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FEDICT va fédérer l’IAM

Lundi 21 Décembre 2009

Maintenant que l’eID est généralisée, il faut renforcer l’IAM en facilitant la coexistence des systèmes en place.



FEDICT va fédérer l’IAM
«Sans IAM, l’e-Gov ne pourra connaître son véritable essor, assure Walter Van Assche, Directeur général des Programmes et des Projets, FEDICT. Aussi est-il nécessaire de développer sans plus attendre une approche fédérée pour l’IAM.»

Pour le Service public fédéral Technologie de l’Information et de la Communication, qui vient de publier un nouveau marché d’adjudication, l’IAM est un élément crucial pour le développement futur de l’e-gouvernement, en particulier pour l’identification sécurisée des utilisateurs et la gestion de leurs droits d’accès. Grâce à l’eID, la Belgique dispose de l’outil parfait pour uniformiser l’authentification au sein de l’administration publique. Pour cette authentification, il existe déjà plusieurs services. Bien. Sauf que l’approche en la matière diffère encore trop souvent.

«Fédérer ne signifie pas harmoniser, mais faciliter la coexistence des systèmes en place, précise d’emblée Gérard Cito, Programme Manager. Concrètement, cela revient à cacher la complexité inhérente aux systèmes en place tout en préservant la liberté d’action des différents acteurs, qu’ils soient fédéraux, régionaux ou locaux.»


En collaboration avec les SPF Finances, Justice et Economie, le FEDICT a commencé par réaliser avec Steria une étude préalable afin de déterminer la vision relative au futur IAM fédéral. «Il en ressort que nous avons un rôle crucial à jouer en tant que coordinateur de projet, enchaîne Walter Van Assche. Non pas pour dicter, mais pour guider. Outre notre rôle de facilitateur, nous souhaitons renforcer et, plus encore, étendre le cercle de confiance. Ce qui signifie, pratiquement, plus de sécurité, mais aussi plus de conformité, ce qui passera par une meilleure gouvernance. Pour nous, cela ne fait aucun doute, l’essor de l’e-Gov tient à la confiance. Car plus on avance, plus on court de risques; il s’agit donc de les maîtriser.»

Un cahier spécial des charges a dès lors été publié afin de pouvoir développer avec des partenaires externes les différents fondements du projet. A court terme, trois volets seront traités dans le cadre du marché d’adjudication: un service IAM général pour les entreprises, l’authentification des personnes physiques et, enfin, la gestion des rôles pour les institutions publiques. Le FEDICT entend ainsi offrir à l’avenir plusieurs services IAM aux services publics qui le souhaitent.

Pour l’heure, on ne parle pas de technologies. Mais d’orientations. Il est donc question d’attributs, de mandats, de délégations et de rôles. «On est de plein pied dans le juridique, la gouvernance et la gestion du changement. Si ces trois aspects caractérisent aussi les projets en entreprise, ils sont particulièrement lourds dans une organisation au service d’autres entités publiques, ne cache pas Walter Van Assche. Encore une fois, nous ne sommes pas là pour imposer, mais pour orienter et coordonner dans un contexte de parfaite transparence. Ce faisant, nous accélérerons l’e-Gov.»

STORK, définition d’une e-identité commune pour tous les pays de l’Union européenne

Reconnaissance et enregistrement de l’identité électronique à l’échelle européenne. C’est STORK (Secure idenTity acrOss boRders linKed). Ce projet -en cours- permettra aux entreprises, aux citoyens et aux fonctionnaires d’utiliser leur carte d’identité électronique (eID) nationale dans n’importe quel Etat membre.

Chaque jour, davantage d’Etats membres de l’UE utilisent l’eID pour la simplification de leur administration. Des systèmes différents d’un pays à l’autre, il va sans dire. Il faut donc harmoniser les systèmes, permettre aux citoyens puissent qu’ils puissent utiliser leurs systèmes nationaux dans l’ensemble de l’Union européenne. Treize des 27 Etats membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande, participent au projet dans lequel FEDICT représente l’Administration belge.

Plusieurs projets-pilotes transfrontaliers, basés sur les systèmes nationaux existants, vont être lancés par le biais de la détermination d’une série de spécifications communautaires pour l’enregistrement et la reconnaissance mutuelle des différentes eID nationales. L’objectif est de développer des applications qui continueront en outre d’exister au terme du projet et qui représentent une simplification réelle de l’administration des Etats membres de l’Union européenne.

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