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Datacenter-in-a-Box

Par La rédaction, le Jeudi 27 Mai 2010
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Solutions de secours ou d’extension rapide, les containers se multiplient



Datacenter-in-a-Box
Une alimentation électrique, une arrivée d'eau et une place sur un parking suffisent! Sun a été le premier avec son Modular Datacenter. Ensuite sont arrivés IBM avec son PMDC, HP et ses POD, Bull et ses mobull. Plus récemment, APC en partenariat avec Datapod et Green Data Services ont présenté leurs solutions respectives. On attend encore Cisco au cours du second semestre…
Le principe est simple: un container rempli de serveurs avec une prise pour le courant, une autre pour le réseau et les entrées/sorties pour le système de refroidissement.

Qu'il s'agisse de déployer un nouveau centre informatique ou d'étendre la puissance de l'existant, les containers permettent de s'affranchir d'investissements lourds en bâtiments comme de nombreuses contraintes réglementaires liées à la construction des unités de refroidissement et d'alimentation. Leur flexibilité offre des facilités de transport et d'implémentation uniques, dans un bâtiment comme à l'extérieur. Le POD de HP, par exemple, nécessite moins de 15 mètres carrés, contre 185 pour un data center traditionnel de puissance équivalente. Qui plus est, il peut être opérationnel en quelques semaines, contre plusieurs mois pour un data center en dur.

Comme le note Bull, les containers sont une solution d'autant plus pertinente que les entreprises peuvent acquérir ou louer uniquement ce dont elles ont besoin, tout en valorisant leurs anciens équipements qui trouvent également leur place dans les racks de son mobull. Et d’y voir, prioritairement, un moyen de délivrer immédiatement les données et les applications à proximité des lieux d'opérations militaires, gouvernementales, humanitaires ou encore dans des lieux touchés par un sinistre naturel.

Le marché balbutie, les demandes sont ponctuelles. Mais, encouragés par certains analystes, leurs promoteurs présentent le container comme une option sérieuse pour remettre en route les services après un sinistre, en particulier pour les entreprises qui opèrent dans des zones à risques, exposées aux catastrophes naturelles. Microsoft a même émis l'idée d'installer un data center en container dans chaque ville pour pouvoir offrir ses services en ligne. L'éditeur trouve la solution très économique en terme d'énergie. Qui plus est, la localisation de centres mobiles à proximité des clients permettrait d'éliminer la latence du réseau. Rappelons au passage que Google dissémine déjà à travers le globe ses data centers «containeurisés» conçus en interne.


C’est dedans que ça se passe!

Chaque constructeur avance ses arguments. Plus de 160 Tflops sur à peine 30 mètres carrés, insiste Bull. Un seul container peut héberger jusqu'à 15 racks de 19'' répartis en 5 rangées de 3 racks. Dans cette configuration, chaque rack développe une puissance de 40 kW, soit l'équivalent en puissance de 20 cuisinières électriques sur la surface d'une seule, dissipée par une porte de refroidissement liquide!

Le container inclut tout ce qu’il faut pour faire tourner le centre de données, à savoir les blocs d’alimentation, un système de refroidissement et un service de gestion à distance. IBM a aussi prévu diverses protections en cas d’incendie, de fumée, d’humidité, de condensation ou de changements rapides et extrêmes de température.

«Big Blue» affirme que sa solution est unique, car il y a des entrées à l’avant et l’arrière du container, facilitant ainsi les travaux de maintenance. Il serait aussi plus résistant. L’architecture interne est ouverte, ce qui signifie qu’il est possible de brancher un système de refroidissement, un rack ou une alimentation sans interruption de marque tierce.

Après avoir lancé un data center dans un conteneur de 12 mètres de long en juillet 2008, HP propose aujourd’hui des alternatives à ceux dont les besoins en serveurs ne cessent d’augmenter. Dernier en date, un modèle de 6 mètres par 2 mètres. Le nouveau POD (Performance Optimized Datacenter) contient jusqu’à 10 racks 50U pouvant accueillir jusqu’à 1.600 nœuds de calcul ou une capacité de stockage de 6.000 disques durs ainsi qu’une zone d’accès pour la maintenance matérielle.
Dernier atout, le PUE (Power Usage Effectiveness). HP avance 1,25 en Tier-1, soit 40% de moins par rapport à un data center traditionnel.


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