Rentable, par-delà le mode de financementVendredi 22 Juillet 2011
Accès immédiat, rentabilité immédiate. Centrez-vous sur les gains fonctionnels générés via des technologies que l’on n’aurait pas osé introduire autrement.
OPEX plutôt que CAPEX. Tant pour les fournisseurs de technologies, que pour les opérateurs, ce serait là le nouveau «driver» des communications unifiées sous forme de service.
«A l’heure où il est difficile de faire passer les budgets en interne, accéder aux communications unifiées en mode ‘as-a-service’ va booster le marché, assure Luk Proot (Belgacom). Le marché n’a jamais été aussi sensible aux notions de prédictibilité et de visibilité. Sans compter le souhait de se décharger des aspects opérationnels. Aujourd’hui, si les entreprises n’hésitent plus à externaliser, c’est principalement parce qu’elles n’ont plus envie d’investir!» Vrai. Sauf que l’on parle de communications, nuance Thierry Grégoire (Aastra), et que l’ombre du PBX reste imposante. «Culturellement, ce PBX a toujours trôné dans l’entreprise. Passer en mode service prendra du temps. Souvenons-nous de l’échec du centrex... Je ne dis pas que nous n’y arriverons pas, mais je pense qu’il faudra du temps, alors qu’aux Pays-Bas, par contre, les UCaaS s’imposent rapidement.» Luc Luyckx (Telenet) fait le même constat. A l’entendre, les grandes entreprises restent attachées à la notion de propriété de leur central téléphonique, tout en externalisant la gestion de l’infrastructure, jugée trop critique. «Or, le central téléphonique est la pièce maîtresse de la solution de communications unifiées. Les autres composantes d’une offre de communications unifiées pourraient souffrir de cette méfiance, au risque d’en faire une solution entièrement insourcée et se privant alors des bénéfices du XaaS. Nos entreprises semblent assez frileuses au niveau de la sous-traitance des communications unifiées. Le contrôle du TCO en est probablement la raison principale. Le modèle ‘as a service’ n’est donc pas, dans l’immédiat, le premier critère de décision pour l’adoption d’une offre de communications unifiées...» De fait, notre marché est relativement conservateur, confirme Christophe Masse (Dimension Data). Si, globalement, on préfère encore et toujours acquérir des technologies, Il est temps de penser différemment. Et, d’abord, faire les comptes. Que coûtent les multiples licences que nous n’utilisons que partiellement, voire pas du tout? «Mieux vaut se centrer sur les gains fonctionnels. Notamment avec des technologies que l’on n’aurait pas osé introduire autrement. Je pense aux multiples applications de la vidéo. L’idée est de voir comment améliorer notre façon de travailler.»
Luc Verschaffel confirme: «Les technologies évoluent trop vite. Aussi, les acquérir sous forme de services permet d’en disposer rapidement et, surtout, pouvoir en calculer le résultat, les gains...» De toute évidence, les avantages des communications unifiées dépassent les simples gains obtenus en termes de gestion et d’efficacité opérationnelle. Si l’évolutivité accrue et la rationalisation des capacités permettent d’optimiser les ressources, les avantages ne s’arrêtent pas là. En effet, la centralisation des fonctions clés de traitement simplifie les tâches administratives, ainsi que la gestion des mises à niveau.
On est loin du modèle de financement. Pour Stephan Moelans (Siemens Enterprise Communications), «on peut chiffrer aisément les gains sur les coûts en trafic, ne serait-ce que par la convergence fixe-mobile. Ou sur les économies en termes d’infrastructure du fait de la rationalisation. On peut encore chiffrer l’économie sur la facture électrique. Mais on ne peut avancer des économies précises au niveau de la productivité dans la mesure où celle-ci variera fortement d’une entreprise à l’autre, voire d’une activité à l’autre...» Et Stephan Moelans de prendre comme exemple la web conference. Réunir ses collaborateurs autour d'une plateforme virtuelle pour une réunion de travail, des formations ou encore des séminaires peut être très rentable. Tous les participants, devant leurs ordinateurs et munis d'une connexion internet, communiquent et échangent des données en temps réel à distance.... Rentable? Chez Siemens Enterprise Communications, «payback» en 17 mois!
On n’est jamais mieux servi que par soi-même! Siemens Enterprise Communications a redéployé ses communications sur base de deux «clouds» pour desservir 14.000 employés répartis sur 134 sites dans 30 pays, incluant 16 centres de contacts dans 14 pays...
Résultat? 132 PBX supprimés et autant de systèmes de messagerie, mais aussi 12 centres de contacts. Payback en 17 mois, assure le promoteur d’OpenScape Cloud Services. Les dépenses -sur base annuelle- sont été réduites de 62% (de 8,5 millions d’EUR à 3,2 millions d’EUR). Mais ce ne sont pas les seules sources d’économie. A l’Agence fédérale allemande pour l’emploi -le plus important déploiement de SEN au départ de 165.000 postes téléphoniques-, la consommation électrique a baissé de 24,4 GWh à 5,4 GWh, soit un gain financier de 2.444.520 EUR sur base annuelle. Enfin, avec une réduction de l’empreinte carbone de 15.367 tonnes à 3.372 tonnes, SEN insiste sur le caractère «green» des communications unifiées... Dans la même rubrique :
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Repenser la culture communicante






