Econocom fait cohabiter les sourcingsLundi 21 Avril 2008
Single sourcing et multisourcing peuvent cohabiter. Par-delà l'appellation, c'est la qualité des prestations qui fait la différence, estime Patrick Vandewalle, Gênerai Manager, Econocom Belgique-Luxembourg
Patrick Vandewalle
Le terme sourcing est souvent perçu de différentes manières. Certains optent pour la voie facile du fournisseur unique, d'autres pour le multi-sourcing via différents fournisseurs -chacun spécialisé dans un domaine. Estimez-vous qu'une tendance se dessine, qu'un type de sourcing va finalement s'imposer? «La façon d'aborder le sourcing évolue. C'est vrai dans VIT. C'est vrai, aussi, dans notre vie de consommateur. Longtemps, pour préparer nos vacances, nous avons franchi la porte d'une agence de voyage. Mais depuis l'avènement de l'internet, nous sommes de plus en plus nombreux a 'monter' notre séjour en ligne: tel spécialiste pour le transport, tel autre pour l'hôtel, la voiture et ainsi de suite pour les activités culturelles et sportives. L'air de rien, on est passé du single-sourcing au multi-sourcing...
«Les deux approches ont leurs avantages et leurs inconvénients. Ainsi, en optant pour le multisourcing, on risque de buter face a l'étendue de l'offre. Etait-ce le meilleur choix? N'ai-je pas payé trop cher? Au contraire, ce prix on ne peut plus attractif ne cache-t-il pas des failles? Comme mon épouse, qui préfère éviter ces questions dès qu'on parle vacances, je constate que nombre d'entreprises se refusent, aujourd'hui, d'assumer ce rôle de gestionnaire pour leur informatique: trop d'énergie dépensée pour un gain qui, la plupart du temps, reste "a démontrer, sans compter le risque.»
Faut-il comprendre par là, si l'on s'en tient à l'analogie avec l'industrie touristique, que l'on reprendra le chemin de l'agence de voyage?
«Pas nécessairement. Vous pouvez fort bien vous documenter en ligne, acheter certains services de la même façon et, néanmoins, pousser "a nouveau la porte de votre agence de voyage pour demander conseil, vous assurer de la fiabilité des différents prestataires et réserver votre séjour par leur intermédiaire. Vous serez tout "a la fois mieux informés et rassurés.. .Il en va de même dans l'entreprise. Single sourcing et multisourcing peuvent fonctionner de concert. Par-delà l'appellation, c'est la qualité des prestations qui fait la différence, la qualité des composants de l'offre.»
Choisir le multi-sourcing c'est pourtant s'assurer, du fait de la compétition, de la possibilité d'acheter au meilleur prix...
«Oui, mais comme pour les soldes, vous êtes souvent tenté d'acheter davantage.. .et donc de dépasser le budget que vous étiez fixé sous prétexte défaire une bonne affaire! Cela dit, on ne reviendra pas au single sourcing des débuts. Un prestataire unique, c'est utopique. On peut être bon dans un certain nombre de domaines, voire excellent, mais on ne le sera jamais dans tous. Et quand bien même les 'majors' engagent leur responsabilité sur la globalité du projet, ils sont forcément amenés a sous-traiter.. »
Dans ce contexte, comment se positionne Econocom?
«Econocom est unfacilitateur, spécialisé dans un certain nombre de domaines, capable de répondre aux attentes des entreprises de taille moyenne. Notre force tient moins a l'étendue de notre offre qu'a notre capacité a optimiser tout en innovant. Les gains que nous garantissons sont d'ailleurs proportionnels au niveau de liberté d'action que le client nous laisse.»
Autrement dit, plus de gains si plus de liberté. In fine, n'est-ce pas s'en remettre principalement à un seul et unique fournisseur? Et donc à privilégier le single sourcing?
«Pas nécessairement. Par nature, chaque projet est différent, les prérogatives du client le sont aussi. Veut-il garder la main sur les achats, sur l'architecture? De toute évidence, nous générerons un meilleur retour si nous avons les coudées franches, mais, in, fine, c'est le client qui décide. L'important est de pouvoir confronter nos points de vue.
«Il est clair que les entreprises de plus petite taille sont plus promptes "a nous confier davantage de responsabilités. C'est très net dans les projets de télécom. On nous demande non seulement de sélectionner l'opérateur, mais également de définir une politique d'achats des équipements -jusqu'aux GSM. Ce faisant, le client paie simplement un prix par utilisateur. Vous l'avez compris, nous sommes en train de reproduire la démarche qui a fait notre succès en infrastructure IT: prendre en charge le choix des machines, le financement, l'installation, la maintenance, et même la revente ou le recyclage. Si, contractuellement, on est dans une relation client-fournisseur, dans les faits on établit une relation de confiance. Aussi, plus que la notion de contrat, nous mettons en avant l'engagement de résultat.»
Comment gérez-vous le volet social?
«Nous n'encourageons pas nos clients a externaliser des pans entiers de leur activité, et donc a reprendre leur personnel. Les solutions que nous proposons ne sont jamais intrusives. De même, nous ne proposons pas a nos clients de loger les prestations d'externalisation dans une structure propre dont on se partagerait le capital. Ce n'est pas notre ambition. En ce sens, nous restons fidèles a notre métier originel, qui continue a faire notre succès: prestataire de services. Cela ne nous empêche nullement d'en étendre le champ d'action. C'est ainsi que nous abordons la mobilité totale. Je suis convaincu qu'elle va révolutionner notre manière de travailler, comme ce fut le cas lors de l'apparition des PC, puis de la téléphonie mobile.» Dans la même rubrique :
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