Selon Iron Moutain, nous mésestimons le risque que présentent les documents papier et perdons de vue la gravité des menaces auxquelles les employés les exposent, souvent intention de nuire...
Trop souvent, on se fie à notre bon sens pour déterminer si l'on peut ou non manipuler les informations confidentielles ou sensibles. Mais à qui la faute? Sans politique clairement établie, nous déciderions nous-mêmes des pratiques qui nous semblent acceptables.
Iron Moutain a tiré le portrait de l'initié en situation d’espionnage économique. Ou, plutôt, les portraits. Ils sont au nombre de quatre: l'«initié négligent», le type le plus fréquent, le plus souvent un exécutant qui laisse fuiter des informations accidentellement; l'«initié naïf», qui répond sans se méfier à des études de marché intéressées ou d’autres escroqueries procédant par abus de confiance; l'«initié saboteur» qui organise délibérément la fuite d’information, souvent un employé mécontent qui se sent lésé, et, enfin, l'«initié déloyal» qui envisage généralement de quitter rapidement l’entreprise.
Si les politiques internes de gestion de l’information doivent absolument tenir compte de chacune de ces catégories de risque, comment, en revanche, procéder avec les employés qui font rentrer des informations confidentielles? Dans son étude, Iron Mountain révèle que plus de la moitié des employés interrogés (53%) feraient volontiers part des informations recueillies à leur employeur.
L’analyse des réponses obtenues nous apprend que beaucoup parmi les sondés seraient surpris d’être accusés de comportement indigne. De plus, ils seraient nombreux à considérer que la faute revient à l’entreprise, trop négligente dans la protection de ses informations confidentielles.
Iron Mountain a souhaité savoir quel comportement les employés de bureau sondés adopteraient, en Europe, s’ils découvraient par hasard des informations confidentielles sur un concurrent. Les réponses obtenues révèlent des disparités frappantes entre les quatre pays européens étudiés. Par exemple, plus des deux tiers (69%) des employés en France n’hésiteraient pas à révéler des informations confidentielles s’ils en avaient l’occasion, contre 57% en Espagne, 50% au Royaume-Uni et seulement 33% en Allemagne. Les employés de bureau allemands sont ceux qui rechignent le plus à communiquer des informations obtenues accidentellement, puisqu’ils sont moins d’un tiers des sondés (32%) à l’envisager, contre 51% au Royaume-Uni, 61% en France et 63% en Espagne.
Une conclusion très intéressante s’impose à la comparaison des résultats de l’étude: le comportement des employés est directement lié à la politique de protection des données de l’entreprise et à la manière dont elle leur est communiquée. Ainsi, les sondés allemands sont de loin les plus nombreux à indiquer que les informations confidentielles sont clairement estampillées comme telles dans leur entreprise (67% des employés, contre 56% au Royaume-Uni et en Espagne et seulement 49% en France) et ils sont 80% à déclarer connaître les consignes de leur entreprise vis-à-vis des informations qu’il est ou non possible de sortir de l’entreprise, 66 % au Royaume-Uni et un peu plus de la moitié des sondés en France et en Espagne (57 et 56%.)
Trop souvent, on se fie à notre bon sens pour déterminer si l'on peut ou non manipuler les informations confidentielles ou sensibles. Mais à qui la faute? Sans politique clairement établie, nous déciderions nous-mêmes des pratiques qui nous semblent acceptables.
Iron Moutain a tiré le portrait de l'initié en situation d’espionnage économique. Ou, plutôt, les portraits. Ils sont au nombre de quatre: l'«initié négligent», le type le plus fréquent, le plus souvent un exécutant qui laisse fuiter des informations accidentellement; l'«initié naïf», qui répond sans se méfier à des études de marché intéressées ou d’autres escroqueries procédant par abus de confiance; l'«initié saboteur» qui organise délibérément la fuite d’information, souvent un employé mécontent qui se sent lésé, et, enfin, l'«initié déloyal» qui envisage généralement de quitter rapidement l’entreprise.
Si les politiques internes de gestion de l’information doivent absolument tenir compte de chacune de ces catégories de risque, comment, en revanche, procéder avec les employés qui font rentrer des informations confidentielles? Dans son étude, Iron Mountain révèle que plus de la moitié des employés interrogés (53%) feraient volontiers part des informations recueillies à leur employeur.
L’analyse des réponses obtenues nous apprend que beaucoup parmi les sondés seraient surpris d’être accusés de comportement indigne. De plus, ils seraient nombreux à considérer que la faute revient à l’entreprise, trop négligente dans la protection de ses informations confidentielles.
Iron Mountain a souhaité savoir quel comportement les employés de bureau sondés adopteraient, en Europe, s’ils découvraient par hasard des informations confidentielles sur un concurrent. Les réponses obtenues révèlent des disparités frappantes entre les quatre pays européens étudiés. Par exemple, plus des deux tiers (69%) des employés en France n’hésiteraient pas à révéler des informations confidentielles s’ils en avaient l’occasion, contre 57% en Espagne, 50% au Royaume-Uni et seulement 33% en Allemagne. Les employés de bureau allemands sont ceux qui rechignent le plus à communiquer des informations obtenues accidentellement, puisqu’ils sont moins d’un tiers des sondés (32%) à l’envisager, contre 51% au Royaume-Uni, 61% en France et 63% en Espagne.
Une conclusion très intéressante s’impose à la comparaison des résultats de l’étude: le comportement des employés est directement lié à la politique de protection des données de l’entreprise et à la manière dont elle leur est communiquée. Ainsi, les sondés allemands sont de loin les plus nombreux à indiquer que les informations confidentielles sont clairement estampillées comme telles dans leur entreprise (67% des employés, contre 56% au Royaume-Uni et en Espagne et seulement 49% en France) et ils sont 80% à déclarer connaître les consignes de leur entreprise vis-à-vis des informations qu’il est ou non possible de sortir de l’entreprise, 66 % au Royaume-Uni et un peu plus de la moitié des sondés en France et en Espagne (57 et 56%.)
Voici ce qu’il faut retenir: les mesures mises en place pour éviter toute fuite des informations confidentielles et sensibles de l’entreprise semblent inciter les employés à adopter un code de conduite qu’ils appliquent d’emblée aux informations appartenant à des tiers.
La frontière entre comportement éthique et contraire à l’éthique est -et restera- floue. La curiosité est un penchant naturel qui, au mieux, stimule la créativité et la motivation. Qu’un employé soit fasciné par les secrets de la concurrence peut signifier sa loyauté envers son employeur et son intérêt pour son secteur d’industrie. S’il nous serait difficile de ne pas jeter un œil à la présentation Powerpoint que visionne votre voisin dans le train, salarié d’une société concurrente, ou d’ignorer la conversation d’employés d’un concurrent faisant une pause devant la machine café entre deux sessions de conférence, la plupart d’entre nous refuseraient d’entrer par effraction dans les locaux d’une entreprise pour copier ou voler des informations confidentielles. Mais entre ces deux extrêmes, finalement, seul notre propre code moral peut nous guider. Des consignes claires de gestion de l’information semblent aider les employés à définir ce code.
En d’autres termes, les directives de gestion de l’information les plus efficaces ne sont pas simplement celles qui protègent physiquement l’information en contrôlant les conditions de stockage, de distribution, d’accès, de sécurité et de destruction, voire même celles qui sensibilisent les employés aux risques de divulguer des informations par inadvertance. Non, ce sont celles qui encouragent les employés à considérer les informations de leur entreprise avec un sentiment de fierté, de propriété et de responsabilité.
La frontière entre comportement éthique et contraire à l’éthique est -et restera- floue. La curiosité est un penchant naturel qui, au mieux, stimule la créativité et la motivation. Qu’un employé soit fasciné par les secrets de la concurrence peut signifier sa loyauté envers son employeur et son intérêt pour son secteur d’industrie. S’il nous serait difficile de ne pas jeter un œil à la présentation Powerpoint que visionne votre voisin dans le train, salarié d’une société concurrente, ou d’ignorer la conversation d’employés d’un concurrent faisant une pause devant la machine café entre deux sessions de conférence, la plupart d’entre nous refuseraient d’entrer par effraction dans les locaux d’une entreprise pour copier ou voler des informations confidentielles. Mais entre ces deux extrêmes, finalement, seul notre propre code moral peut nous guider. Des consignes claires de gestion de l’information semblent aider les employés à définir ce code.
En d’autres termes, les directives de gestion de l’information les plus efficaces ne sont pas simplement celles qui protègent physiquement l’information en contrôlant les conditions de stockage, de distribution, d’accès, de sécurité et de destruction, voire même celles qui sensibilisent les employés aux risques de divulguer des informations par inadvertance. Non, ce sont celles qui encouragent les employés à considérer les informations de leur entreprise avec un sentiment de fierté, de propriété et de responsabilité.






Une entreprise sur cinq partage des données clients... sans les protéger!




