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Green Solvay

Jeudi 11 Février 2010

L’ICT de Solvay aide le groupe à atteindre ses 25 objectifs de développement durable !



Green Solvay
Réduire de 20% ses émissions à effet de serre, réduire de 20% également la part de la route dans le transport de produits en Europe, réduire de 30% au moins l’intensité énergétique de ses flottes de véhicules… Au total, pas moins de 25 objectifs de développement durable. Date d’échéance: 2020. «D’une manière générale, explique Michel Joannès, un des Innovation Managers, Solvay Information Services, ces défis ont trait à notre rôle de grand consommateur et convertisseur de ressources naturelles -énergies fossiles, calcaire, eau et sel. Egalement à l’orientation de notre portefeuille de produits et de services et à notre expansion géographique avec ce que cela implique au niveau socio-économique

Chez Solvay, on est convaincu qu’un maximum d’innovations en matière de développement durable viendront de la chimie. L’enjeu est donc perçu comme une formidable opportunité. Qui plus est, à l’instar des autres entités du groupe, l’implication de l’ICT, via la division Solvay Information Services, est totale.

«L’ICT pèse 2% de l’empreinte carbone du groupe. On pourrait tenter de la réduire de moitié. A 1% donc. Nous aurions bonne conscience et nous pourrions être fiers du travail accompli… Tout bien réfléchi, nous estimons que nous avons mieux à faire en aidant les différentes unités du groupe à travailler sur les 98%. En somme, participer à l’effort général du groupe en contribuant activement aux 25 objectifs qui ont été fixés. Comment? En proposant nos compétences aux autres unités, partant que l’ICT participe grosso modo à 17% de l’activité générale


Partons d’un exemple. Certaines unités travaillent sur de nouveaux procédés en matière d’énergie -en particulier l’électrolyse. Le support, dans ce cas, peut consister à proposer de la capacité de calcul, à soumettre des modèles mathématiques avancés, à faire de l’exploration de données. «Bref, aller plus loin que notre rôle de prestataire de service, résume Michel Joannès. En nous investissant réellement dans les projets qui conduiront aux 25 objectifs fixés.»

Participer activement à l’objectif global du groupe ne signifie pas négliger les utilisateurs de ressources ICT à adopter de nouvelles pratiques. En mars 2009, un challenge spécifique «Green IT» a été lancé, le but étant d’identifier et de déployer une série de «best practices». Ici encore tout un chacun y a été invité, quelle que soit sa fonction ou sa localisation dans les différentes unités du groupe. Date butoir: décembre 2009.

Le but consistait à enregistrer un maximum de propositions. Certaines faisaient sens, d’autres moins. Ces idées ont ensuite été consignées, validées et organisées. Il en reste aujourd’hui 50. C’est encore trop pour un guide de «best practices» à l’attention de l’ensemble du personnel. Mais qu’importe. Elles ont le mérite d’exister. In fine, 10 seulement seront retenues. «Et comme ce projet n’a pas pour but de rester au stade des bonnes intentions, trois seront imposées au cours de cette année, enchaîne Michel Joannès. Le verbe verbe ‘imposer’ peut choquer, mais l’exercice n’a rien d’intellectuel: il faut passer à l’action. Ce sera ce 1er mars 2010!»


Des propositions dans tous les domaines, on s’en doute. Majoritairement, elles concernent (39%) la consommation électrique. Michel Joannès s’attendait à davantage -«d’autant que les économies potentielles se traduisent par un résultat immédiat: 1 watt c’est 3 EUR par an!» Beaucoup d’idées, aussi, relatives aux impressions. Concrètement, des propositions autour du papier et des consommables.

De manière fort intéressante, les idées soumises sont relativement éloignées des bonnes pratiques des fournisseurs de technologies. L’une d’elles consiste à s’investir sur l’origine du papier. D’où vient-il ? Comment est-il produit? Comment est-il acheminé? Ce qui suppose un engagement dans le processus de choix, en intégrant des critères écologiques. Mais aussi: revoir la chaîne logistique, en ce compris la gestion des stocks en interne.

Dans le même champ d’investigation, relevons le recyclage des batteries des laptops, domaine qui peut évidemment être étendu aux accumulateurs et aux piles. «Pour le fournisseur, recycler permet de produire moins cher; pour le client, cela devrait se traduire par une économie. A nous, par conséquent, de discuter avec les fournisseurs. Ils ont tout à y a gagner. Ce faisant, en effet, ils nous fidéliseraient!»


Pas d’idées, en revanche, pour les data centers. Pour Solvay, la question ne se pose pas partant que l’exploitation est externalisée. «On part du principe que nos fournisseurs sont des spécialistes; c’est leur job, nous n’avons pas à intervenir…»

Finalement, peu de propositions utopiques. Ainsi, l’idée -toute simple- de maintenir les équipements (hors data centers) après leur amortissement. Un ou deux ans de plus, c’est parfaitement envisageable. «Quand on parle de Green IT, trop souvent on se concentre sur les économies à court terme, négligeant le principal problème écologique: les pollutions engendrées par les déchets électroniques, regrette Michel Joannès. S’il est louable de vouloir optimiser son parc, les bienfaits d'une consommation moindre sont vite annulés par des changements d'équipements trop fréquents. Le bilan carbone d'une telle stratégie s'avère globalement négatif dès lors que l'on incorpore la totalité du cycle de vie des matériels, notamment le coût carbone de leur fabrication

On le voit, une bonne idée peut en entraîner une autre. Chez Solvay, on estime encore qu’une bonne idée c’est plus qu’une bonne intention. Il faut pouvoir la mettre en œuvre. Quitte à se faire aider. C’est là, estime encore Michel Joannès, que l’informatique peut jouer pleinement son rôle de support.


Par exemple, exploiter les subtilités des services d’annuaire de MS Active Directory dans le processus d’extinction des postes de travail. «Nous partons du principe qu’il est préférable d’éteindre les postes de travail tous les soirs, tout comme les autres sources d’énergie dans les bureaux. Bien sûr, il y a aura toujours des exceptions, des situations particulières. Avec Active Directory, nous disposons d’un formidable outil pour l’attribution et l’application de stratégies… Bref, réfléchissons ensemble à différents scénarios et, surtout, parvenons à rapidement les mettre en œuvre!»

Les bâtiments et les transports sont deux grands contributeurs d'émissions de gaz à effet de serre. L'optimisation des systèmes d’information peut contribuer à améliorer le bilan écologique de façon directe en permettant une meilleure efficacité énergétique, mais également de façon indirecte de par la réorganisation du travail. Solvay encourage notamment les réunions virtuelles pour d'évidentes raisons écologiques. De là, l’intérêt pour le télétravail. «Pour nous, le télétravail s'inscrit pleinement dans la réconciliation des responsabilités économiques et sociétales, premier axe de la politique Green IT, assure Michel Joannès. Mais cette piste dépasse le strict cadre de Solvay Information Services. Il faut tenir compte du processus collaboratif, de la répartition du temps de travail, sans compter les aspects juridiques et sociaux. De là, encore une fois, la nécessité de rassembler nos différentes compétences. Ensemble, nous sommes plus forts; nous avons plus de chances de relever nos 25 défis




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