Sur-estimation ou sous-estimation des risques? Selon Malcom Harkins, CISO d’Intel, la mauvaise hiérarchisation des risques rendrait nos organisations particulièrement vulnérables. Soit on les exagère, soit on les minimise. Deux facteurs conduisent à cette mauvaise appréciation: les données économiques et les éléments psychologiques, a t-il déclaré lors du récent Forrester Security 2010.
«En tant que professionnel de la sécurité, je commence à croire que nous sommes des architectes du choix. Nous essayons d'amener les gens à penser d'une certaine manière et à prendre des décisions, a-t-il ajouté. Sur le plan psychologique, il semblerait aussi que plus le bénéfice attendu est important, plus la tolérance au risque augmente. Parmi les exemples, l'adoption de technologies comme le Cloud computing, la virtualisation et les médias sociaux. Toutes apportent de gros avantages aux entreprises... si bien que les risques qu'elles représentent pour la sécurité deviennent acceptables!»
La réflexion est intéressante. Par-delà les questions d’investissements, on a compris que l’approche périmétrique de la sécurité a vécu. Elle se trouve aujourd’hui confrontée à de nouveaux challenges: agir sur tous les plans de l’architecture de l’entreprise -métier, information, applications et technique; renforcer la gestion des risques; anticiper les évolutions technologiques et métiers. Que les leviers d’actions soient d’ordre organisationnel, technologique ou humain, ils gagneront en efficacité et en pérennité en s’appuyant sur un cadre d’architecture de sécurité d’entreprise.