«Vitesse ne signifie pas précipitation!»
Timo Elliott, Senior Director, Strategic Marketing, SAP Business Objects
° Décider, c’est d’abord réfléchir. Avons-nous réellement besoin du temps réel pour réduire les temps de réponse?
«Lorsque la demande et l’offre technologiques se rejoignent, le monde avance. En quelques années, le coût du MB est passé de 100 USD à un 0,01 USD. Et cela s’est fait, somme toute, assez naturellement. J’en dirais autant pour la technologie ‘in memory’: la fonction crée l’organe. L’objectif est non seulement de pouvoir décider plus vite, mais aussi plus simplement»
° Des informations organisées en lignes plutôt qu’en colonnes. Une révolution tient parfois à peu de choses!
«... Les bases de données en lignes traitent les informations comme un élément de base de stockage; il n’est pas possible d’accéder à un attribut de dossier sans avoir auparavant récupéré l’ensemble du dossier. Les bases de données orientées colonnes permettent, elle, d’aligner les données en fonction d’un attribut. De ce fait, lorsque l’on exécute une requête, seules les données qui doivent être analysées sont récupérées. Voilà pour le principe. D’un point de vue IT, cela élimine le stockage intermédiaire, les outils d’intégration et les processus en temps différé. Sans éliminer complètement la base de données, on aura besoin de moins de disques, ce qui, in fine, permettra de simplifier l’architecture.»
° Encore faut-il que les données soient exactes …
«Des algorithmes contrôlent la logique, voire l’exactitude, des chiffres; nous proposons aussi cette notion de contrôle intelligent pour les mots. Notre Text Analytic Technology approche les mots de façon sémantique. En fonction du cadre d’une discussion, d’un exposé ou d’un sujet donné, la technologie évitera les confusions qui pourraient embarquer l’utilisateur sur une fausse piste. Au mot ‘Washington’, par exemple, la recherche se fera en fonction du contexte -la ville, le district, l’Etat, George Washington, Dinah Washington. Cette fonction disponible en 22 langues permet éviter d’emmener l’utilisateur dans l’histoire du jazz alors qu’il traite d’un sujet politique!»
° Mais l’erreur est aussi humaine. Que proposez-vous alors?
«Nous fournissons des outils de décision et leur mode d’emploi. L’usage de l’outil est du ressort de l’utilisateur. Par contre, nous essayons de l’aider le mieux possible. Notre solution StreamWork, par exemple, permet de partager des documents, de communiquer en messagerie instantanée ou de créer des matrices Swot (Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats). Le but est d’aider à définir un problème, de trouver la bonne information ou expertise, d’évaluer les alternatives et de prendre une décision. Cette plateforme permet de piloter le processus décisionnel; collaborative, elle est complémentaire aux réseaux sociaux.»
° Mais la décision stratégique demande du recul, pas de la précipitation …
«La décision stratégique vise le futur, donc l’inconnu. Et il n’y a pas de données sur l’inconnu! Seulement des suppositions, des extrapolations et des tendances qui, elles, sont basées sur les informations du passé et, depuis, BO 4.0, du présent. On complète donc l’arsenal des données. Les décisions tactiques, par contre, profitent pleinement de l’instantanéité de la disposition des informations. Et nous pouvons même aller plus loin en automatisant des décisions simples... Souvenez-vous du ‘shoke’ en automobile. Avant, il était manuel. Le conducteur prenait la décision, plus ou moins appropriée, de l’enclencher. Aujourd’hui, il est automatique. Les données de température et de densité de l’air provoquent automatiquement son enclenchement et son arrêt. Plus besoin de décision humaine; plus de risque, non plus, de mauvaise décision. Notre approche de la BI est similaire!
«Nous avons découvert, il y a peu, la dangereuse différence entre l’économie virtuelle et l’économie réelle. Ne risquons pas le même divorce douloureux entre temps utile et temps réel. Ce dernier n’est utile que s’il correspond au but poursuivi.»
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