Remplissez votre «piggy bank»!Vendredi 13 Février 2009
Suréquipement, ancienneté des infrastructures, manque d’information… En matière d’«eco-efficiency», tout reste à faire!
Google réfléchit à la possibilité d’installer un data center sur des bateaux alimentés par l'énergie des vagues. De son côté, Microsoft a testé le rafraîchissement à l'air libre de ses serveurs sous une tente exposée à tous vents…
Derrière ces projets, un seul et unique objectif: réduire la consommation des data centers. Non seulement, les data centers ont la mauvaise habitude d'avaler les kW en mode glouton, mais ils produisent aussi de la chaleur en grande quantité. Il faut donc les refroidir pour qu'ils ne tombent pas en panne, avec des systèmes qui eux-mêmes consomment. Résultat: dans un data center, l'informatique n'est responsable que d'un tiers de la consommation électrique! Pour le reste, il faut blâmer la climatisation et... l'alimentation électrique. Il est urgent d'agir: les coûts énergétiques des centres informatiques seront plus importants que les coûts d’équipements à l’horizon 2015 Pour une fois, la crise tombe plutôt bien! Les économies d'énergie riment en effet avec des économies sonnantes et trébuchantes, incitant les industriels et les utilisateurs à se mobiliser. Comment? En réorganisant les salles serveurs afin de les optimiser, soutiennent Emerson et APC: définition d'allées de confinement, climatisation près des points chauds, etc. Pour leur part, VMware, Citrix et autres adeptes de la virtualisation rappellent qu'il faut augmenter l'efficacité des serveurs souvent exploités à tout juste 10% de leur puissance; en diminuant leur nombre, on réduit mécaniquement la consommation électrique. Enfin, côté constructeurs, on redouble d’imagination: multiplication des capteurs, outils d’analyse et d’optimisation de la consommation, etc.
Le problème est que 56% des directions informatiques n’ont aucune idée de leur besoins en énergie électrique; 70% d’entre elles ne savent pas estimer la facture électrique de leurs data centers et seules 5% payent directement la facture électrique de leurs centres informatiques.
Plus précisément, l’économie des infrastructures informatiques est marquée par au moins deux handicaps. D’abord, c’est la règle du sous-emploi qui prévaut, avec suréquipement pour faire face aux rares périodes de pointe, et un taux d’occupation réel de chaque serveur d’environ 10%. Souvent encore, le principe est d’affecter un serveur à une application... Seconde tendance: l’ancienneté des infrastructures. La plupart des matériels ne sont pas en ligne avec la réglementation RoHS (Restriction of the use of certain Hazardous Substances in electrical and electronic equipment). En matière d’«eco-efficiency», tout reste à faire! 0 Watt en mode veille… Une «première» signée Fujitsu Siemens Computers!
Lancé au CeBIT 2008, l’écran zéro watt est maintenant une valeur établie sur le marché. Cette année, en première mondiale, Fujitsu Siemens Computers présente le PC zéro watt -pas la moindre énergie en mode veille, tout en restant administrable. Les premiers modèles dotés de cette nouvelle fonction, les PC ESPRIMO Green, sont attendus au début du troisième trimestre.
La plupart des PC vendus actuellement par les grands constructeurs consomment entre 1 et 5 W en veille. Fujitsu Siemens avait déjà abaissé cette limite à 0,5 W. En atteignant une consommation nulle, l'Allemand se démarque nettement de ses concurrents. Détail? La consommation électrique par poste bureautique est estimée à environ 878 kWh par an, soit autant que cinq réfrigérateurs domestiques. Or, à mesure que les techniques progressent, la consommation énergétique des équipements informatiques augmente. Les ordinateurs personnels, les périphériques, les serveurs de données, réclament des quantités d'électricité toujours plus importantes. Les responsables des achats doivent préférer les matériels qui consomment moins d'énergie, quitte à les payer plus cher à l'achat. Ainsi, les écrans LCD consomment 1,5 fois moins d'électricité que les écrans cathodiques. Pour tous les autres produits informatiques, le label Energy Star de l'Union Européenne permet de comparer rapidement plusieurs matériels afin de choisir les modèles les plus efficaces en termes de rendement énergétique et de performance. Dans la même rubrique :
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