Comment SAP aide nos entreprises à passer à la vitesse supérieure

Cloud, intelligence artificielle,souveraineté numérique… Plus que de simples tendances, ce sont les fondements d’une transformation plus large, assure Veerle Van Puyenbroeck, Country Leader SAP Belgium and Luxembourg.

Travailler plus efficacement, oui, bien sûr. Mais plus seulement. A entendre Veerle Van Puyenbroeck durant le SAP Connect Day au Luxembourg, nos organisations veulent s’adapter plus rapidement au changement et saisir de nouvelles opportunités de croissance. « Pour cela, il faut une technologie flexible, intégrée et intelligente… »

Le cloud en est un des fondements. La transition vers le cloud bat son plein au BeLux. La plupart des clients ont aujourd’hui adopté un modèle hybride, dans lequel ils transfèrent progressivement certaines parties de leur infrastructure vers le cloud.

« Les nouveaux clients optent presque exclusivement pour le cloud, tandis que les organisations existantes sont encore en pleine migration. Cette évolution est nécessaire, car les systèmes hérités ont de plus en plus de mal à s’adapter à la rapidité et à la complexité d’aujourd’hui. Le cloud aide à réduire la complexité, à standardiser les processus et à innover plus rapidement. »

IA : du copilote aux agents coordonnés

Selon Veerle Van Puyenbroeck, alors que le cloud en constitue le fondement, l’IA se traduit aujourd’hui principalement par des applications concrètes au sein des processus métier. Joule, le « copilote » de SAP, deviendra l’interface utilisateur d’IA générative des applications SAP.

Par ailleurs, SAP introduit un soutien plus ciblé dans les processus. « Nous mettons à la disposition de nos clients des assistants basés sur les rôles, ainsi que des agents IA spécialisés qui sont intégrés aux processus que nous proposons dans notre suite d’entreprise. »

Selon elle, la différence par rapport aux autres réside non seulement dans ces agents eux-mêmes, mais surtout dans la manière dont ils collaborent. « Avec Joule, nous assurons la coordination des agents, afin que les différentes étapes d’un processus soient harmonisées entre elles. »

L’IA intégrée aux processus métier

Elle souligne également que, chez SAP, l’IA n’est pas dissociée du contexte métier. « Nous avons désormais 53 ans d’expérience dans de nombreux processus métier et secteurs d’activité, et nous mettons à profit ces connaissances pour y intégrer l’IA. »

Cette approche se reflète également dans la manière dont SAP conçoit ses solutions d’IA. « Lorsque la complexité est faible et la valeur ajoutée limitée, on s’appuie sur des capacités d’IA standard dans les processus. Si l’on passe à un contexte plus complexe et à une valeur ajoutée plus importante, on arrive à l’IA générative, que l’on étend au contexte client. Et lorsque la complexité et la valeur ajoutée sont élevées, on développe des solutions véritablement sur mesure pour un secteur spécifique. »

Tous les secteurs n’évoluent pas au même rythme. L’industrie manufacturière, le commerce de détail et le secteur high-tech sont à la pointe de l’adoption du cloud et de l’IA. « Dans ces secteurs, la technologie est profondément intégrée à la planification et à l’interaction avec les clients », explique Veerle Van Puyenbroeck. Dans les secteurs réglementés tels que l’administration publique et les services publics, la transition est souvent plus lente, principalement en raison d’exigences plus strictes en matière de données et de confidentialité.

Et, maintenant, l’entreprise autonome…

SAP a annoncé l’Entreprise Autonome lors de Sapphire 2026 afin d‘améliorer les processus de gestion les plus critiques des organisations. Ce faisant, l’entreprise vise à s’assurer que les personnes et l’IA travaillent ensemble de manière transparente afin que les organisations puissent fonctionner de manière rentable, stratégique et sécurisée.

L’entreprise autonome comprend une plateforme d’IA intégrée pour le développement, l’optimisation et la gestion des agents d’IA. En outre, elle comprend une suite autonome qui automatise les processus de gestion centraux de manière indépendante. SAP introduit également une nouvelle expérience utilisateur qui change la façon dont les gens travaillent avec les logiciels d’entreprise.

La souveraineté numérique, un atout européen

Cette importance croissante accordée au contrôle des données joue en faveur de SAP. 

« La souveraineté numérique représente pour nous une opportunité incontestable, affirme Veerle Van Puyenbroeck. Nous sommes l’un des rares acteurs européens sur ce marché. »

Avec le lancement d’un cloud IA européen, SAP propose différents modèles, allant de l’infrastructure propre à des solutions chez des partenaires, voire dans le centre de données du client.

Le véritable défi : la complexité et le changement

Malgré les progrès technologiques, deux obstacles reviennent sans cesse chez les clients : la complexité et la gestion du changement. « Au fil des ans, les entreprises ont accumulé beaucoup de personnalisations », explique Veerle Van Puyenbroeck, ce qui rend les systèmes difficiles à simplifier et à moderniser.

C’est pourquoi SAP mise sur une approche « clean core » et sur des outils qui analysent et simplifient les processus. Parallèlement, des technologies telles que celles de WalkMe, récemment rachetée, aident à guider les utilisateurs à travers les nouveaux processus.

Technologies sous-estimées et surestimées

Toutes les technologies n’ont pas la même pertinence aujourd’hui. « Les chatbots et les outils d’IA isolés sont parfois surestimés aujourd’hui. Ils fonctionnent bien dans un environnement isolé, mais sont difficiles à déployer à grande échelle. »

Ce qui est encore souvent sous-estimé, ce sont les fondements : les données, l’intégration et la gouvernance. Car sans cette base, il est impossible de déployer l’IA de manière durable. La véritable valeur réside dans ce qui se passe sous la surface.

Priorité pour 2026 : créer de la valeur commerciale

Si elle devait choisir une seule priorité pour les CIO, ce serait sans hésitation la création de valeur. « La technologie doit avoir un impact commercial mesurable », explique Van Puyenbroeck. « Cela peut aller de l’efficacité et de la productivité à de nouveaux services ou à une prise de décision plus rapide. »

Cela exige également un nouveau rôle pour les responsables informatiques. « Le CIO évolue de gestionnaire à partenaire stratégique. L’informatique devient moins un centre de coûts et davantage un moteur de création de valeur. »

Et cela nécessite une collaboration. « On ne peut pas mener des projets d’IA uniquement depuis le service informatique. Il faut l’implication de l’entreprise pour obtenir un véritable impact. »