majeure.
Les risques géopolitiques et opérationnels ne sont toujours pas prioritaires
Ces conclusions mettent en évidence un « déficit de souveraineté » manifeste entre la perception des risques par les instances dirigeantes et l’état de préparation opérationnelle réel. Les initiatives des entreprises françaises restent principalement concentrées sur des mesures tactiques immédiates plutôt que sur les risques opérationnels à long terme.
41 % citent les risques de cybersécurité, notamment les cyberattaques et les fuites de données, parmi les principaux moteurs de leurs initiatives de souveraineté, devant l’adoption de l’IA avec 39 % et les nouvelles obligations réglementaires avec 33 %. À l’inverse, les risques géopolitiques et opérationnels restent moins prioritaires.
« Les dirigeants ont désormais conscience qu’un échec en matière de souveraineté des données peut leur coûter leur poste, mais beaucoup restent concentrés sur les mauvais risques, analyse Alex McMullan,
Chief Technology Officer, International, Everpure. La souveraineté ne concerne pas uniquement le lieu où les données sont stockées. Elle suppose d’en conserver une visibilité et un contrôle complets grâce à une gestion moderne des données. Qui peut accéder aux données ? Quelles juridictions s’appliquent ? Les données ou services essentiels à l’activité peuvent-ils être interrompus ? Toutes les organisations devraient se poser ces questions. »
