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Révolution copernicienne

Jeudi 16 Décembre 2010

Se concentrer sur ce que les services apportent plutôt que sur la façon dont les services sont mis en oeuvre ou hébergés...



Révolution copernicienne
De 0,20 EUR HT à 0,30 EUR HT par heure et par cœur et de 0,15 EUR HT à 0,30 EUR HT par mois et par GB de stockage. C’est Extreme factory. Avec ce service, Bull cible prioritairement les PME, les cabinets d’étude et les studios de création 3D, qui ne disposent souvent pas de moyens suffisants pour posséder leur propre centre de calcul, et qui pourront ainsi louer les services de Bull avec une tarification attractive...

Moins originale, mais révélatrice de la mutation du secteur: Infrastructure-to-Applications de HP et Microsoft. Un «private cloud» clé en main! Concrètement, HP apporte toute la chaîne de l’infrastructure, du poste de travail aux serveurs, composants réseau et stockage; Microsoft, de son côté, fournit la couche logicielle allant du poste de travail (systèmes d’exploitation et applications) au datacenter (systèmes d’exploitation, outils de management et applications). Bref, une offre «end-to-end» sous forme de «pack» avec un accompagnement pour la mise en service -soit pour une mise en place «from scratch», soit pour une migration et une intégration avec l'existant. Une fois installé, le «pack» permet, en fonction de l'activité, de basculer d'une lame à une autre (aussi bien dans le même châssis -de 16 lames maximum- qu'entre serveurs distinct, voire avec un data-center distant) de manière totalement transparente et «à chaud». En somme, une régulation des ressources en temps réel, automatisée et transparente, qui s'apparente à la fin du monitoring...

Un fournisseur de technologies avec un éditeur de solutions logicielles. Ou un fournisseur de technologies avec un opérateur. Pour leur part, Colt et Unisys rassemblent leurs compétences respectives reprises, pour le client, dans un contrat initial d’une durée de trois ans reposant sur la mise en œuvre par Unisys d’un environnement de «cloud» dans les data centres de Colt. Unisys pourvoit en infrastructures -matérielles et logicielles- au bon fonctionnement des applications client et en assure la gestion. Le tandem formé pour l’occasion propose aussi bien de l’Infrastructure-as-a-Service que du Platform-as-a-Service et du Desktop-as-a-Service.

Pour Gartner, ces exemples sont révélateurs de la rupture qui s'est créée, apportant une nouvelle opportunité de modeler la relation entre ceux qui utilisent les services informatiques et ceux qui les proposent. Pour la première fois, insistent ses consultants, nous avons la possibilité de nous concentrer sur ce que les services nous apportent plutôt que sur la façon dont les services sont mis en oeuvre ou hébergés...

IBM en est persuadé: c’est à l’industrie à faire sa révolution. En sortant le «cloud» de la masse informe et polyvalente dans lequel on l’a présenté initialement pour le spécialiser: finances, assurances, industrie, télécoms, etc. Une verticalisation est nécessaire parce qu’il n'existe pas une réponse unique à ce qu'apporte le «cloud» dans une entreprise.

Le flou dans lequel le «cloud» a été maintenu jusqu’ici indispose, assure-t-on encore chez «Big Blue»: les entreprises veulent un accord contractuel... et pas donner leur numéro de carte de crédit! Aujourd’hui, IBM propose des offres sans engagement, mais aussi des services sur abonnement bénéficiant de réduction sur le prix final. Cette contractualisation s'accompagne de SLA comme une disponibilité de 99,5%, la possibilité de personnaliser les instances choisies à partir d'un catalogue de services, de prioritisation avec un classement (silver, gold, platinum...).



Si cet exemple est parlant, la stratégie «cloud» pour une entreprise nécessite en amont une méthodologie pour fixer ses besoins et ses capacités de migration vers tel ou tel type de déploiement. C’est ce que propose CSC via son Cloud Adoption Assessment: durant 6 semaines et en collaboration avec les équipes internes de l'entreprise, CSC établit un état des lieux de l'infrastructure et identifie les opportunités que peuvent présenter le Cloud pour l'entreprise.

Avec son Cloud Adoption Framework, capable de visualiser et de prendre en compte l'ensemble des éléments nécessaires à la proposition de solutions, IBM propose aussi une forme d’accompagnement pour comprendre l'intérêt du «cloud» et s'adapter aussi à l'orientation des entreprises et organisations -certaines sont plus sensibles à la technologie, d'autres à la réduction des coûts.

Les 5 conseils d’Avanade

- Partir d’une stratégie clairement définie. Dans un souci évident d’efficacité, identifier préalablement les services et les applications qui pourraient être déplacés vers le «cloud» et qui soutiendront la stratégie.

- Etudier les coûts. Evaluer les coûts associés à un service informatique interne, et les comparer avec des services dans le «cloud». Ceci définira ce qui doit être géré en interne et ce qui peut passer dans le «cloud».

- Définir un calendrier. Déterminer la direction que doit prendre l’entreprise pour atteindre le but final. Evaluer les produits et les plates-formes à soutenir ou sur lesquelles s’appuyer.

- Préparer la migration - La migration et l’intégration de systèmes propriétaires peuvent demander des ressources supplémentaires. Préférer des partenariats ou des fournisseurs crédibles pour simplifier l’implémentation, l’accélérer et en réduire le coût.

- Conduire une opération pilote - Débuter par une application personnalisée qui démontrera ou non l’opportunité en s’appuyant sur des éléments comme l’échelle, la puissance de calcul ou la bande passante.


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