Concrètement, qu’est-ce que ça me rapporte?Jeudi 16 Décembre 2010
Pas de discours grandiloquents, des faits concrets, vérifiables. CSC commente les «retours» de ses premiers Cloud Adoption Assessments.
«Globalement, on rencontre des organisations bien informées. Elles savent ce qu’est le Cloud Computing, mais nourrissent des doutes. Elles s’interrogent sur la solidité des solutions qui leur sont proposées. Et donc ne s’engagent pas. En fait, elles attendent qu’on les rassure, quitte à s’entendre dire que le ‘cloud’ ne leur apportera rien!»
Un rien provocateur, le propos d’Axel Schulte, Associate Director, CSC United Kingdom, a le mérite d’être clair. Qu’on se le dise, le Cloud Computing n’est pas un «passage obligé». A travers son Cloud Adoption Assessment, lancé commercialement en juin, CSC propose une analyse d’opportunité sans concession. Mais, surtout, sans négliger la moindre piste menant à un avantage business. «Que les choses soient bien claires: c’est le business qui doit être le premier bénéficiaire du ‘cloud’. Aussi, dans cet exercice d’évaluation, il convient d’associer étroitement IT et business», enchaîne Daniel Frauman, Principal Consultant, CSC Belgium. Or, aujourd’hui, tout devient «cloud». A tort, sans doute. Car, comme l’assure Alex Smink, Solution Architect, CSC Nederland, «le Cloud ne repose pas sur de nouvelles technologies, mais propose une nouvelle façon de délivrer les ressources informatiques. Si le phénomène du Cloud Computing semble inéluctable, encore faut-il savoir quand et comment évoluer vers ce nouveau paradigme. Certaines entreprises l’ont abordé sans réellement s’en rendre compte. Via un Salesforce.com par exemple. Le plus souvent, ce fut une décision du business, l’IT n’ayant fait que valider le choix. Pourquoi pas! Mais comment aller plus loin? Et, d’abord, est-il opportun de vouloir aller plus loin?
Par ailleurs, ont voit aussi des entreprises freiner des quatre fers. Première raison invoquée: le manque de sécurité, les risques de confidentialité. «Je constate surtout un mouvement de méfiance vis-à-vis des fournisseurs de technologies, renchérit Axel Schulte. C’est pourquoi nous les associons étroitement dans notre démarche. Client, fournisseur de technologie et consultants indépendants: asseyons-nous à la même table et discutons franchement. Il faut pouvoir dire ce qui est possible de faire, ce qu’il faut faire et ce qu’il faut éviter de faire, toujours dans une optique business!»
Et ça marche! Le succès des premiers Cloud Adoption Assessments a dépassé les estimations les plus optimistes. «Le succès de ce genre d’assessments dépend de l’engagement de chacun, de nous comme des fournisseurs de technologies, mais aussi du client, insiste Daniel Frauman. Il faut jouer carte sur table. S’il n’y a pas d’opportunités à la clé, il faut oser le dire!» L’évaluation du niveau d'adoption potentiel du Cloud Computing s’étire sur six semaines en collaboration avec les équipes internes de l'entreprise. Axel Schulte: «OK!, six semaines, c’est court. On ne peut aller au fond des choses, mais on aura déjà établi le diagnostic, fixé les attentes, centré les objectifs et défini la roadmap en ayant identifié des opportunités précises à mener et, surtout, on saura ce que ça rapportera au business!»
Des opportunités qui peuvent être financières (réduction des coûts, évolution d’un mode CAPEX vers un OPEX…), mais aussi métier (agilité plus grande, mise en oeuvre de nouveaux business models, stimulation de l'innovation...), et donc compétitives.
Si l’objectif prioritaire est d’évaluer le niveau de maturité de l’organisation à travers une série de scorecards, CSC parvient à traduire l’évaluation en projets tangibles qui s’inscrivent sur une échelle du temps, une forme de prioritisation en somme dans une feuille de route de un à trois ans. Il s’agit de décoder ce qu’est une infrastructure en service, une plate-forme en service, des applications en service. Et, par ailleurs, trouver sa voie entre Cloud privé, public, communautaire ou hybride. «Le Cloud est un dédale sans être un passage obligé!», résume Alex Smink. A l’issue de leurs premières évaluations, les trois spécialistes avancent quelques conseils. Le premier: ne pas rêver, garder les pieds sur terre. A les entendre, nombre de CIO attendent un peu trop du «cloud», alors même qu’ils disent s’en méfier. Deuxième conseil: ne penser qu’au business; c’est lui, et lui seul, qui justifiera ou non l’engagement. Troisième conseil: expérimenter. Le «cloud» permet de multiplier aisément les expériences, pourquoi dès lors s’en priver? Dans la même rubrique :
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