64 % des entreprises planifient ou mettent en œuvre activement des initiatives ciblées de « réinitialisation » des machines virtuelles
Le choc des prix qui a déclenché le grand « reset » de la virtualisation n’est que l’étincelle. A croire HPE, la perturbation dépasse largement le cadre d’une simple question d’hyperviseur. Le changement pourrait être majeur.
Il s’agit d’un point de bascule dans une convergence de mégatendances : augmentation des coûts du cloud, accélération du développement technologique, pénurie de compétences en matière d’infrastructure et d’exploitation (I&O) et augmentation du volume de vulnérabilités dans les vastes environnements hybrides.
Les décisions prises aujourd’hui façonneront la compétitivité des entreprises pour la prochaine décennie, assure le premier producteur mondial de serveurs. « Ce qui brûle en coulisses, c’est un besoin stratégique de repenser entièrement l’I&O du cloud, afin de donner aux entreprises les moyens de relever les défis grâce à un modèle d’exploitation de cloud hybride agile et simplifié. »
L’enjeu est d’assurer flexibilité et simplification. Il s’agit de construire une couche opérationnelle qui unifie la gouvernance, l’automatisation et la visibilité dans tous les environnements, offrant aux entreprises un contrôle centralisé sur une infrastructure fragmentée. Pour les entreprises performantes, cette transformation opérationnelle n’est pas une simple mise à niveau, mais le tournant décisif qui les distinguera dans les mois et les années à venir.
Pourquoi ce moment est crucial
L’excès de confiance dans la préparation à l’IA et les vulnérabilités opérationnelles se profilent à l’horizon, accentuant les pressions sur les coûts. HPE en est persuadé : « le choc des prix de VMware n’est qu’une partie du défi auquel sont confrontées les organisations d’aujourd’hui. De plus, l’accélération technologique et l’escalade des risques rendent la perturbation actuelle des entreprises beaucoup plus complexe. »
Les pressions sur les coûts s’intensifient. Le changement de licence de VMware a amplifié les difficultés financières, mais il n’est pas le seul responsable, puisque 4 % à peine des entreprises citent les coûts de licence comme le principal catalyseur de la virtualisation, selon l’enquête HPE Business Transformers Community : Great VM Reset Customer Insights Survey (décembre 2025-janvier 2026).
Sous l’effet de l’augmentation du déploiement de l’IA, les coûts du cloud public augmentaient déjà plus vite que prévu, laissant les entreprises avec des factures de cloud en moyenne 17 % au-dessus du budget cette année, a chiffré Flexera. « L’imprévisibilité des coûts est soudainement devenue une préoccupation majeure au niveau du conseil d’administration, car les organisations peinent à gérer les dépenses cloud, ce qui a un impact sur leur capacité à atteindre leurs objectifs commerciaux », note HPE.
L’inaction risque de freiner l’innovation
L’IA, encore. L’accélération technologique est sans précédent. Gartner prévoit que 50 % des ressources de calcul cloud seront consacrées aux charges de travail d’IA d’ici 2029, contre moins de 10 % aujourd’hui. Cette évolution révèle une vérité essentielle : l’IA est la charge de travail hybride par excellence. Elle exige une mise à l’échelle dynamique et des infrastructures de données unifiées, ce que les modèles d’exploitation rigides, basés uniquement sur des machines virtuelles, ne peuvent tout simplement pas fournir.
Négliger ou retarder la prochaine étape stratégique peut s’avérer coûteux, à plus d’un titre. Outre l’explosion des coûts, l’inaction des entreprises risque de freiner l’innovation, de fragiliser les opérations et de les exposer à des menaces susceptibles de compromettre la transformation. L’enjeu principal est de réduire les risques. Deux questions définissent les enjeux pour les directions IT et les responsables d’infrastructure.
Une transformation mesurée
Ce moment de convergence des défis des mégatendances soulève deux questions cruciales : l’une d’un point de vue tactique, l’autre axée sur l’orientation stratégique alignée sur les objectifs de l’entreprise :
- les responsables d’infrastructure se demandent : comment maintenir l’agilité opérationnelle face aux perturbations causées par VMware et à la complexité croissante des solutions hybrides ?
- les CIO se demandent : quel modèle opérationnel permet d’accélérer le processus, de maîtriser les risques et de financer l’IA sans perdre la gouvernance ?
Dans les deux cas, il n’existe pas de solution miracle. Réduire les risques implique de reconstruire, et non de simplement remplacer. « C’est une bonne nouvelle, car notre enquête a révélé que 57 %des entreprises interrogées procèdent déjà à une transformation significative, mais mesurée, plutôt qu’à un remplacement total, prévoyant de faire migrer entre 26 % et 75 % de leur parc de machines virtuelles vers un nouveau modèle d’exploitation d’ici trois ans… »

