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Solutions-magazine
 
 




Dépasser la technologie, créer un état d’esprit

Lundi 21 Avril 2008

Pour IBM, aucune opportunité ne peut être exclue. Il faut couvrir tout l’écosystème, du bâtiment à l’ampoule, sans oublier les systèmes.



«Les Pays-Bas ont une longueur d’avance, la Belgique suit et le Grand-Duché est en passe de combler son retard. Mais qu’importe le pays, la problématique rencontrée est exactement la même. Aujourd’hui, vingt-cinq clients ont déjà sélectionné nos solutions vertes. Et l’intérêt des entreprises ne cesse de croître. Ainsi, les compagnies d’électricité du Benelux souhaitent travailler avec nous sur ces projets.»

Le mouvement est lancé, estime Aernoud van de Graaff, Global Technology Services Benelux, IBM Nederlands. Il était temps! Entre 2000 et 2005, la demande en énergie des serveurs a doublé. D’autres études montrent qu’en 2005, l’énergie utilisée au refroidissement et travail des serveurs représentait 1,2% de la consommation électrique des Etats-Unis, soit l’équivalent de cinq centrales de 1.000 MW!

«Les centres de données ont atteint leurs limites. Les plus grands ont été construits il y a quelques décennies. Chaleur et consommation posent problème alors que les besoins liés au volume des affaires augmentent encore. Sans une rénovation ou un redéploiement, 70% de ceux-ci ne rencontreront plus leur niveau opérationnel en 2009. 77% des membres de l’AFCOM envisagent une relocation ou des aménagements conséquents.» Le problème est sérieux.

Selon IBM, l’énergie pour faire fonctionner et pour refroidir représente jusqu’à 44% du TCO d’un data center. Côté serveurs, les processeurs consomment 30% et l’AC/DC 25%. D’où l’importance du design. «Consommation, chaleur et protection de l’environnement nous préoccupent depuis des années déjà.. Actuellement, un millier de collaborateurs travaillent exclusivement sur ces problématiques et nous dépensons annuellement un milliard de USD pour développer des technologies vertes et devenir, nous aussi, toujours plus ‘green’…»

Fort de cette expérience, IBM offre différentes technologies de refroidissement, de mesures, de gestion de l’énergie, d’échangeurs de chaleur, etc. En clé de voûte, le Green Data Center dont le concept repose sur l’écosystème: du bâtiment à l’ampoule, en passant par les équipements. «Notre démarche s’appuie sur l’optimisation du site, de l’infrastructure et de l’IT. D’abord la feuille de route où nous pouvons déjà aider le client. Une vue holistique est ici essentielle. D’où: inventaires des systèmes en place, de leur puissance, des plans de croissance de l’entreprise, sans oublier les législations futures, etc.»

Vu sous cet angle, le «Green IT» est avant tout une question de réflexion, de bon sens. «S’intéresser à la nature des données peut aussi être source d’économie. Rationaliser les applications également. Ce qu’il faut, c’est une gestion verte, un point de vue vert pour tout, une réflexion verte lors de chaque investissement. Voir si l’achat envisagé est bien utile, connaître sa puissance, envisager sa consommation, etc. Lors de l’engagement de nouveaux collaborateurs, il ne faut plus se contenter de voir les salaires, mais envisager aussi l’énergie utile à ce nouveau staff»

Ne rien laisser au hasard, n’écarter aucune avancée technologique dans le développement des solutions et profiter des besoins internes pour peaufiner de nouvelles approches. Tel est le crédo d’IBM. «Devenir ‘green’ va au-delà de la simple protection de l’environnement ou de la réduction des émissions de C02. Pour être un succès, le ‘Green IT’doit devenir un état d’esprit, une préoccupation permanente», conclut Aernoud van de Graaff.


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