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Par La rédaction, le Jeudi 27 Mai 2010
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Avec l’Unified Computing System, Cisco peaufine son concept de Data Center 3.0



Breaking point
Il faut changer de modèle, assure Cisco. Changer parce qu’on est arrivé aux limites du data center tel qu’on le connaît. L’augmentation du nombre de serveurs, leur virtualisation et la réduction de leur format ont engendré des problématiques de raccordement aux réseaux qui nécessitent d’associer serveurs et couches d’accès réseau lors de la conception d’architecture. Par ailleurs, le câblage et les coûts associés deviennent de vrais sujet de réflexion qui peuvent être structurants en terme d’évolution. Et puis il y a la virtualisation des serveurs, venue dans un premier temps ajouter à la complexité de l’ensemble par le nombre de machines virtuelles à administrer et sécuriser…

L’année dernière, Cisco lançait le concept d’Unified Computing System: une proposition technologique pour mettre fin aux «architectures accidentelles», ces architectures qui évoluent au gré des nouveautés technologiques, sans une réelle vision architecturale, qui intègrent de nouveaux processeurs en rajoutant de la connectique et des couches de logiciels de plus en plus nombreuses pour masquer la prolifération de composants à administrer. Depuis, UCS n’en finit pas de faire des émules. Dans un marché des serveurs qui se cherche une nouvelle vie, la concurrence n’est pas restée inactive: on parle de «converged infrastructure» et d’«infrastructure stacks»… HP, HDS, Fujitsu sont en première ligne, signe que le marché est à la recherche de solutions qui simplifient la vie, réduisent la complexité et se déploient rapidement.

N’ayant pas de base installée de serveurs, Cisco a pu partir d’une feuille blanche et concevoir un produit conçu pour les enjeux d’aujourd’hui dans le cadre de sa vision datacenter 3.0:
- réduire la complexité en limitant le nombre de composants et de câbles grâce à l’utilisation de l’Unified Fabric et du FCoE;
- simplifier l’administration avec un seul point de gestion ramené dans la couche d’accès réseau intégré;
- optimiser la virtualisation en amenant le réseau au niveau des machines virtuelles et de garantir le suivi de leur attributs lors de Vmotion;
- évoluer simplement sans engendrer de complexité supplémentaire en terme de connectique, de cablage et d’administration;
- optimiser les ressources de traitements et faciliter le déploiement d’application par l’utilisation de services profiles qui permettent de banaliser les serveurs.

Début avril 2010, Cisco lançait la deuxième mouture de ses composants UCS: plus de performances, moins d’énergie, moins de gestion encore… Le principe demeure, s’impose: une architecture unifiée basée sur les standards technologiques de l'industrie visant à réunir en un seul endroit, afin de la simplifier, la gestion des serveurs, du réseau, des solutions de stockage et des services de virtualisation. A la clé, une réduction des coûts d’infrastructure de 20 à 30%, voire plus.




Avec UCS, Cisco propose une rupture. C’est forcément perturbant!»

Daniel Charles, DCS Solutions Director, Europe


° A l’échelle du groupe, Dimension Data Luxembourg a été le premier partenaire certifié Advanced Technology Partner en Europe. Quel bilan tirez-vous? Comment le marché accueille-t-il cette incursion de Cisco dans le data center?

«Avec curiosité et, surtout, avec intérêt. D’ailleurs, nous avons lancé nos premiers PoC… Mais avant de parler d’adhésion, je pense qu’il faudra du temps. En particulier en zone BeLux, plus conservatrice. Nous avons une tâche immense d’évangélisation, non pour dire ‘arrêtez de faire comme vous faites’, mais en proposant d’envisager de procéder autrement. A nous de saisir les occasions. Ce peut-être lors du renouvellement des serveurs. Ou lors d’un ‘refresh’ programmé de l’infrastructure réseau. Entendons-nous bien: il ne s’agit pas de tout démanteler, mais de mettre en place les technologies appelées à supporter cette mutation. Ainsi, la nouvelle architecture FEXLink ouverte à tout type de connexion 100Mb, 1Gb et 10Gb Ethernet et Fibre Channel over Ethernet que vient d’officialiser Cisco


° UCS sera aussi une mutation organisationnelle. Jusqu’ici, le management est organisé par silos technologiques: serveurs, stockage, réseau, sécurité… Ce modèle ne risque-t-il pas de voler en éclats?

«Il est certain que cette approche en silos ne correspond pas au modèle UCS qui centralise la gestion des serveurs, du réseau, du stockage et de la virtualisation dans un souci de simplification… En un sens, c’est perturbant. Par-delà l’intérêt intellectuel pour ce modèle, nous rencontrerons sans doute quelques réticences de la part des équipes en place -c’est humain, nous sommes tous jaloux de nos prérogatives! Cela étant, rien n’impose de faire exploser l’organisation: le Role Based Access Control permet de calquer l’organisation, de la maintenir avant de la faire évoluer


° En termes d’intégration et de déploiement, qu’est-ce qui change?

«Un déploiement que l’on réalise actuellement en quatre ou cinq jours se fera en une demi-journée! Pour autant, la phase de préparation sera plus rigoureuse -je pense en particulier aux templates de configuration. En amont, on aura aussi à revoir avec le client certains processus… UCS marque une rupture, c’est clair. Mais moins par les technologies employées que par leur l'assemblage avec, en particulier, une administration et un provisionning très simplifiés dans les environnements virtualisés. Aussi, je pense qu’il faudra un peu de temps dans les data centers pour assimiler et intégrer ces changements. Je ne m’en inquiète pas outre mesure. A un autre niveau, nous avons connu ce phénomène avec la téléphonie IP



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