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Windows Server 2008 R2… SP1 en vue!

Par La rédaction, le Lundi 5 Juillet 2010
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Le moteur des ventes? La virtualisation. Avec Windows Server 2008 R2, elle est aujourd’hui mature. Et, surtout, économique



13 juillet 2010, fin de vie de Windows Server 2000. Fin, aussi, de la phase de support standard de Windows Server 2003. Deux échéances importantes, mais dont Christophe Van Mollekot, Product Marketing Manager, Server & Tool, Microsoft Belgium & Luxembourg, relativise l’impact sur les ventes de Windows Server 2008. «Voici plus d’un an que le marché a été prévenu. Avec nos partenaires, nous avons fourni un énorme travail d’information, qui s’est traduit par une accélération des migrations. Aujourd’hui, en Belgique, on compte à peine 6,2% des serveurs sous Windows Server 2000. Certes, il y aura des retardataires; il y aura aussi des irréductibles, comme les inconditionnels de NT4!»

De même, ce n’est pas davantage Windows 7 qui accélère les ventes de Windows Server 2008 R2. «Nos clients ont bien compris l’intérêt d’une approche commune, mais les migrations ne sont que rarement conjointes, estime Erwin Vanluchene, HP ProLiant & BladeSystem - ISS Business Unit Manager. Elles sont phasées, ne serait-ce qu’en raison de l’importance des investissements et des ressources à allouer.
Généralement, on débute par le serveur -un déploiement plus simple


Selon HP, tout dépend du cycle de renouvellement des clients. Le plus souvent, on privilégie dans un premier temps l’infrastructure avant de s’intéresser réellement aux postes de travail et à la périphérie. «Ca coûte moins cher et ça peut rapporter gros, relève Erwin Vanluchene Les économies sont réelles. C’est le ROI qui est déterminant.»

Chez Altran, on estime que les fonctionnalités de Windows 7 peuvent, à elles seules, justifier une migration du serveur. «Après l’échec de Vista, Windows 7 apparaît enfin comme une évolution intéressante à partir de Windows XP», commente Nicolas Fiastre, Consultant IT. Les synergies entre Windows 7 et Windows Server 2008 R2 ne constitueront probablement pas le facteur décisif, mais c’est assurément un plus; chaque nouveauté doit être éprouvée avant d’être assimilée au sein de l’infrastructure globale de l’entreprise, surtout quand elle concerne des accès sécurisés sur un serveur.

Guy Jéhu, Senior Consultant, System Solutions, voit dans Windows 7 et Windows Server 2008 R2 un couple très intéressant pour les entreprises, tout particulièrement si on a souscrit à la Software Insurance, auquel cas on peut gérer l’infrastructure en utilisant Microsoft Desktop Optimization Pack, qui inclut App-V, Med-V et un système centralisé de gestion des GPO. «DirectAccess et BranchCache sont des éléments qui intéressent beaucoup les sociétés, mais la solution DirectAccess est relativement complexe à mettre en œuvre -nécessité d’utiliser un système PKI et d’utiliser de l’IPv6. De façon générale, la gestion d’un parc équipé en Windows 7 est plus souple grâce aux nouvelles possibilités apportées par les nouvelles GPO.»

«Windows Server 2008 R2 est un sujet très intéressant d’un point de vue technique, mais si l’on s’inscrit dans une perspective business, il convient surtout de le considérer comme une base pour les applications et, par conséquent, plutôt comme une technologie d’appui», résume Geert Baeke, Technology Manager, Xylos.

Et de poursuivre: «Chez Xylos, nous n’implémentons pas de projets 100% Windows Server 2008 R2: les mises en œuvre du serveur sont toutes liées au déploiement de nouvelles applications.» Ainsi, les mises à niveau d’Active Directory. Il s’agit de migrations d’envergure -de 1.500 à plus de 10.000 utilisateurs. Le motif de la migration est généralement un «rafraîchissement» de l’infrastructure en raison d’une évolution vers Exchange Server 2010.

A quel rythme ces migrations? Difficile à dire. Chez Altran, on observe que si plus de 50% du parc géré tourne encore et toujours sous Windows Server 2003 R2, les migrations sont planifiées. Certaines, même, accélérées -«parce que le gain en contrôle et en support matériel est suffisamment significatif pour le justifier», relève Marko Kalsan, Consultant IT.

Chez l’éditeur, on note que la réactivité a été plus rapide en Belgique que dans la plupart des autres pays. «D’une certaine manière, nous avons devancé l’accord qui lie aujourd’hui HP et Microsoft en remportant, ensemble et très rapidement, d’importants projets», commente Christophe Van Mollekot. Rappelons ici que l’accord en question, officiel depuis le début de l’année, vise à dépasser l'interopérabilité de surface pour fournir une intégration en profondeur de l’infrastructure et des applications.
Cette approche -basée sur un modèle «infrastructure to applications» est fournie aux clients sous la forme d’offres intégrées aussi bien pour les grands environnements de data centers hétérogènes que pour les PME. L’alliance avec HP est un vrai succès.


Tout aussi significative, la réaction de certains secteurs. En Belgique, le secteur public -très engagé dans d’importants projets de virtualisation dans un souci légitime d’économie- a été le plus prompt à réagir. Exemple, la SNCB. De là, le succès de la distribution Windows Server 2008 R2 Datacenter Edition, livrée pour mettre en oeuvre rapidement et simplement la virtualisation. Distribution la plus complète de la gamme Windows Server 2008 R2, elle inclut les fonctions de répartition de charge, de clustering, de serveur de fichiers et d'Active Directory. «Un vrai best seller en Belgique!», note Christophe Van Mollekot.

Ah! la virtualisation… Le «driver» des ventes! Avec cette version R2, elle est aujourd’hui mature, reconnaissent les différents partenaires de Microsoft. Et, surtout, économique. Hier, la virtualisation était un choix; aujourd’hui, comme elle est intégrée au serveur, la question ne se pose plus. En quelques mois, Hyper-V s’est imposé comme une alternative sérieuse aux produits concurrents, renchérit Microsoft.

Hyper-V est un plus, en particulier en PME, confirme Gauthier Robe, Consultant Solution Architect IT, Altran. «Bien qu’inférieur en maturité à VMware ESX, Hyper-V offre une bonne base pour les petites entreprises souhaitant virtualiser une ou deux applications critiques tournant sur des anciennes versions de Windows ou ne nécessitant pas un hardware récent. Le passage à Windows Server 2008 R2 se fait selon la demande des applications à installer. Pour un SharePoint 2010 ou un Exchange 2007/2010, la question ne se pose pas. Une migration n’est pas organisée

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