Les start-up belges manquent d’ambition. Pourquoi ?

par | Mar 8, 2018 | Business | 0 commentaires

La moitié des entreprises interrogées dans le cadre du Rising Star Monitor, publié par la et , indiquent ne pas avoir l’intention de s’étendre… 

Les start-up belges peuvent-elles conquérir le monde ? La réponse semble incertaine. Si le nombre de nouvelles start-up a augmenté en Flandre (5,4%), en Wallonie (7%) et à Bruxelles (4,3%), leurs ambitions en termes de croissance internationale restent faibles. La moitié des entreprises interrogées dans le cadre du Rising Star Monitor, publié par la Vlerick Business School et Deloitte, indiquent ne pas avoir l’intention de s’étendre. Or cette tendance implique un accroissement des risques, puisque le marché belge est trop limité pour permettre à autant d’entreprises de rester viables…

Près de la moitié des entreprises interrogées ont indiqué qu’elles avaient l’intention de s’étendre, mais pas toujours à une vitesse soutenue. Deuxième élément important révélé par le rapport : les fondateurs négligent souvent de conclure un véritable pacte d’actionnaires, ce qui est inquiétant puisqu’un fondateur sur quatre quitte son entreprise au cours des trois premières années.

«La scène des start-up belges est dynamique, mais le meilleur reste à venir, indique Sam Sluismans, Partner Strategy & Innovation, Deloitte Private. Ces dernières années, l’écosystème a fortement mûri, de nouveaux fonds d’investissement ont été créés, la recherche et le milieu académique jouissent d’une renommée internationale et le gouvernement soutient les start-up au travers d’un certain nombre de mesures. Nous constatons qu’un grand nombre de start-up possèdent une équipe qualifiée, la technologie adaptée et les bons investisseurs. Nous n’attendons plus qu’une chose : les voir conquérir le monde. Pourtant, afin de devenir un pionnier dans la scène internationale des start-up, la devrait intensifier son jeu concernant ses ambitions de croissance internationale…»

50% des start-up belges ont l’intention de se développer

«Beaucoup d’entreprises belges ont un haut potentiel de croissance, mais la grande majorité manque d’ambition. Elles préfèrent rester petites, évitant de procéder à plus de deux nouveaux recrutements dans les cinq ans, pour pouvoir rester parfaitement sous contrôle…. Côté positif, la proportion d’entreprises qui souhaitent croître est passée de 38 % l’an dernier à 44% cette année. Nous sommes sur la bonne voie, mais il faut encourager les fondateurs belges à placer la barre plus haut», explique Veroniek Collewaert, professor of Entrepreneurship, Vlerick Business School.

Une entreprise sur quatre perd son fondateur dans les deux ans et demi

Le Rising Star Monitor montre que de nombreuses équipes fondatrices, quelles que soient leurs ambitions d’expansion, n’envisagent pas de conclure un pacte d’actionnaires dynamique car elles ne les trouvent pas importants ou ignorent tout simplement leur existence. Pourtant, c’est précisément ce type de pacte qui peut aider les fondateurs à se protéger lorsqu’un cofondateur quitte la start-up (pour l’une ou l’autre raison), emportant avec lui une partie considérable des parts de l’entreprise. Étant donné qu’un fondateur sur quatre quitte son entreprise moins de deux ans et demi après sa création, sensibiliser davantage aux pactes d’actionnaires contribuerait fortement à la professionnalisation de la scène des scale-up.

Les scale-up se distinguent par leur approche plus professionnelle des pactes d’actionnaires. Près de 50% d’entre elles appliquent non seulement des clauses plus précises dans leurs pactes, telles que des conditions de rachat et des périodes d’acquisition, mais elles prennent également en compte les différentes circonstances dans lesquelles les fondateurs sont susceptibles de quitter l’entreprise (clauses de cession amiable ou forcée). Il est important pour les scale-up de conclure un tel pacte, car si les départs de fondateurs sont légèrement moins fréquents que dans les entreprises aux ambitions d’expansion plus limitées, ils ont tendance à être plus pénibles : leur finalisation peut prendre jusqu’à un an et demi.

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