° Comment définissez-vous le Big Data?
«Un projet Big Data consiste à marier de gros volumes de données détaillées et différentes pour construire en 5 à 8 semaines des modèles d’analyse. L'objectif est de pouvoir étudier, par exemple, les comportements des consommateurs d’un site en fonction des pages consultées, des produits présélectionnés, du temps d’attente entre deux actions et de l’heure de connexion, voire relier ces comportements à des remarques postées sur des blogs. Nous allons ainsi construire des modèles pour cibler les meilleurs potentiels et agir rapidement -offres, relances, services complémentaires, appels… Les entreprises peuvent désormais comprendre des phénomènes complexes et, surtout, faire partager ces analyses pour accroître leur intelligence collective.»
° En somme, plus de granularité...
«Pas seulement. Le Big Data apporte une capacité d’analyse croisée et détaillée, permettant de découvrir des informations jusqu’alors inconnues. Un exemple immédiat est l’utilisation des données issues des compteurs intelligents dans le domaine de la distribution d’énergie.
«L’accès à une telle puissance d’analyse sur des ensembles variés de données offre une véritable valeur ajoutée: on comprend mieux les comportements, on détecte les tendances, les 'patterns', les regroupements... Si le Data Mining portait sur des échantillons, les technologies de Big Data nous offrent la capacité à découvrir des évolutions, des relations sur une population entière. Il devient possible de tester des hypothèses en temps réel et de 'factualiser' les décisions.»
° Faut-il voir la fin des systèmes analytiques traditionnels -symbolisés par les tableaux de bord- proposant avant tout des chiffres et des indicateurs sur des 'silos'?
«Plus de simplicité, en tout cas! Ces tableaux ne rendent pas compte d’univers complexes comme ceux des usines automobiles par exemple, où il faut accéder en temps quasi réel à des données relatives à la présence des équipes, mais aussi à des données logistiques, robotiques, utiliser des référentiels internes et ceux de fournisseurs, et marier des données de flux, par actif, par personne… Une image est beaucoup parlante que plusieurs tableaux; elle permet d'agir et de communiquer!
«De telles analyses nécessitent une collaboration étroite entre le marketing, les commerciaux, les centres d’appel, les logisticiens, les contrôleurs de gestion… Impossible d’agir seul, ni même de retenir une information qui pourrait profiter à d’autres directions. Avec l’informatique comme arbitre, d’autant plus que les ressources sont rares, la transversalité se renforce autour de données objectives, et le Big Data matérialise ainsi l’intelligence collective d’une organisation.»
«Un projet Big Data consiste à marier de gros volumes de données détaillées et différentes pour construire en 5 à 8 semaines des modèles d’analyse. L'objectif est de pouvoir étudier, par exemple, les comportements des consommateurs d’un site en fonction des pages consultées, des produits présélectionnés, du temps d’attente entre deux actions et de l’heure de connexion, voire relier ces comportements à des remarques postées sur des blogs. Nous allons ainsi construire des modèles pour cibler les meilleurs potentiels et agir rapidement -offres, relances, services complémentaires, appels… Les entreprises peuvent désormais comprendre des phénomènes complexes et, surtout, faire partager ces analyses pour accroître leur intelligence collective.»
° En somme, plus de granularité...
«Pas seulement. Le Big Data apporte une capacité d’analyse croisée et détaillée, permettant de découvrir des informations jusqu’alors inconnues. Un exemple immédiat est l’utilisation des données issues des compteurs intelligents dans le domaine de la distribution d’énergie.
«L’accès à une telle puissance d’analyse sur des ensembles variés de données offre une véritable valeur ajoutée: on comprend mieux les comportements, on détecte les tendances, les 'patterns', les regroupements... Si le Data Mining portait sur des échantillons, les technologies de Big Data nous offrent la capacité à découvrir des évolutions, des relations sur une population entière. Il devient possible de tester des hypothèses en temps réel et de 'factualiser' les décisions.»
° Faut-il voir la fin des systèmes analytiques traditionnels -symbolisés par les tableaux de bord- proposant avant tout des chiffres et des indicateurs sur des 'silos'?
«Plus de simplicité, en tout cas! Ces tableaux ne rendent pas compte d’univers complexes comme ceux des usines automobiles par exemple, où il faut accéder en temps quasi réel à des données relatives à la présence des équipes, mais aussi à des données logistiques, robotiques, utiliser des référentiels internes et ceux de fournisseurs, et marier des données de flux, par actif, par personne… Une image est beaucoup parlante que plusieurs tableaux; elle permet d'agir et de communiquer!
«De telles analyses nécessitent une collaboration étroite entre le marketing, les commerciaux, les centres d’appel, les logisticiens, les contrôleurs de gestion… Impossible d’agir seul, ni même de retenir une information qui pourrait profiter à d’autres directions. Avec l’informatique comme arbitre, d’autant plus que les ressources sont rares, la transversalité se renforce autour de données objectives, et le Big Data matérialise ainsi l’intelligence collective d’une organisation.»
° En somme, plus d'agilité? Voire une agilité retrouvée?
«Les perspectives de développement sont quasiment illimitées puisqu’elles dépendent désormais de la capacité de l’entreprise à imaginer de nouvelles combinaisons. Ces sources commencent à être utilisées dans les assurances et la sécurité où l'on voit que les réseaux sociaux servent à vérifier des déclarations. Certaines marques sont capables de comparer leurs ventes et l’apparition des noms de leurs produits sur Internet -dans des blogs, dans les sites de contenus ou dans les tweets. Avec les coordonnées de ces tweets, ils peuvent rapidement contacter les clients potentiels.
«Puisque les données sont plus manipulables, le Big Data devient aussi synonyme de proactivité: il devient plus facile d’établir des scénarios, des simulations. Par exemple, quel serait l’impact d’une promotion sur la ville lors d'un évènement culturel et en fonction de la météo?
«En outre, les tableaux de bord traditionnels vont peu à peu muter vers des outils offrant de réelles informations plutôt que de simples données agrégées -c’est le concept de Discovery Analytics pour piloter les opérations et non plus seulement la performance finale. Ici aussi le Big Data va contribuer à transformer radicalement l’entreprise!»
° La capacité à combiner plus de données ne va-t-elle pas renforcer la transversalité dans l’entreprise?
«Oui! Et l'on sait que plus de transversalité accroît la réactivité et accélère les cycles -réponses plus rapides aux demandes des clients, à l’évolution des besoins, aux questions des partenaires et des fournisseurs. Ceci transforme nos modes de collaboration et remet en cause la hiérarchie traditionnelle. Les fonctions transverses (achats, marketing, finance…) auront mis leurs données, intelligibles, au service des opérationnels; leurs interventions dans les processus de décisions quotidiens seront différentes.
«Cette transversalité renforce l’autonomie de décision et d’action des opérationnels. Par exemple, un commercial verra instantanément qu’un client n’est pas rentable et, surtout, pourquoi: un trop grand nombre de livraisons, un mix produit déséquilibré par rapport à d’autres clients comparables… Il sera plus autonome pour comprendre les enjeux et pourra donc agir rapidement en conséquence.»
«Les perspectives de développement sont quasiment illimitées puisqu’elles dépendent désormais de la capacité de l’entreprise à imaginer de nouvelles combinaisons. Ces sources commencent à être utilisées dans les assurances et la sécurité où l'on voit que les réseaux sociaux servent à vérifier des déclarations. Certaines marques sont capables de comparer leurs ventes et l’apparition des noms de leurs produits sur Internet -dans des blogs, dans les sites de contenus ou dans les tweets. Avec les coordonnées de ces tweets, ils peuvent rapidement contacter les clients potentiels.
«Puisque les données sont plus manipulables, le Big Data devient aussi synonyme de proactivité: il devient plus facile d’établir des scénarios, des simulations. Par exemple, quel serait l’impact d’une promotion sur la ville lors d'un évènement culturel et en fonction de la météo?
«En outre, les tableaux de bord traditionnels vont peu à peu muter vers des outils offrant de réelles informations plutôt que de simples données agrégées -c’est le concept de Discovery Analytics pour piloter les opérations et non plus seulement la performance finale. Ici aussi le Big Data va contribuer à transformer radicalement l’entreprise!»
° La capacité à combiner plus de données ne va-t-elle pas renforcer la transversalité dans l’entreprise?
«Oui! Et l'on sait que plus de transversalité accroît la réactivité et accélère les cycles -réponses plus rapides aux demandes des clients, à l’évolution des besoins, aux questions des partenaires et des fournisseurs. Ceci transforme nos modes de collaboration et remet en cause la hiérarchie traditionnelle. Les fonctions transverses (achats, marketing, finance…) auront mis leurs données, intelligibles, au service des opérationnels; leurs interventions dans les processus de décisions quotidiens seront différentes.
«Cette transversalité renforce l’autonomie de décision et d’action des opérationnels. Par exemple, un commercial verra instantanément qu’un client n’est pas rentable et, surtout, pourquoi: un trop grand nombre de livraisons, un mix produit déséquilibré par rapport à d’autres clients comparables… Il sera plus autonome pour comprendre les enjeux et pourra donc agir rapidement en conséquence.»






Gérard El Allaf, ProduWeb




