Fin de l’aventure pour . En redressement judiciaire, la start-up belge venait pourtant de dépasser le million de livraisons.

La croissance de Take Eat Easy n’a pas suffi. En l’espace d’un an, la start-up, la première à livrer des repas en vélo, avait connu une croissance mensuelle de plus de 30%, franchi le cap du million de commandes, accru son portfolio de restaurants partenaires de 450 à 3 200 et sa base de clients de 30 000 à 350 000…

Contrainte et forcée, l’enseigne n’est pas parvenue à terminer une troisième levée de fonds. Or, cet argent était nécessaire pour continuer à croître… Clap de fin, donc. Fondée à Bruxelles en septembre 2013 après être passée par l’incubateur Nest’Up, Take Eat Easy faisait pourtant office de pépite. On la montrait en exemple, et pas seulement sur le territoire national. En 2015, l’enseigne avait réussi à lever 16 millions EUR en deux opérations, auprès de l’incubateur allemand Rocket Internet, mais aussi des fonds d’investissement britanniques DN Capital et Piton Capital, ainsi que du fonds Eight Roads Ventures (filiale européenne du géant Fidelity). Bien. Mais pas assez face à la concurrence.

De fait, l’enseigne faisait face à de nombreux concurrents sur le secteur de la livraison de repas à domicile, tels que l’historique Allo Resto, le Britannique , l’allemand Foodora et l’américain UberEATS, le plus récent.

Même si le modèle de Take Eat Easy aurait pu finir par devenir rentable selon son créateur, la société belge n’a pas réussi à convaincre les investisseurs de lui donner une chance de parvenir à ses objectifs. «Nous savions que nous devions nous préparer puisqu’un de nos investisseurs avait acquis et investi massivement dans un de nos propres concurrents, explique , CEO, pour expliquer cet échec. Et maintenant Foodora et Deliveroo ont réussi une importante levée de fonds. Malheureusement pour nous, ils ont réussi et ont ensuite annoncé une levée de fonds encore plus importante la semaine d’après : cela ne nous a pas aidé !»

Depuis sa création en 2013, Take Eat Easy s’est développée et était présente dans 20 villes européennes, dont Bruxelles, Paris, Bordeaux, Rennes, Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Berlin, Madrid et Londres.

Si la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, c’est avant tout un véritable coup dur pour les 4 500 coursiers indépendants qui travaillaient pour la start-up, et dont certains risquent d’attendre longtemps le règlement de la leur prestation du mois de juillet 2016. Une déception également pour les 3 200 restaurants partenaires du service, dont certains reprochent aux dirigeants de Take Eat Easy de les avoir prévenu, et de facto laisser tomber, à la toute dernière minute.

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Clap de fin pour Take Eat Easy
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Clap de fin pour Take Eat Easy
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Fin de l’aventure pour Take Eat Easy. En redressement judiciaire, la start-up belge venait pourtant de dépasser le million de livraisons.
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