Quels leaderships féminins à l’heure du digital ?

par | Mar 8, 2019 | Events, Expérience | 0 commentaires

Le digital peut-il résoudre la pro­blématique de l’équilibre entre vie privée et profession­nelle et donc favoriser les leaderships féminins, questionne le cabinet Roland Berger.

Quels leaderships féminins à l’heure du digital ? Grave question. Le digital est un levier intéressant pour favoriser l’autonomisation des femmes et leur accès à des postes de responsabilité. Mais il n’est qu’un outil, et ne remplacera pas le travail collectif qu’hommes et femmes doivent mener ensemble en vue de l’égalité.

«Cette égalité ne passera pas seulement par la transformation de la sphère professionnelle, mais aussi et surtout de la sphère domestique, estiment Anne Bioulac, Senior Partner, et Charles-Edouard Bouée, CEO, cabinet Roland Berger, à l’issue d’une étude sur la capacité du digital à résoudre la pro­blématique de l’équilibre entre vie privée et professionnelle. Parallèlement les femmes doivent gagner en confiance, s’affirmer et inventer les modèles de leaderships féminins qui leur conviennent. De cette diversité accrue des personnalités et des manières de travailler, les entreprises sortiront gagnantes.»

La plupart des freins à l’accès à des positions de leadership pour les femmes ne viennent pas tant de la sphère professionnelle que de la sphère domestique : 89% de celles qui occupent un poste à responsabilités considèrent que les contraintes familiales sont la première cause de discrimination à l’égard des femmes au travail, nous apprend l’étude. Sans surprise, 64% des répondants considèrent que les hommes ont un meilleur équilibre vie professionnel-vie privée que les femmes. Et 75% des personnes interrogées reconnaissent que la charge mentale est avant tout un phénomène féminin.

Qui dit digital, dit planification

Pour 79% des répondants, le digital a modifié l’équilibre entre vies privée et professionnelle, quand 60% pensent qu’il pourrait contribuer à l’améliorer. En augmentant la qualité et l’accès à l’information, il facilite la planification. De nouvelles formes d’équilibre entre vies professionnelle et privée se développent également grâce à la révolution numérique, comme le télétravail, qui améliore la flexibilité et la capacité organisationnelle. La transformation numérique fait naître beaucoup d’espoir, car elle apporte des outils utiles pour accroître le partage des tâches domestiques au sein du ménage. Elle permet également une meilleure communication entre les couples, par exemple grâce aux agendas partagés et à la messagerie instantanée. Certaines innovations telles que le commerce en ligne et les objets connectés ont également facilité l’exécution des tâches domestiques.

«Pour 62% des femmes, l’intelligence artificielle réduit la charge mentale, relèvent Anne Bioulac et Charles-Edouard Bouée. L’évolution de l’IA devrait également contribuer à faire disparaître certaines tâches domestiques. L’aspirateur robot représente, par exemple, une perspective intéressante, et l’IoT peut permettre l’exécution intelligente et automatique des tâches domestiques quotidiennes. De même, les assistants virtuels pourraient révolutionner l’organisation et l’exécution des tâches domestiques et familiales...Mais ce n’est ni un remède miracle, ni une solution universelle !»

Le télétravail ? Un nouveau risque de déséquilibre…

Les progrès ne vont pas toujours dans la bonne direction. En effet, même si les nouvelles technologies permettent d’accroître la productivité, elles ne sont pas en mesure de résoudre de manière satisfaisante le problème de la répartition des tâches. En outre, soulignent les auteurs, ces avancées pourraient faire peser encore plus de tâches sur les épaules des femmes en raison de la numérisation (impôts, gestion bancaire et administrative, etc.).

Un nouveau déséquilibre entre hommes et femmes pourrait apparaître si le télétravail reste l’apanage des femmes. De plus, si le digital améliore la répartition du travail domestique au sein du couple, il n’est pas suffisant sans un accompagnement ad-hoc (formation, communication…). «Pour tirer pleinement parti de la révolution digitale, il est indispensable de transformer la culture et les comportements. En outre, repasser, cuisiner, amener les enfants à l’école… Toutes ces tâches exigent la présence d’un être humain. La plupart des tâches fastidieuses restent ‘physiques’; aucune alternative numérique n’est encore envisagée, même si les premiers robots domestiques sont en test.»

Pour finir, les opinions divergent : certains voient le numérique comme une merveilleuse occasion de combler les inégalités entre hommes et femmes, tandis que d’autres l’envisagent avec méfiance. En revanche, les jeunes actifs sont très optimistes quant à l’impact du digital sur l’amélioration de l’équilibre entre vies professionnelle et privée. En effet, 73% d’entre eux estiment que les outils numériques les aideront à concilier leur vie professionnelle et leur vie privée, sans doute parce qu’ils les utilisent régulièrement. De fait, 32% des propriétaires d’assistants vocaux aux États-Unis sont âgés de 18 à 29 ans, alors que seulement 9% ont entre 55 et 64 ans. Les personnes âgées restent profondément sceptiques, probablement parce qu’elles ne réalisent pas l’étendue des possibilités du numérique. Il existe donc toujours une grande disparité entre les groupes d’âge.

Transformer la culture et les comportements

Les Européens ont tendance à être plus pessimistes. Concernant la capacité du numérique à favoriser une meilleure répartition des tâches au sein du couple encore plus de tâches sur les épaules des femmes en raison de la numérisation (impôts, gestion bancaire et administrative, etc.). «Un nouveau déséquilibre entre hommes et femmes pourrait apparaître si le télétravail reste l’apanage des femmes. De plus, si le numérique améliore la répartition du travail domestique au sein du couple, il n’est pas suffisant sans un accompagnement ad-hoc

Pour tirer pleinement parti de la révolution numérique, il est indispensable de transformer la culture et les comportements. En outre, repasser, cuisiner, amener les enfants à l’école… Toutes ces tâches exigent la présence d’un être humain. La plupart des tâches fastidieuses restent «physiques», et aucune alternative numérique n’est encore envisagée, même si les premiers robots domestiques sont en test. Pour finir, conclut le cabinet Roland Berger, les opinions divergent : certains voient le numérique comme une merveilleuse occasion de combler les inégalités entre hommes et femmes, tandis que d’autres l’envisagent avec méfiance.

Quels leaderships féminins ? Globalement, les jeunes actifs sont très optimistes quant à l’impact du numérique sur l’amélioration de l’équilibre entre vies professionnelle et privée. Mais est-ce une surprise ? 73% d’entre eux estiment que les outils digitaux les aideront à concilier leur vie professionnelle et leur vie privée, sans doute parce qu’ils les utilisent régulièrement (32% des propriétaires d’assistants vocaux aux États-Unis sont âgés de 18 à 29 ans, alors que seulement 9% ont entre 55 et 64 ans). Les personnes âgées restent profondément sceptiques, probablement parce qu’elles ne réalisent pas l’étendue des possibilités du numérique. Il existe donc toujours une grande disparité entre les groupes d’âge. Qui plus est, les Européens ont tendance à être plus pessimistes…

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