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S’attaquer au TCO du desktop

Lundi 18 Mai 2009

Augmenter la flexibilité du poste de travail et réduire ses coûts administratifs. Il y a urgence!



S’attaquer au TCO du desktop
Gartner n’y va pas par quatre chemins. La virtualisation du poste de travail est la seconde des dix technologies susceptibles de marquer le plus fortement de leur empreinte les systèmes d’information, à court et moyen terme. Et pour cause: il s’agit ni plus ni moins que d’industrialiser massivement l’administration de postes de travail, dont les coûts indirects d’exploitation pourraient représenter jusqu’à 50% de la facture.

En décembre dernier, lors de la présentation de View -précédemment VMware VDI-, VMware n’a dit rien d’autre. «Désormais, vous pouvez réduire le coût total que représente la gestion des applications et des postes de travail et renforcer la sécurité des données en mettant des postes de travail et des applications Windows à la disposition des utilisateurs à partir du datacenter. Vous pouvez également remplacer les PC traditionnels par des machines virtuelles et gérer individuellement vos systèmes d’exploitation, vos applications, votre matériel et les utilisateurs depuis un point central.»


Cette approche de la virtualisation du poste client consiste à partitionner un serveur en plusieurs machines virtuelles, accessibles à distance et exécutant toutes un environnement de travail: le poste de travail, matérialisé potentiellement par un client léger se contente alors d'accéder à ce poste virtuel et de réaliser un simple affichage de l'environnement de travail distant.

Autre acteur de poids, Citrix. En février 2009, l’éditeur présentait XenDesktop 3, une solution d'allocation de bureaux virtuels, que ceux-ci soient engendrés par XenServer ou par d'autres hyperviseurs, y compris ESX de VMware, voire par des PC physiques, comme des PC lame. La version 3 de XenDesktop apporte principalement des capacités de traitement en local: «Dans un parc d'entreprise maîtrisé, les bureaux virtuels des utilisateurs pourront s'exécuter soit au niveau du serveur, comme dans la version 2, mais aussi au niveau du poste client, si la machine le permet. Ce basculement de l'exécution est complètement transparent pour l'utilisateur», explique Guillaume Le Tyrant, Product Manager, Citrix.


Les avancées sont rapides. Par rapport à VDI, VMware franchit une étape majeure avec View 3 en supprimant tout lien de dépendance entre plate-forme matérielle, système d’exploitation et applications -un rôle qui revient à View Manager chargé de faciliter la gestion centralisée des images de postes de travail et qui supporte plusieurs types de sessions. Autre composant clé, View Composer. Basé sur la technologie VMware Linked Clone, il permet de créer rapidement des images de postes de travail qui partagent un disque virtuel avec une image maître.

VMware View 3 apporte la dernière pierre à l’édifice vClient présenté à l’occasion du salon VMworld 2008 de septembre, en réponse à ce que son PDG, Paul Maritz, a alors nommé le «dilemme du poste de travail», à savoir l’obligation pour les entreprises de choisir entre des clients lourds ou des clients légers. Les clients lourds, ou PC en configuration maximale, incluent un jeu complet d’applications de bureautique mais s’avèrent particulièrement complexes à gérer. Quant aux clients légers, s’ils sont plus abordables, sécurisés et économiques à gérer, ils n’offrent généralement pas toutes les fonctionnalités, la flexibilité ou la compatibilité des clients lourds. Avec VMware View 3, VMware estime mettre fin à ce dilemme: les utilisateurs peuvent bénéficier des avantages de ces deux types de clients à la fois.


Dans la course, également, Microsoft avec MDOP 2008 (Microsoft Desktop Optimization Pack). Cette suite d’outils d’administration et de déploiement d’applications -centrée sur la technologie de virtualisation d'applications App-V, héritée du rachat de SoftGrid- réunit une suite d'outils d'administration et de déploiement d'applications sur les postes clients à des tarifs très avantageux… pour autant que l’on ait souscrit au programme de maintenance Software Assurance.

Pour sortir du carcan de Microsoft, IBM propose Virtual Linux Desktop, une solution complète de bureau virtuel mise au point avec les éditeurs Virtual Bridges et Canonical, à l’origine d’Ubuntu. Les utilisateurs peuvent accéder à leur bureau virtuel depuis n'importe quel terminal, qu'il s'agisse d'un ordinateur de bureau, d'un PC portable ou d'un client léger. Le système d'exploitation du poste client n'a pas non plus d'importance. Il peut être Windows, Linux, Mac OS X ou autre chose. Le principal argument commercial que mettent en avant les trois fournisseurs est naturellement celui du coût.

Sun n’est pas en reste. Sur base de la technologie allemande Innotek, la filiale d’Oracle propose Virtual Box. Simple à déployer, la solution -téléchargée 11 millions de fois, avec 3,5 millions d’enregistrements depuis le lancement en octobre 2007- s'installe sur les postes de travail Windows, Linux, MacOS X et même Solaris. Virtual Box, aujourd’hui en version 2.2, permet de faire tourner différents environnements de travail et de passer de l'un à l'autre à l'aide d'un simple clic de souris. Parmi les nouveautés, l’adoption du standard OVF (Open Virtualization Format) du DTMF (Distributed Management Task Force), qui permet une plus grande interopérabilité avec les autres solutions et environnements du marché.

Simplifier le déploiement d'applications, réduire l'incompatibilité et assurer la sécurité: Novell fait le grand écart!

Eliminer les problèmes de compatibilité d'applications sur des ordinateurs de bureau Windows. En ajoutant cette fonction au produit ZENworks, Novell permet de créer des applications virtuelles dans un fichier unique isolé, qui peuvent être déployées et fonctionner en toute sécurité. De quoi réduire les problèmes liés au déploiement de nouvelles plates-formes du système d'exploitation telles que Vista, limiter les appels vers des centres d’appels et accroître la productivité de l’utilisateur.

Avec ZENworks Application Virtualization, la seule solution de virtualisation d'application du marché incluant des modèles préconfigurés pour les logiciels de gestion d'entreprise populaires, il est possible de virtualiser et déployer des applications en moins de 20 minutes.

Les applications encapsulées par Zav sont prêtes à l'utilisation. Elles ne requièrent pas d'installation ou de configuration et elles ne sont pas soumises aux éventuels problèmes de dépendance ou de conflits de librairies DLL. En effet, chaque conteneur embarque en son sein les librairies et composants nécessaires à la bonne exécution de l'application ou des applications qu'il contient. Lors d’une migration, il devient possible de faire cohabiter Office 2003 avec Office 2007 ou Internet Explorer 6 avec la version 7 afin de préserver la compatibilité avec les documents ou applications de l'entreprise.

Une fois packagées, les applications encapsulées par Zav peuvent être déployées sur des clés USB mais aussi au travers du réseau au moyen de tout logiciel de déploiement, comme Microsoft System Center SMS, LANDesk, BMC Configuration Management, Altiris Client Management Suite ou Novell ZENworks.

Novell positionne sa solution comme une réponse aux demandes des entreprises à la recherche d'une solution pour simplifier et réduire les coûts de la gestion des changements applicatifs sur le poste client. Zav devrait aussi simplifier grandement la migration des applications lors d'une montée de version ou d'un changement du système d'exploitation.

C’est aussi, indirectement, une solution de sécurité. Du fait des fonctions insérées dans la couche de virtualisation, on peut en effet contrôler les tranches horaires d'utilisation d'une application, définir des dates de péremption ou limiter l'usage en fonction de l'emplacement de l'utilisateur. On peut notamment circonscrire l'accès à une application au seul bureau et l'interdire depuis le domicile d'un salarié. En couplant Zav aux applications de contrôle du poste client de Novell, il devient même possible d'interdire l'usage d'une application en cas de détection d'une faille critique ou en cas d'usage «frauduleux»…


Novell a certifié plus de 70 applications logicielles sur Zav dont Firefox, Microsoft Office, de nombreux clients d’ERP et les applications d'Adobe. L'éditeur fournit des modèles de packaging pour nombre de ces programmes, mais chaque entreprise a aussi la possibilité de créer ses propres packages à sa guise.

ZenWorks Application Virtualization complète un portefeuille de solutions déjà bien garni, qui comprend notamment la solution d'hypervision incorporée à SuSE Linux Enterprise Server, Novell Zenworks Orchestrator et une solution de client léger.



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