Virtualisez sans plus attendre!Lundi 21 Avril 2008
Trop de serveurs inactifs. Donc trop de pertes d’énergie pour rien… Passez d’une activité basée sur les serveurs à une activité reposant sur les tâches!
Il y a dix ans, un serveur consommait environ une centaine de watts; aujourd’hui, selon IDC, la majorité des serveurs actuels en consomment pratiquement quatre fois plus. En même temps, les data centers concentrent plus de serveurs dans un même espace; on est passé de 7 à 14 serveurs par «rack»!
Cette augmentation conjointe des puissances, des quantités et des densités a progressivement entraîné une croissance de 15% dans la consommation électrique des data centers. Et le plus préoccupant dans ce phénomène est que la puissance absorbée par les serveurs est majoritairement restituée sous forme de chaleur... Les entreprises doivent, par conséquent, prévoir un «budget refroidissement» supérieur de 125%, faute de quoi leurs centres de données se transforment en étuves.
Pas de retours sur investissement pour autant. En effet, les serveurs consomment 30% de leur puissance totale absorbée… en étant inactifs. En considérant que la moyenne des serveurs reste inactive durant environ 80% du temps de fonctionnement, on imagine aisé¬ment les niveaux de pertes corollaires! Seule solution: reconsidérer la manière de gérer son infrastructure informatique. Un serveur par application, ce n’est plus tenable, estime-t-on chez Citrix. Il faut virtualiser. Autrement dit, permet¬tre à plusieurs applications d’opérer sur la même «boîte» physique, ce qui réduit considérablement le nombre de machines physiques au sein du centre de données, et par conséquent la puissance totale consommée. La consolidation du nombre de serveurs installés réduit par la même occasion les besoins en systèmes de refroidissement.
A la clé, des économies substantielles. En faisant appel à la virtualisation, on constate en général des taux de consolidation atteignant 10 machines virtuelles par serveur; ceci signifie qu’au moins 9 «boîtes» sur 10 ont pu être retirées du centre de données… Selon les estimations de VMware, le «basculement» d’une application pour qu’elle opère sur une machine virtuelle peut être synonyme d’une économie de l’ordre de 150 EUR par an en économies d’énergie, tandis que les économies de refroidissement peuvent dépasser 180 EUR, sachant par ailleurs que ces économies ne pourront qu’augmenter au fil du temps. Il n’y a pas de petites économies! Avec PowerSmart, par exemple, Citrix vient d’introduire une fonctionnalité permettant d’intégrer au cœur même de l’infrastructure de mise à disposition d’applications une capacité de réduction de la consommation d’énergie des data centers. Le responsable informatique peut définir différentes stratégies de mise en veille de certains serveurs en fonction des niveaux de trafic applicatif. A la clé, une gestion plus efficace de la consommation d’énergie durant les heures de trafic moins élevé. Les avantages sont doubles: l’entreprise prolonge la durée de vie de ses infrastructures existantes tout en réduisant sa consommation d’énergie et son utilisation de ressources de refroidissement.
L’évolution est claire: capitaliser sur la virtualisation pour une meilleure utilisation de la puissance consommée. i En somme, passer d’une approche basée sur serveurs à une approche basée sur tâches.
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Piliers du projet «Branch of Tomorrow» de Dexia, les serveurs HP BladeSystem et les clients légers HP Compaq t5720






